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Solidaire ? Si je le veux !

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Publié le 16 décembre 2014
1052 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Rubrique : Article du Jour

 

 

 

 

Le philosophe Alain Laurent a publié Solidaire, si je le veux[1] en 1991. Il y dénonçait l’obligation de faire preuve de « solidarité », rabâchée à tout bout de champ par les hommes politiques de tous les partis, les médias, les associations (forcément) « citoyennes », les syndicats, les religions… Que sais-je encore ? L’ouvrage a presque 25 ans, mais les choses n’ont guère changé. Peut-être emploie-t-on aujourd’hui plus facilement encore l’épithète « républicain » qui signifie, dans beaucoup de bouches, à peu près la même chose après un étonnant détournement sémantique.

 

Alain Laurent annonçait le règne d’un « néo-solidarisme » et l’acmé de l’État-providence. Ce règne est-il arrivé ? À bien des égards, il semble que oui. Jamais les prélèvements obligatoires, fiscaux et sociaux, n’ont été aussi élevés. Jamais les transferts sociaux n’ont été aussi importants. Jamais la puissance publique ne s’est mêlée de tant de choses « pour notre bien », cela va sans dire mais précisons-le tout de même. Jamais la dette et le déficit publics n’ont été aussi considérables.

 

N’arrivons-nous pas, aujourd’hui, à l’épuisement du modèle ? Certes, les politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche, rappellent sans cesse la « force du modèle social français ». Mais ne sont-ils pas dépassés ?

 

Car, dans le même temps, les pauvres augmentent. Les Français sont chaque année moins heureux. La France connaît un taux de suicides de 14,7 pour 100 000 habitants, bien au dessus de la moyenne de l'Union européenne (10,2 pour 100 000).

 

Et les citoyens ? Ne sont-ils pas en train de changer d’opinion vis-à-vis de cette solidarité forcée ?

 

Un sondage d’Opinionway pour Finsquare, plateforme en ligne permettant aux particuliers de financer des prêts pour des entreprises, me laisse penser que nous nous approchons, sur ce point comme sur beaucoup d’autres, d’un tournant majeur.

 

Que nous apprend ce sondage, publié le 1er décembre 2014, portant sur les Français et la solidarité ?

 

La première question aborde les conceptions de la solidarité : pour 63 % des personnes interrogées, la solidarité c’est donner du temps pour s’occuper des autres, pour 47 % c’est faire des dons matériels (meubles, vêtements…) et pour 40 % c’est s’investir dans des associations. La solidarité, c’est payer l’impôt pour seulement 32 % des personnes interrogées.

 

Selon le sexe, l’âge, la catégorie professionnelle, le montant des revenus, etc., ce taux connaît des différences notables. Il monte à 40 % chez les personnes de 65 ans et plus, à 41 % chez les hommes (contre 24 % chez les femmes), à 50 % chez les sympathisants du MoDem (contre 26 % pour les proches du FN) et même à 51 % chez ceux dont les revenus mensuels sont supérieurs à 3 500 euros (contre seulement 16 % chez les personnes ayant des revenus inférieurs à 1 000 euros par mois).

 

La deuxième question du sondage porte sur la perception de l’impôt. En cohérence avec la question précédente, l’impôt est un geste de solidarité pour seulement 6% des personnes interrogées. Qu’est-ce donc alors ? Un devoir citoyen pour 56 % des Français, mais surtout, pour 37 % d’entre eux, une extorsion de fonds.

 

Les Français sont donc en train de découvrir par eux-mêmes la véritable nature de l’impôt. « Par eux-mêmes » pourrait sembler exagéré. Ne faudrait-il pas mieux dire grâce à l’action de François Hollande qui, en portant les prélèvements obligatoires à un niveau inégalé jusqu’alors, a permis aux Français de prendre conscience que l’impôt, comme le disait Benjamin Constant, est « infailliblement nuisible » ?

 

C’était là ma première opinion. Mais, quand on regarde le sondage Opinionway pour Finsquare dans le détail, on peut en douter.

