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Rase campagne II

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Publié le 24 janvier 2012
637 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
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Rubrique : Or et Argent

 

 

 

 

Dernière ligne droite avant l’élection présidentielle. Les candidats, déclarés ou non, rivalisent de propositions censées nous sortir de la crise. Mais aucun n’ose aller à l’encontre des idées étatistes. Petit décryptage hebdomadaire de la langue de bois et de la mauvaise foi habituelle de nos politiciens.


• Séquence nostalgie sur LCI, dimanche après-midi. La chaîne d'info continue transmettait le premier meeting de campagne de François Mitterrand... Pardon, de François Hollande. Le mimétisme était flagrant : même gestuelle, même intonation, même obstination à vouloir se faire passer pour un homme de gauche...


Que dire du programme de Hollande ? Pas grand-chose. Le PS réchauffe toujours le même plat de l'État indéfiniment généreux : emplois aidés, collectivités aidées, enseignement aidé et économie étouffée. A croire que la crise de la dette souveraine n'est liée qu'à la législature actuelle… Le candidat du PS aime les gens, personne ne sera oublié. Surtout par le fisc ! François Hollande n'a pas expliqué comment il pourrait financer ses propositions sans augmenter les prélèvements. Le socialiste veut être « le président de la fin des privilèges ». S'il est élu et applique son programme, il aura surtout le privilège d'être le président de la fin.


• Le socialiste n'était pas le seul à esquisser son grand dessein pour le pays. Nicolas Dupont-Aignan a promis, lui, une « France libre ». Libérée de quoi ? Certes, depuis quelques mois, l'Allemagne tend à imposer ses décisions au reste de l'Europe, mais de là à évoquer De Gaulle... Soyons honnêtes : si le vocabulaire du candidat souverainiste est emprunté au Général, ses intonations sont celles du Front National. Ses solutions pour la France ? Protectionnisme à tout va, référendum sur la sortie de l'euro, nationalisation à 100% d'EDF et GDF et, bien sûr, contrôle des banques par l'État.


Tous les candidats expriment cette même volonté d’encadrer la finance. François Hollande considère même cette dernière comme son adversaire. Pure démagogie ! Depuis la crise des subprimes, il est facile de pointer du doigt les dérives de ce secteur. Les banquiers sont devenus les grands méchants qui ont fait tant de mal à l'État, donc au bon peuple, bien loin de cet univers de  cupidité. Sauf que... la finance, c’est aussi nous tous. Du petit épargnant au grand banquier. Bref, s’opposer à la finance, c’est totalement absurde. A moins d’être un partisan du sous-développement.


De plus, dans une démocratie libérale, l'application rigoureuse du droit est suffisante pour punir les mauvais agissements. Si l'État avait laissé les financiers crapuleux faire faillite en 2008, au lieu de les renflouer avec l'argent du contribuable, le secteur aurait été naturellement purgé, les bons modèles récompensés, les Français moins endettés et la crise certainement moins longue. Alors, à qui incombe vraiment la responsabilité de la situation actuelle ?


• François Bayrou se démarque des autres candidats par son rapport au temps. C'est un terrien et il n'entend pas brusquer les rythmes naturels. L'urgence, chez lui, n'existe pas. Pas plus que la prise de position. Il l'a encore démontré dans la longue interview qu'il a donnée la semaine dernière à la Voix du Nord. Le candidat centriste aborde la TVA sociale. Il la trouve mal réfléchie et propose qu'on prenne trois ans pour étudier la question. Dans son Béarn natal, où l'on aime tant le rugby, on appelle cela « botter en touche ». C’est ça, le centre : « ni pour, ni contre, bien au contraire ».


Bayrou entend faire exploser le clivage gauche-droite par une posture qui ne fait que le confirmer. Il se veut au-dessus des systèmes, mais ne propose rien qui les dépasse. Issu de la droite sociale catholique, il vante finalement le même assistanat étatique de gauche. Et dire qu’il fut un temps où l'UDF était le seul parti où les rares libéraux du paysage politique français avaient leur place.

 

 

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Noël Labelle est journaliste professionnel depuis une dizaine d’années. Observateur attentif de la vie politique française, il a notamment couvert l’élection présidentielle de 2007 pour Le Quotidien Indépendant du Luxembourg. Il est aujourd’hui rédacteur en chef d’Agefi Magazine, en Suisse.
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Bonjour,

Vous ne parlez pas de François Asselineau et de l'UPR... Pourtant son discours change franchement de la langue de bois et de la mauvaise foi habituelle de nos politiciens. Avez-vous eu le temps de vous y interesser? Qu'en pensez-vous ?

