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Rien n’a
changé. Les grandes
banques continuent à spéculer, et ne prête guère
aux entreprises.
Les taux d’intérêt
à 0% ne sont qu’une maladie destructrive,
qui a entraîné une négligence certaine de la gestion
d'actifs, et poussé les conseillers financiers à
suggérer des portefeuilles financiers spéculatifs. Tout n'est
plus qu'un jeu d'opérations de portage. Les grosses banques
Américaines préfèrent miser sur l'opération de
portage auprès de la Fed plutôt que d'engager un prêt aux
entreprises. La bourse elle même a été exposée
à un jeu de fraudes privées.
Le krach
éclair de la bourse l’an dernier a mis en lumière le
rôle du flash trading. Les coupables ne
furent cependant pas poursuivis, que ce soit pour manipulation de cours ou
délit d'initié. Ils continuent leurs petites affaires. Les
mécanismes du flash trading contrôlent
la bourse de la même manière que les échanges de taux
d'intérêts contrôlent les obligations. Suite à
cette affaire, il fût révélé que dix actions
peuvent à elles seules dominer la moitié des volumes
commerciaux quotidiens. Il fût également révélé
que la durée moyenne de tenue d'une action s'exprime en minutes et non
en mois, les firmes de Wall Street achetant et revendant des actions en leur
propre sein afin d'en étayer le prix. Il fût révélé
que 80% du volume des opérations des actions vient de la chambre vide
qu'est celle du flash trading..
Jim Willie CB
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