 

Car les catégories de la population qui considèrent que l’impôt est une extorsion de fonds ne sont pas celles auxquelles je pensais de prime abord. Ce sont 48 % des personnes âgées de 18 à 24 ans, qui doivent pourtant être peu nombreuses à payer des impôts. Ce sont 46% des CSP moins (contre seulement 26 % des CSP plus). Ce sont 56 % des personnes gagnant moins de 1 000 euros mensuels (contre 24 % chez celles ayant des revenus supérieurs à 3 500 euros par mois). Ce sont 50 % de ceux qui ne payent pas l’impôt sur le revenu (contre seulement 30 % pour ceux qui y sont assujettis).

 

Bref, plus il gagne d’argent et plus il paie d’impôt, plus le Français considère que c’est un devoir citoyen. Moins il gagne et moins il paie d’impôt, plus il considère que c’est une extorsion de fonds. Avouez que c’est paradoxal.

 

Une partie de l’explication pourrait se trouver dans les autres questions du sondage. En effet, 84 % des personnes interrogées considèrent que les pouvoirs publics gaspillent l’argent des impôts. Un pourcentage relativement homogène quelle que soit la catégorie prise en compte.

 

Comment faire pour éviter ce gaspillage ? Pour 73% des Français, le mieux serait que ce soit eux qui choisissent l’affectation de l’argent des impôts, et non pas les pouvoirs publics. Ici, nous retrouvons le clivage entre catégories tel que nous l’avons mis en avant ci-dessus.

 

J’en conclus alors, en caricaturant quelque peu pour que ce soit plus clair, que nous avons vraiment une France coupée en deux. D’un côté, ceux qui gagnent bien leur vie, votent à gauche, n’ont pas à se soucier du lendemain, bref les bobos. De l’autre, ceux qui galèrent, pour qui les lendemains ne sont pas assurés et qui voient l’argent public gaspillé et profiter à certaines catégories de tire-au-flanc.

 

Car, quand vous habitez une petite bourgade de province, que vous travaillez dans une usine qui connaît des difficultés économiques, que vous gagnez à peine plus que le Smic, que votre épouse travaille à temps partiel dans une grande surface avec des horaires de travail différents chaque jour, que vous avez du mal à boucler les fins de mois… et que pendant ce temps-là votre voisin au chômage, bénéficiaire des toutes les aides possibles et imaginables (du RSA à la CMU, de l’exonération de la redevance télé à la prime de Noël, etc.) vient de s’acheter un téléviseur grand écran, forcément, vous vous posez des questions. Et vous en tirez certaines conclusions.

 

 

 



[1] Alain Laurent, Solidaire, si je le veux. Pour une éthique de la responsabilité individuelle, Les Belles Lettres,  collection « Laissez faire », 1991, 325 pages.

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Ok, je comprend mieux vos points de vue maintenant.
Mais ne trouvez-vous qu'il est paradoxale d'exiger d'un chômeur du travail gratuit "pour la collectivité", alors qu'il est censé en chercher qui lui sera rémunéré ? Exiger un travail gratuit est une forme de mise en esclavage, c'est du travail forcé. Mais proposer des formations, c'est très souvent difficile : il n'y a pas assez de crédits pour cela, c'est hélas un problème très ancien et très sérieux, qui oeuvre au maintient des chômeurs dans leur état.
Mais surtout une assurance chômage est un droit aux allocations chômage à partir du moment où le "sinistre" est réalisé : c'est le principe d'une assurance, non ? Sachant que la moitié à peine des chômeurs sont indemnisés, ou indemnisables...Quant aux profiteurs, si le système reste en l'état, c'est que cela arrange certainement pas mal de monde chez nos décideurs, non ? Allez donc changer une telle inertie à tous les niveaux : bon courage !!!
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@ ungars
L'assurance chômage est une assurance obligatoire et (comme toujours !) ce qui me dérange c'est qu'elle soit imposée et non choisie pour une indemnité et une période choisie par son souscripteur. Un fois de plus on vole la liberté de choix de l'individu et c'est l'état qui impose sa marque.
Quant aux stages de formation, globalement c'est une escroquerie. J'ai été prof pendant un an dans un centre technique privé qui ne fonctionnait qu'avec des stagiaires envoyés par l'ANPE de l'époque et j'ai fait des vacations dans ma spécialité comme intervenant dans des stages professionnels, pour des stagiaires dûment placés là aussi par l'ANPE. C'est de la FOUTAISE ! Les gens viennent se faire plaisir pendant 6 mois, ne trouvent pas de boulot derrière et pendant ce temps échappent surtout aux statistiques du chômdu ! Un métier ça s'apprend jeune. Plus tard on peut se perfectionner, il y a des stages pour ça OK. Dans les stages où j'ai oeuvré, on trouve en principe des gens qui sont sans qualification, qui ont bricolé pendant 15 ans ou des bacs + x qui ne valent rien ! Le fond du problème c'est aussi l'orientation des jeunes dès la troisième. Mais là aussi il y a une grosse part de responsabilité de l'éducation nationale qui fabrique des gens destinés dans le futur à rester sur le carreau.
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"L'assurance chômage est une assurance obligatoire et (comme toujours !) ce qui me dérange c'est qu'elle soit imposée et non choisie pour une indemnité et une période choisie par son souscripteur."