Cordialement
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Vous auriez une seconde pour présenter ses idées ?
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malheureusement pas vraiment car pour présenter correctement il me faudrait plus d'une seconde. Si vous avez assez de temps pour une présentation sérieuse vous trouverez une section "conférences et passages média" sur le site de l'upr.

Rapidement l'UPR pose la question si oui ou non on a intérêt à rester encore dans l’Union européenne, pose la question fondamentale de l'article 104 du Traité de Maastricht (et loi de 1973) et fait le lien entre un euro trop cher et les 800 à 1000 emplois industriels que la France perd chaque jour, preuves à l'appui.

Autre point important, l'UPR est loin d'être un partie d'extrémistes comme on pourrait le croire de prime abord.

On peut ne pas être d'accord avec toutes leurs idées mais en tout cas elles font vraiment réfléchir. En tout cas c'est mon opinion.
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pourrait-on me préciser ce qui caractérise un parti politique "extrémiste" en France ? s'agit-il d' un parti qui déroge le peu que ce soit au "politiquement correct" ou qui importune la nomenklatura politique en place ? peut-on me citer un seul parti extrémiste en France et sur quels critères objectifs précis, patents et documentés cette appréciation repose ?
Quant à Asselineau, je ne vois strictement pas ce qu' il apporte d' innovant ou d' original ; ces quelques idées et "propositions-phares" étant déjà proposées de longue date par un autre parti politique.
merci.
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Un parti "extrèmiste" est un parti qui ne fait pas partie de la Nomenklarura, et dont les idées ne sont en conséquence politiquement innaceptables.

Le parti communiste, dont l'idéologie a couté 100 millions de morts, n'est pas un parti extrémiste, par exemple.
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Excusez Josey mais,

J'aurais compris : "...dont les idées ne sont, en conséquence, pas politiquement inacceptables."
J'aurais compris : "...dont les idées sont, en conséquense politiquement inacceptables."

Mais là, je patauge.

je ne vois pas de quel parti vous voulez parler.
Merci, j'irai voir.

UPR cela signifie quoi ?
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Union Populaire Républicaine
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Ne vous inquietez pas de savoir si la France à intéret de rester dans l'Europe.

Le décisionnaire c'est l'Allemagne, et c'est elle qui va selon toutes probabilités décider qu'elle n'a pas intéret à rester dans l'Europe.

La France prendra la tête des PIIGS, et le niveau de vie des français perdra 40% d'un coup lorsque la monnaie que nous devrons reconstruire sera dévaluée brutalement.
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Peut etre pas si vous irez les dépenser en Grèce ou en Italie, voire en Espagne...
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Ce que vous dites ne me semble pas logique car la majorité des Français n'ont pas de capital donc ne perdront pas d'argent dans l'affaire. De plus, si on perd 40% relativement au dollar ou à l'euro "du nord", nous n'en serions que plus compétitif et donc nous verrions nécessairement le chômage diminuer. Ce qui augmenterait le niveau de vie des Français et mettrait immédiatement un frein aux 800 à1000 emplois indus perdus par jour.

Tout ceci est expliqué bien mieux que je ne sais le faire dans certaines des conférences de François Asselineau. je crois que la conférence en question s'appelle "Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ?"

Quant à ce que vous dites sur l'Allemagne cela me semble juste mais à un détail près : l'Allemagne fera probablement en sorte que sa sortie de l'euro se fasse par un événement extérieur pour ne pas paraître responsable de sa sortie.
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Ce à quoi je faisais allusion est que leur pouvoir d'achat de produits étranger baissera de ce montant. Exit donc les voyages, les produits importés, les déplacements du fait du cout du pétrole, etc. Toutes choses auxquelles les francais sont habitués et qui font partie de leur confort moderne.

La baisse du taux de change est une illusion mercantiliste destinée à favoriser les industries exportatrices.

En quoi ces industries méritent t'elles un tel sacrifice ? Et l'histoire montre au contraire qu'un taux de change élevé les favorise plus encore, parce qu'il les force à devenir plus compétitives, voyez l'Allemagne depuis 50 ans.
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- l'histoire de l'Allemagne montre qu'une monnaie forte réussie aux allemands. Les français ne sont pas allemand, les grecs, les portugais, les italiens non plus... Ce qui convient à l'Allemagne ne convient pas nécessairement aux autres.


