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Cours Or & Argent en

Répression financière et Etat providence

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Extrait des Archives : publié le 22 juin 2012
949 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
( 16 votes, 4,7/5 ) , 17 commentaires
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Rubrique : Histoire de l'or

 

 ‘La politique financière d’un Etat-providence requiert que celui qui possède du capital n’ait aucun moyen de se protéger’ – Alan Greenspan, 1966


Une étude menée par Carmen Reinhart et Belen Sbancia, du Bureau National des Recherches Economiques américain, décrit la manière dont les gouvernements occidentaux d’après-guerre ont transféré leurs dettes à leurs citoyens grâce à une politique de répression financière, c’est-à-dire en forçant les investisseurs  et épargnants à rembourser les dettes colossales de leur gouvernement en les contraignant à investir dans leurs instruments dette, qu’ils le veuillent ou non.   Cette répression financière semblant politiquement acceptable, contrairement à la faillite, à l’hyperinflation ou à l’augmentation des impôts, certains analystes pensent que les gouvernements pourraient l’adopter massivement à nouveau aujourd’hui


Les caractéristiques particulières de la répression financière peuvent varier, son schéma général est toujours le même: utilisant son pouvoir pour violer les droits de propriété privée, le gouvernement fait de l’investisseur domestique une ‘audience captive’. Avec la coopération de sa banque centrale, il mandate des taux d’intérêts très faibles en parallèle à un taux d’inflation élevé, ce qui lui permet de créer des taux d’intérêts réels négatifs. Ces derniers permettent à des transferts de richesse, comme par exemple depuis les fonds de pension vers le gouvernement, lui permettant ainsi de liquider une partie de sa dette. Dans la mesure où cela fait des détenteurs d’obligations des ‘captifs’ du gouvernement, il n’existe plus aucune possibilité pour les investisseurs de protéger leur patrimoine. S’ils tentaient de se procurer des métaux précieux physiques, le gouvernement viendrait à réduire ce type d’activité, voire à l’abolir. D’une manière ou d’un autre, il s’assurerait que ce soient bien ses ‘captifs’ qui paient ses factures.


Quelques points dignes d’être mentionnés :


Il est important de noter qu’après la première guerre mondiale, l’étalon or était toujours en vigueur dans de nombreux pays, ce qui signifie que les politiques monétaires étaient d’une certaine manière limitées par l’or. L’inflation n’était donc pas disponible aux hommes politiques de cette époque de la même manière qu’elle ne l’a été depuis l’adoption du système fiduciaire.


L’étalon-or d’après-guerre n’était pas tout à fait identique à l’étalon or classique, qui lui-même était placé sous le contrôle du gouvernement. Il n’en demeure pas moins que les détenteurs de billets de banque imprimés par la Fed pouvaient, en théorie, les échanger contre des pièces d’or jusqu’en 1933. La ‘politique monétaire’ (l’inflation) était limitée par l’or, ce qui est la raison pour laquelle les gouvernements s’en sont débarrassés.


L’étalon or des années 1920 permettait d’utiliser l’or, intentionnellement ou non, en tant que protection financière si l’économie s’effondrait. Comme l’écrit l’économiste Joseph Salerno :


« La fin de l’ère libérale classique en 1914 poussa les gouvernements et leurs banques centrales à se retirer du système authentique de l’étalon or. Si leurs ‘menottes dorées’ ne leur avaient pas été retirées avant les années 1920, les banques centrales n’auraient jamais été capables d’augmenter la masse monétaire, et le cycle économique ayant mené à la grande dépression n’aurait jamais eu lieu ».


Le schéma de réserve fractionnaire commença ensuite à se former lorsque trop de personnes tentèrent de réclamer leur dû simultanément. Leur attitude exposa au grand jour la fraude représentée par le système bancaire, bien que seulement très peu d’économistes ne l’aperçoivent de cet œil. Ce n’est pas surprenant, n’oublions pas que la plupart des économistes sont aujourd’hui employés par les banques et les banques centrales.


Dans une autre section du rapport, Reinhart et Sbrancia écrivent :


La suspension de la convertibilité en or née par la première guerre mondiale et, plus généralement, les restrictions d’échanges commerciaux entre pays, furent les premiers coups portés à la globalisation du capital. Les marchés de capitaux s’en remirent partiellement au cours des années 1920, mais la grande dépression, suivie de la seconde guerre mondiale, finirent de sceller le cercueil de la politique bancaire du laisser faire.