L'assurance tiers-collision automobile est une assurance obligatoire et (comme toujours !) ce qui me dérange c'est qu'elle soit imposée (comme tout ce qui est obligatoire...) etc etc

Le monopole de l'Assedic est choquant.

La cotisation salariale est discutable puisque par principe l'assuré ne doit pas être l'auteur du sinistre, l'assurance chômage ne couvre pas la démission. Le licenciement donnant lieu à indemnisation n'est donc pas une décision de l'employé mais du seul employeur. C'est lui devrait assurer le risque de ses décisions sur autrui.

Il faudrait alors un bonus-malus pour que l'entrepreneur travailleur et efficace qui fournit du travail à ses employés pérennes ne paye pas autant de prime que le clown qui perd les clients et jette des employés kleenex à chaque saison.
Une entreprise qui n'a jamais licencié personne depuis des années devrait ne presque plus rien payer. Normal, elle ne cause aucun sinistre (aucun chômage) !
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@ Pâris
Difficile et pas forcément un bon plan d'impliquer l'employeur qui ne sait jamais du jour au lendemain ce que peut devenir sa boîte.
Non, je vois plutôt ça de la part du salarié qui pourrait choisir une formule basique ou plus étoffée. Vous parliez de bonus-malus automobile, chacun en prend pour ce qu'il veut, tierce-collision, tous-risques, valeurs à l'intérieur du véhicule etc.... Ce devrait être pareil. Encore faudrait-il une libéralisation effective de notre monde du travail où la fluctuation de l'emploi ne serait pas un vain mot.
Dans un autre commentaire vous parliez de 4 mois de travail = tant de chômage et on recommence pour amorcer la pompe. J'ai hélas constaté cette situation avec mon dernier stagiaire (c'était en 2001, mais je vois que c'est toujours d'actualité ?) dont je tairais les origines, jeune homme qui avait parfaitement compris comment ça marche et qui retournait passer les mois d'hiver au bled. Authentique !
"l'employeur qui ne sait jamais du jour au lendemain ce que peut devenir sa boîte"

Evidemment.
Comme toujours, l'assurance sert à atténuer les conséquences de ce qui peut advenir et qu'on ne maîtrise pas.
Si l'on sait d'avance, ce n'est plus de l'assurance !
Personne n'oblige à la solidarité. Pour les impôts, sauf à frauder...
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La collectivité t'entretient ? Tu dois compenser en rendant des heures à la collectivité. Normal.
Wauquiez en son temps avait émis cette idée qui avait soulevé un tolé...
Le discours que l'on entend le plus de la part des sans dents, c'est qu'ils en ont marre de se faire ponctionner "pour les autres". Ce qui est un peu normal aussi....
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Ben justement, ça se discute. A partir du moment où vous avez cotisé à l'assurance chômage, vous avez le droit d'avoir le statut de chômeur, pas de sous-homme de qui ont peut tout exiger comme d'un esclave. Non ? Quant aux vrais "sans dents", ils bénéficient des bienfaits de l'impôt, et de diverses mesures sociales. Comme le sondage le montre, les pires râleurs sont les jeunes ETUDIANTS, qui ne paient rien, mais coûtent très chers à leurs familles, occupent des logements et des emplois - au point de bouleverser complètement ces deux marchés dans nombre de régions et de villes - dont les "sans dents" seraient bien contents de pouvoir en bénéficier.

Citation : "les pouvoirs publics gaspillent l’argent des impôts" : non, les pouvoirs publics se sont engagés dans un gigantesque mécanisme d'endettement moins d'un an avant le 1er choc pétrolier : mauvaise pioche...