- Ces industries le méritent pour la simple raison qu'elles créent de la valeur et donc de l'emploi. tout bonnement.


- La baisse du taux de change telle que vous l'évoquez ne peut être qualifiée de "mercantiliste" que dans la mesure où le système monétaire serait basée sur l'or (ou un autre système monétaire à masse monétaire fixée). Or ce n'est plus le cas depuis des lustres donc je ne comprends pas votre remarque.
Dans le système de monnaies flottantes d'aujourd'hui, le taux de change est censé s'équilibrer "naturellement" autour d'un point d'équilibre, ce qui n'est plus possible du fait de l'euro. Du coup le nouvel équilibre se traduit par la suppression d'usines [notamment].


- Je suis d'accord avec vous sur votre premier point. En revanche ce que vous ne dites pas c'est que cette augmentation externe des prix pourra rendre de nouveau compétitif une production interne aujourd'hui trop chère.
Pour le coût du pétrole c'est à relativiser. Aujourd'hui on ne paie que 40 à 45 centimes de SP95, le reste c'est des taxes.
le "capital" d' une grande partie des français consiste et se limite le plus souvent, en des rentes ( = promesses sociales ) diverses et variées ( = pension de retraite, traitement des fonctionnaires, R.M.I., R.S.A., allocations en tous genres, etc... ) ; l' autre grande partie dispose de petits patrimoines et du revenu ( le plus souvent modeste ) de leur travail...
quand çà va arriver - car cela va arriver - vous comprendrez peut-être enfin ce que signifiera pour eux, la perte brutale de 40 % de leur niveau de vie...
par ailleurs et contrairement à ce que vous pensez - et bien que ce soit une autre ineptie économique largement véhiculée - la dévaluation d'une monnaie n' a jamais rendu plus compétitif ( si vous croyez cela, allez donc constater par vous-même le magnifique "boom économique" qui à suivi la faillite et l' effondrement de la monnaie du Zimbabwe, de l' Ukraine ou de l' Argentine... vous verrez aussi leur taux d' activité et vous m' en direz des nouvelles ! et tâchez aussi de m' expliquer pourquoi les pays à monnaie forte, Canada et Suisse par exemple, on le P.N.B. par habitant parmi les plus élevés au monde et des taux de chômage si peu élevés )
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Je suis bien d'accord avec vous qu'une dévaluation n'implique pas nécessairement un gain de compétitivité quelque soit le pays...
Il faut comparer ce qui est comparable. Tout dépend du pays dont la monnaie est concernée. Vous parlez du Zimbabwe, mais vous vous doutez bien que s'il n'y a rien ou peu à exporter, les personnes qui profiteront de la baisse seront peu nombreuses et d'autant plus avec la corruption. Idem pour l'Ukraine. Concernant l'Argentine je ne suis pas expert sur la question mais j'ai cru comprendre que là encore il s'agit d'un cas bien particulier où politique de convertibilité d'ancrer le peso argentin au dollar américain a créé un problème d'endettement en dollars...

Vous donnez comme exemple le Canada, la Suisse... vous avez raison. Ces pays ont une monnaie de valeur clairement adaptée à leur économies respectives. Leurs monnaies apparaissent fortes mais uniquement relativement aux autres plus faibles. Pourquoi ne pas discuter de pays tels que la Corée du sud, où le gouvernement subventionne autant que nécessaire ses grandes sociétés pour l'export ?

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D'ailleurs sur ce sujet j'ai une question pour vous: si on superpose le cours du dollar en euro aux courbes d'importations et exportations françaises, on constate clairement depuis maintenant plus de 10 ans qu'avec environ 9 mois de décalage la différence nette export-import est positive lorsque l'euro est sous 1 à 1.1$, et est négative au delà. N'est-ce pas là une preuve suffisante pour vous ?
Visionner toutes les passionnantes conférences de M. Asselineau réclame du temps. Pour ceux qui n'en ont pas ou peu, il existe une version écrite de son programme, que l'on peut trouver à l'adresse suivante :
http://www.scribd.com/Laurent_Wawa_3872/d/78973162-Programme-Presidentiel-2012-1-3
Contrairement à ce que pensent certains, il s'agit d'un programme et de propositions originales, que l'on ne peut trouver ailleurs.
Beaucoup de Français dégoûtés de la politique, et ne votant plus depuis longtemps, y sont revenus grâce à M. Asselineau.
Bonne lecture.
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@Axeee
L'UPR est un micro-parti de droite conservatrice, qui a présenté récemment un programme pour la présidentielle qui ressemble étrangement à celui de Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan.
Les propositions de ces partis, nostalgiques de la France des années 60/70, ne me semblent pas très pertinentes face aux enjeux actuels. Si les scientifiques ne sont pas capables d’inventer une machine à remonter dans le temps, je vois mal comment un politicien y arriverait !

