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Rase campagne XIV

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Publié le 21 avril 2012
657 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 

Dans quelques jours, les Français choisiront leur président. Mais comment choisir entre les politiques étatistes de droite ou de gauche ? Petit décryptage hebdomadaire de la langue de bois et de la mauvaise foi habituelle de nos politiciens.




• A quelques jours du premier tour, les médias et les instituts de sondage semblent estimer que les jeux sont faits. Le nouveau président de la République française serait François Hollande. Je ne serai pas aussi affirmatif que certains de mes confrères. Mais puisque la victoire du candidat socialiste est probable, imaginons-le un instant à la tête du pays… Probable qu’il ne fera pas  grand-chose ! Sa marge de manœuvre est très limitée, tout simplement parce que la France n’est plus vraiment en mesure de dicter ses conditions. Le pays n’a plus connu de budget équilibré depuis 1974. Trente-huit ans ! Sa dette culmine à 1717,3 milliards d'euros, soit, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 85,8% de la richesse nationale. Or, si l’on en croit les études de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoth, quand la dette se rapproche de 100 % du PNB, la croissance économique ralentit sèchement. Si ce phénomène se confirme ces prochains mois et puisqu’il est presque impossible que les taux d’intérêt baissent, la France s’enfoncera encore une fois dans ce qu’on appelle une « trappe à dette ». Réjouissant !


Et pourtant, les candidats à l’élection présidentielle ne paraissent pas s’en soucier. Ils font au moins autant de promesses de dépenses supplémentaires que de réduction de dépenses. Mais ce ne sont que des promesses… Quelle que soit l’appartenance politique du futur chef de l’État, il sera obligé d’accepter les réalités des marchés et les attentes des partenaires européens.


La vérité est simple : la France est gravement endettée. Donc faible. Elle ne pourra pas jouer son rôle de moteur au sein de l’Union européenne tant qu’elle refusera les réformes lui permettant d’assainir sa situation et de retrouver la croissance. Empreinte d’un étrange mélange de colbertisme, de bonapartisme et de collectivisme, la classe politique française n’évolue pas. Comme si l’État était isolé du reste du monde. Sans même imaginer un instant qu’il puisse devenir un handicap pour ses voisins qui, eux, consentent à d’énormes sacrifices pour se redresser. La fameuse insolence française ne serait-elle finalement que de l’inconscience ?




• Les dernières heures avant le premier tour sont celles de toutes les tractations. Tous les candidats veulent faire le plein de voix. Les plus gros veulent que les petits les rejoignent. On a ainsi vu ou entendu l’entourage de Nicolas Sarkozy faire ouvertement la cour à François Bayrou alors que le candidat UMP flatte l’électorat de Marine Le Pen qui, elle-même, cherche à récupérer Nicolas Dupont-Aignan, toujours à la recherche de son deuxième électeur… Même histoire à gauche : les Socialistes cherchent à plaire tout autant aux centristes qu’aux mélanchonistes, qui aimeraient bien voir les camarades trotskystes se rallier à eux. Ces derniers ne cherchent aucun ralliement. Ils n’arrivent déjà pas à s’entendre entre eux…


Les ralliements se négocient contre des postes au gouvernement ou des circonscriptions aux législatives. Bref, c’est la grande braderie. Tout le monde le sait et personne ne s’en émeut. Pourtant, cette situation grotesque est révélatrice du manque de convictions et du cynisme des dirigeants politiques. Comment accorder, par exemple, sa voix à un Mélenchon, très critique envers les socialistes, alors qu’il appellera à voter pour le représentant de son ancien parti en échange d’un portefeuille de ministre?




• A propos de Jean-Luc Mélenchon : le candidat communiste du Front de gauche est attaqué pour  son amitié supposée avec le conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Et alors ? N’a-t-on pas le droit en France de fréquenter des gens dont on ne partage pas les engagements politiques ?




• Nicolas Dupont-Aignan s'est déclaré persuadé qu'il y « aura une surprise » le 22 avril. Viserait-il la performance d’être le premier candidat à obtenir un zéro absolu ?

 

 



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Noël Labelle est journaliste professionnel depuis une dizaine d’années. Observateur attentif de la vie politique française, il a notamment couvert l’élection présidentielle de 2007 pour Le Quotidien Indépendant du Luxembourg. Il est aujourd’hui rédacteur en chef d’Agefi Magazine, en Suisse.
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