Cela dit, le système bancaire n’a jamais été basé sur une politique de laisser faire. L’acte de la Réserve Fédérale de 1933, ayant établi un cartel bancaire soutenu par le gouvernement, mît fin à toute forme de liberté dans le domaine bancaire. Comme nous pouvons le lire dans Wikipédia, ‘Le laisser faire décrit un environnement dans lequel les transactions entre partis privés sont exemptes de l’intervention d’Etat, car  sa présence crée des distorsions sur le marché. (Voir The Ethics of Money Production, p 170). Remarquons que plus nous nous éloignons chaque jour un peu plus de cette politique de laisser faire, plus elle est blâmée pour les catastrophes résultant de l’interventionnisme.


Par ailleurs, les auteurs y décrivent de manière détaillée la manière dont les gouvernements ont, entre 1945 et 1980, utilisé des schémas de répression monétaire pour rembourser leurs dettes. Ces schémas sont opaques pour le public non averti, ce qui les rend irrésistibles aux yeux des gouvernements d’aujourd’hui.


Dans le cadre d’un régime de répression financière, les banques représentent les véhicules permettant au gouvernement d’obtenir davantage de revenus indirects de ses citoyens en monopolisant le système d’épargne et de paiement. Le gouvernement force les citoyens à épargner auprès des banques en ne leur délivrant que très peu d’options alternatives. Cela permet au gouvernement de financer une partie de sa dette à un taux très faible, la répression financière constitue ainsi une forme de taxation. Les citoyens placent leur argent auprès de banques, puisqu’ils n’ont aucune autre alternative. Le gouvernement force ensuite les banques à utiliser cette monnaie pour financer la dette publique.


C’est une forme efficace de racket, similaire aux schémas de monétisation de la dette employés par les banques centrales et nous ayant menés au désastre dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui.



This Time is Different : Eight Centuries of Financial Folly, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff

 


 

 

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«Expatriation fiscale pour les Français». Le titre du séminaire organisé cette semaine à Genève par Academy & Finance a le mérite de la clarté. Pendant deux jours, une pléiade d’avocats parisiens, luxembourgeois, belges et suisses a disserté sur les techniques les plus efficaces pour échapper aux crocs du fisc français. Quels pays est le plus favorable pour un exil, comment échapper aux pièges tendus par les contrôleurs, quelle stratégie patrimoniale mettre en œuvre, bref un vrai petit manuel pour l’exilé fiscal.

Le point essentiel pour un expatrié consiste à ne plus être considéré par Bercy comme un résident français. Cela semble évident et simple, mais les fonctionnaires des finances ne lâchent pas si facilement un contribuable. Ils tenteront par tous les moyens de démontrer qu’il séjourne encore (trop) régulièrement en France ou que ses centres d’intérêts se situent toujours dans l’Hexagone. «Il est primordial de quitter le pays avec armes et bagages et de ne surtout pas garder un foyer en France», met en garde Rémi Dhonneur.

La France s’est désormais doté d’une police fiscale qui bénéficie d’un large champ d’investigation, avec enquêtes de voisinage, perquisitions et garde à vue. Elle peut même demander la mise sous écoute téléphonique et la géo-localisation du téléphone mobile d’un exilé. Comme pour une personne soupçonnée de terrorisme ou un grand délinquant !

Rémi Dhonneur a évoqué un cas réel, symptomatique de l’acharnement du fisc. Un joueur de tennis allemand, réside en Autriche où il bénéficie d’une imposition avantageuse basée sur une sorte de forfait fiscal. Mais, comme la plupart de ses contrats publicitaires concernent des sociétés germaniques, le fisc allemand estime qu’il reste son contribuable et lui réclame son dû. En parallèle, comme ce sportif possède une villa sur la Côte d’Azur où il séjourne en famille deux mois par an pour des vacances, le fisc français veut aussi le taxer sur l’ensemble de ses gains mondiaux. Son avocat a du batailler devant les tribunaux pour lui éviter une triple imposition.
21 Juin 2013