Se demander si la France doit sortir de l'euro et de l'UE n'est plus d'actualité, à mes yeux. La vraie question est : si l'euro ne passe pas le mois de mars, comme le pensent de nombreux analystes, la France est-elle structurellement prête pour retrouver le plus rapidement possible sa compétitivité économique, étouffée par trente ans de politique étatiste ?
Pour l'instant, je n'ai pas entendu un seul candidat aborder le sujet...
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Merci d'avoir pris la peine de répondre à ma question.

Certes l'UPR est un micro parti (qui revendique toutefois plus de 1000 adhérents réels), mais avant d'être grand ne faut-il pas être petit ?

De droite conservatrice, peut-être est-il perçu comme tel, mais en tout cas l'UPR se revendique hors du clivage droite-gauche et réunis des sympathisants de droite comme de gauche, mais aussi beaucoup de déçus qui ne s'intéressaient plus à la politique jusqu'alors.

Son programme présidentiel ne s'inspire nullement de NDA, et ceci pour une raison très simple : il s'agit d'un simple copier-coller du programme du CNR (quelques mots par-ci par-là ayant été adaptés ou ajoutés).

Je ne crois pas que François Asselineau soit nostalgique de la France des années 60/70 car ses analyses se reposent régulièrement sur l'actualité et anticipent même parfois certaines implications pas forcément évidentes pour tout le monde. Après il est vrai qu'il a une bonne culture de l'histoire de France et que ça a tendance à se faire sentir. Mais est-ce là un mal? je pense que si vous parveniez à prendre le temps d’approfondir son argumentation & ses discours vous pourriez peut-être changer d'avis à son sujet --sans pour autant être nécessairement convaincu bien sûr--.


Quant aux mesures pour retrouver la compétitivité économique, je vais creuser le sujet pour voir...


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On dira ce qu'on veut de la démocratie mais elle permet au moins de voir clairement ce a quoi les gens aspirent.

Il y avait auparavant, c'était il y a si loin déjà, un parti libéral en France, qui n'a jamais dépassé les 2% (Alain Madelin). Ce parti à disparu du circuit.

Les français ne veulent pas de la liberté parce qu'elle implique la responsibilite.

Les dernières lueurs du siècle des lumieres se sont éteintes il y a bien longtemps chez nous.
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Ne soyez pas si pessimiste. On aperçoit une faible lueur, la, au bout du tunnel.

....

À la réflexion vous avez raison. Ce sont les phares du train qui nous fonce dessus
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Il existe toujours deux partis libéraux en France : Alternatives libérales (AL) et le Parti libéral démocratique (PLD). Ce dernier apporte - faute de mieux ? - son soutien à François Bayrou.
En France, prôner la diminution de l'Etat exclut de facto de l'échiquier politique. Le libéralisme est dénoncé comme une doctrine dangereuse par les médias parisiens, défendant une ligne gauchiste bien-pensante : Etat plutôt que privé, Keynes plutôt qu'Hayek, égalité sociale plutôt qu’égalité des chances, etc. (M'étonnerait que je trouve du travail à Paris après avoir écrit ces lignes...) Rappelez-vous qu'Alain Madelin était décrit comme un dangereux fasciste pour avoir fréquenté un groupuscule d'extrême-droite pendant ses études, sans qu’on lui laisse le droit à l'erreur de jeunesse. Droit pourtant accordé avec magnanimité aux anciens Maoïstes ou Trotskystes...
Autre problème pour AL et le PLD : la droite conservatrice prétend défendre l'économie de marché, alors que sa nature clanique la destine à l’interventionnisme, à l'opposé de toute idée libérale. C'est ainsi que des électeurs souhaitant une véritable réforme libérale de la société française finissent par voter, en toute sincérité, Sarkozy, alléchés par le slogan «travailler plus pour gagner plus» ou Marine Le Pen, dont le programme promet pourtant l’autoritarisme étatique.
Bref, je ne suis pas certain que les Français refusent la liberté et la responsabilité. Je crois plutôt qu’il y a un gros travail pédagogique à faire sur ces notions.
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"Les français sont des veaux", disait de Gaulle.

