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Retraite : A défaut d’avoir des principes, nous avons des tabous

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Chroniques en liberté
Publié le 17 juin 2017
611 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 3 votes, 5/5 ) , 3 commentaires
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Rubrique : Article du Jour
Au-delà du problème spécifique des régimes spéciaux de retraite, c’est la question de la réforme du régime général qu’il faudra bien poser un jour dans son ensemble. On ne pourra retarder indéfiniment l’inévitable car la France ne dispose pas d’une potion magique qui aurait échappée à l’ensemble des autres pays industrialisés, lui permettant de ne pas faire les efforts que les autres ont dû faire. Tous les pays développés ont affronté la question de la pérennité du système de retraite fondé sur le principe de la répartition, en réponse aux évolutions lourdes qui affectent les tendances démographiques, notamment l’allongement de la durée de la vie [1]. Ces évolutions sont de nature à déstabiliser l’équilibre du système de financement des retraites par répartition qui a été mis en place en 1945 à une époque où l’espérance de vie d’un français plafonnait à 65 ans (précisément l’âge officiel de départ en retraite). L’alignement des régimes spéciaux sur le régime général n’y changera rien, car les régimes spéciaux vont intégrer un régime potentiellement condamné. Il faut avoir le courage d’admettre - et de dire – que l’équilibre du système de répartition est fondé sur « l’espérance de notre mort » dans la mesure où il assure une retraite confortable aux « survivants » de toute une vie active. Pour diverses raisons, ces « survivants » étaient peu nombreux au lendemain de la seconde guerre mondiale. Heureusement, la croissance économique – tant décriée par ailleurs - nous a apporté une amélioration de la qualité de la vie qui s’est traduite notamment par un allongement de la durée de la vie : les « survivants » sont heureusement de plus en plus nombreux. En conséquence, si l’on ne change pas ses paramètres structurels, c’est la mort du système de répartition qui est programmée. Fuir cette réalité est proprement irresponsable. Dans le fond, il vaut mieux la mort d’un système que celle des individus qu’il est censé protéger. Un système est conçu pour être au service des individus, et quand il ne marche plus, ce n’est pas les individus qu’il faut - et que l’on peut - changer, mais seulement le système. Partout dans le monde, c’est le couplage d’un système autorisant la capitalisation avec un système de retraite de base fondé sur la répartition qui a permis de sauver l’ensemble des retraites. Or, la France s’est enfermée de nouveau dans une impasse en écartant par principe - et surtout par aveuglement idéologique - le système de capitalisation. Et il est manifeste que les acteurs de cette censure ne savent pas très bien de quoi ils parlent. En tout état de cause, on pourra difficilement renverser les tendances démographiques surtout si l’on continue d’adopter des lois et cautionner des comportements qui contribuent à réduire la base réellement active de la population totale. Par exemple, l’allongement des études dans des filières qui contribuent à désorienter une masse croissante de jeunes fuyant les filières à vocation professionnelle (sous le fallacieux prétexte de bannir la sélection), et l’abaissement de l’âge de la retraite se cumulent pour rendre plus problématique encore la survie du système de répartition. En effet, ces évolutions ont pour résultat commun d’augmenter la part des inactifs qui se trouve à la charge des actifs. On remarquera au passage que la réforme des universités et la réforme des retraites vont de pair, et qu’il est proprement suicidaire de s’opposer aux deux. Car nos orientations éducatives et sociales s’ajoutent aux tendances démographiques longues pour fragiliser encore plus le système de répartition auquel nous nous disons pourtant attachés, faisant des français les acteurs de leur propre faillite et nous interdisant de surcroit d’envisager les seules solutions de remplacement qui s’imposent.
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Jean-Louis Caccomo est Maître de Conférences en Sciences Économiques à l'Université de Perpignan. Chercheur, il est expert international spécialisé dans les questions de croissance, innovation et tourisme international. Responsable de l'atelier tourisme au GEREM (Université de Perpignan). Il est par ailleurs responsable des programmes de coopération avec Prince of Songkla University (Phuket - Thaïlande), avec l'université de Tabasco (Mexique) etavec l'université de Moroni (Comores).
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Voilà typiquement le genre d'analyse poubelle ...
Comment peut-on parler du déficit des retraites alors que l'évasion fiscale représente plus de 80 milliards d'Euros ?
Evaluer :   0  3Note :   -3
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Voila typiquement un commentaire de troll : comment peut on estimer l'évasion fiscale à 80 milliards alors qu'on ne peut précisément pas la mesurer, et quel rapport y at'il entre le déficit des retraites et l'évasion fiscale ?

L'age du capitaine peut etre ?
Evaluer :   2  0Note :   2
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les Français sont "attachés" au système de "retraite par répartition", à leur mirifique "Sécurité Sociale" et à l'ensemble des leurs "systèmes sociaux" ( payés à grands frais ) comme les pendus le sont à leur corde.
Evaluer :   1  0Note :   1
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Dernier commentaire publié pour cet article
Voila typiquement un commentaire de troll : comment peut on estimer l'évasion fiscale à 80 milliards alors qu'on ne peut précisément pas la mesurer, et quel rapport y at'il entre le déficit des retraites et l'évasion fiscale ? L'age du capitaine peut e  Lire la suite
Hercule - 18/06/2017 à 10:30 GMT
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19 aoûtDorothée1
effectivement, un tel degré de masochisme fiscal méritait sans nul doute, de récompenser ce brave impétrant con-tribuable !
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19 aoûtDorothée3
...voyons ! ne vous inquiétez surtout pas pour le financement de votre retraite... tout d'abord, n'oubliez pas qu'en son temps et dans un discours ...
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19 aoûtDorothée1
et oui, ici transparaît l' ahurissante doctrine fondamentale de la grande armée des petits hommes gris des Etats socialistes : "l'Etat est une fin ...
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