LUIGINO
Gartman pense que l’or n’est pas proche de trouver le « fond de la tasse » et est short sur le métal .
Comme toujours, l'équilibre est de savoir ce que l'on accepte de se faire racketter par le système et les avantages que l'on peut en retirer. Par exemple avoir de l'épargne pour faire un apport et un emprunt pour être autonome avec une maison et un potager. A condition d'avoir une vision claire du système.
Sinon il y a le couvent...
avec de jolies soeurs , puorquoi pas ...
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Historiquement, les couvents n'ont pas été à l'abri des rackets, loin de là.
... Il existe tout de même des "points critiques" pour les gouvernements avant le "Grand Chaos" et on va les atteindre bientôt :

en France, c' est notamment le problème de financement du système des retraites dit "par répartition" ( système arithmétiquement stupide et dont la morale peut se résumer ainsi : "après moi le déluge" )

la grande majorité des français vouent une dévotion quasi-religieuse à ce système et s' attend, après tout une vie de "dure labeur" ( pour certains ! ) à bénéficier enfin du mythique Nirvana de la Retraite...

les pauvres !...

les pensions de retraites de tous ces "viaux" ( selon l' excellent mot-valise d' un précédent commentateur ) vont évidemment se réduire rapidement comme "peau de chagrin"...

c' est le genre de mythe dont la destruction signera la fin effective de cette désastreuse "partie"
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L'espérance d'une retraite fait consommer d'avantage dès aujourd'hui.
Au lieu de retirer des sommes du carrousel, ou encore de les investir sur le support de SON choix, pour anticiper sa propre prévoyance.
Elle fait aussi passer la pilule des cotisations d'aujourd'hui.

Mais sa déconnection de la natalité/fécondité est une escroquerie.
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Y compris l’espérance d'une retraite "en forme" dont profite le milieux médical qui sait redoutablement surfer sur la vague, en réseaux parfaitement organisés pour répondre ou créer la demande.
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bénéficier enfin du mythique ??? Nirvana de la Retraite...

Tout à fait d'accord : c'est le Paradis de chaque seconde .
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Ou le parc à ferrailles !
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Chez, il y a le tri sélectif .
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Serait ce une des raisons pour lequelles les transactions en cash sont de plus en plus limitées dans tous les pays occidentaux?

Je pensais jusqu'ici qu'il ne s'agissait que de manoeuvres destinées à tout fliquer, mais sous cet angle c'est aussi une manière d'obliger les gens à laisser leur argent dans le système
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Dans l'espace vide de la monnaie fiduciaire, personne n'entendra votre épargne crier.

Et mourir
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De même pour l'inflation.

Avec le monnaie électronique et la carte de crédit, on ne risque pas de laisser son caddie à la caisse pour l'avoir plus chargé que ce que le contenu de ses poches permettait.
C'est très précisément la politique menée par Hitler en Allemagne à partir du milieu des années 30, et qui lui a permis de se financer. Les épargnants, via les banques, ont été contraints d'investir 10, puis 20, puis 30% etc de leur épargne dans de la dette à long terme du gouvernement Allemand.

On sait ce qu'il est advenu de cette dette, et tous les projets que cette spoliation a permis de financer
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Pas toujours obligés mais fortement incités, comme les petits tickets d'épargne pour la VW à 1000 RMark.
Allez, pour la France, je commence la liste, et vous laisse la terminer.

1. Les livrets A sont massivement distribués et utilisés par les français, et sont des fonds utilisés et redistribués par l'Etat et la Caisse des Depots et Consignations,

2. La seconde épargne fétiche des français, l'assurance vie, bénéficie d'avantages fiscaux. Les compagnies d'assurance sont contraintes d'employer ces fonds pour partie dans des financements du gouvernement,

3. La Poste draine une partie très importante des dépots et de l'épargne

4. Les emprunts forcés auquel nous sommes conviés très régulièrement (il semblerait qu'il y ait un plan du nouveau gouvernement ce sujet)

Sans oublier bien entendu toutes les règlementations, nationales et internationales, Bale III et autres qui précisent toutes bien que les dettes des gouvernements sont sans risque et forcent les banques à investir... dans lesdits investissements sans risque.
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Chez, il y a le tri sélectif . Lire la suite
clair et net - 26/06/2013 à 04:31 GMT
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