Quel type de président pensez vous qu'ils vont se donner ?
Evaluer :   5  1Note :   4
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Personne n'a dit : "Les Français sont des vaches. Ils aiment bien se faire traire ?"
Avec le programme de François "Mitterand" Hollande, nous serons veaux, vaches, moutons.
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Mais songez à tout ce qu'il promet et qui nous fait rêver... Veaux, vaches, cochons, couvée...



Perrette sur sa tête ayant un Pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Cotillon simple, et souliers plats.
Notre laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l'argent,
Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couvée ;
La chose allait à bien par son soin diligent.
Il m'est, disait-elle, facile,
D'élever des poulets autour de ma maison :
Le Renard sera bien habile,
S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ;
Il était quand je l'eus de grosseur raisonnable :
J'aurai le revendant de l'argent bel et bon.
Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
La dame de ces biens, quittant d'un oeil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s'excuser à son mari
En grand danger d'être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l'appela le Pot au lait.

Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n'est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m'écarte, je vais détrôner le Sophi ;
On m'élit roi, mon peuple m'aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Je suis gros Jean comme devant.




J'aime bien tout ce qui a été écrit ici mais à cette date et heure ! Et bravo pour ces longues citations de L.F.
@Philvar,
Merci.
Auriez-vous préféré que la chronique soit publiée plus tôt que ce matin ?
" Auriez-vous préféré que la chronique soit publiée plus tôt que ce matin ? "
Pas spécialement. Ce que j’apprécie ici ce sont les sensibilités diverses exposées. Il n'est pas très facile de discerner dans le fatras d'information pléthorique et journaleux le stade de l'évolution des français qui pensent ou du moins s'expriment.
J'y trouve aussi tous les travers de l'inculture financière des français et aussi, parfois, des informations réellement signifiantes.
Pour tout dire, après une carrière au sein de la finance qui dû basculer et cesser après 1981, je me suis plus tourné vers la philosophie que la politique : car, après y avoir mis un doigt, j'ai compris que la politique était une carrière pas différente des autres, avec beaucoup de crabes et très peu de philanthropes où on peut très facilement perdre son âme. J'y ai toutefois rencontré quelques hommes exceptionnels.
Le but essentiel des "petits partis" est de tenter de faire sortir de l'ombre, un unique personnage aux dents longues et bien affûtées. Sinon ils pourraient facilement se regrouper pour servir le pays !
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"Le but essentiel des "petits partis" est de tenter de faire sortir de l'ombre, un unique personnage aux dents longues et bien affûtées."

Possible, mais sans idées novatrices le petit parti n'existerait pas. Donc ce n'est pas que ça. Enfin j'ose le croire sinon à quoi bon...
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Il n'y a pas d'idée novatrice en politique depuis les grecs antiques. Il y a parfois des tribuns qui rassemblent les foules, mais surtout des émergents de groupes sociaux ou philosophiques riches et influents qui les mettent à la mode (révolution française => Napoléon - Hitler - et tous les dictateurs communistes et autres généraux du monde entier)
Les tout petits pays y échappent parfois : La Suisse, quelques pays du Nord et quelques Principautés) Le reste : des démocraties avec le pire système de sélection des responsables.
Ce n'est pas pessimisme mais seulement réalisme.
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RED PILL : "Quel type de président pensez vous qu'ils vont se donner ?"

Aucune importance : ce sera un bouc émissaire qui obéira à sa "fonction publique" sinon... voir Sarko, du moins à ses débuts qu'il traîne depuis comme un boulet à cause de ses essais de réforme des-dites administrations.
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D'ailleurs sur ce sujet j'ai une question pour vous: si on superpose le cours du dollar en euro aux courbes d'importations et exportations françaises, on constate clairement depuis maintenant plus de 10 ans qu'avec environ 9 mois de décalage la différenc  Lire la suite
axeee - 25/01/2012 à 09:33 GMT
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