Comme vous l'écrivez, vous caricaturez...La France est bien plus nuancée que vous. Heureusement...

Citation : "et que pendant ce temps-là votre voisin au chômage, bénéficiaire des toutes les aides possibles et imaginables (du RSA à la CMU, de l’exonération de la redevance télé à la prime de Noël, etc.) vient de s’acheter un téléviseur grand écran, forcément, vous vous posez des questions. Et vous en tirez certaines conclusions." Si tout cela est légal et vous dérange, vous avez un grain. Quant aux TV grand écran, on en trouve d'occasion. Vos conclusions puent la haine. Vous changerez d'avis quand rejoindrez les "sans dents", vous comprendrez, mais les gens de votre caste ne risquent pas grand chose : http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/auteurs/index.php?id=50211#
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@ ungars
J'ai beaucoup raqué pour les autres, on ne m'a pas demandé mon avis et maintenant je fais partie des sans dents, au propre comme au figuré d'ailleurs. A mon âge et avec le recul qui va avec, je ne fais effectivement plus dans la nuance, je laisse ça aux gens qui se prennent pour des intellos au dessus du panier et qui foutent ce pays dans la merde au quotidien. Nous en sommes au satde où il faudra remettre à plat. Sans fioritures. Nos politiques ont tellement attendu, par lâcheté, que de toutes façons on va au carton.
Cela dit, chômeur n'est pas un statut et il ne s'agit pas non plus de traiter les gens sans emploi comme des esclaves. Dans la caricature, vous êtes pas mal non plus.
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@UNGARS

D'un côté il y a la stigmatisation de l'auteur de ce billet, et d'autre part l'impression que vous vivez dans le monde des bisounours.

Fort heureusement, il n'y a pas que des gens au chômage qui profitent du système, et qui ayant cotisé, je le rappelle, à l'ASSURANCE chômage (qui n'est pas un DROIT au chômage) ont la possibilité de se retourner un temps en espérant pouvoir retrouver un emploi!

Mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu'il existe aussi des personnes qui ne travaillent que le minimum nécessaire à l'ouverture des droits et qui en profitent jusqu'au bout. J'en côtoie tous les jours. Ces personnes en profitent pour travailler au noir, et finissent pas avoir un revenu mensuel tout à fait honorable, surtout cumulé avec la CMU, les transports gratuits ou à tarifs très très bas, les logements à loyers modérés, la CAF et j'en passe, et qui encore viennent râler parce que leur loyer vient d'augmenter de 2 euros alors qu'avec les aides il n'en paient que 20 par mois.

Alors oui, heureusement qu'il y a l'ASSURANCE chômage pour des personnes qui se retrouvent sans boulot du jour au lendemain, je serais le premier à être content de pouvoir me retourner tout en cherchant un job si jamais je venais à être licencié, mais il existe aussi des gens qui profitent amplement du système et qui ne se bousculent pas au portillon pour chercher un job!

Après je ne suis pas d'accord avec vous sur le fait qu'un chômeur qui serait redevable de quelques heures par semaine serait considéré comme un sous homme ou un esclave, bien au contraire.
Déjà, cela lui permettrait de garder un lien avec le monde du travail (même si c'est dans le milieu associatif par exemple), ça pourrait lui permettre également de se former à autre chose et à moindre frais. Et surtout il garderait une vie sociale, et éviterait d'être stigmatisé.
Le statut de chômeur a un coup bien plus élevé que la simple "solde" versée tous les mois car il déclenche de nombreuses ouvertures de droits en parallèle. Alors dire qu'ils devraient participer un peu en "donnant" quelques heures par semaines à la collectivité n'est pas choquant. Cela se fait d'ailleurs aux pays-bas par exemple.

Pour parler des étudiants, sachez qu'il a 46% des étudiants qui ont recours à des jobs - pendant leurs vacances ou toute l’année pour payer leurs études, et qui donc sont susceptibles de payer l'impôt.

Cordialement.

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"qu'il existe aussi des personnes qui ne travaillent que le minimum nécessaire à l'ouverture des droits "

Et il y a aussi des assurés (auto, maison...) qui font le tour du marché et des devis pour choisir la compagnie d'assurance qui offre les mêmes couvertures pour une moindre cotisation. C'est quoi le problème ?

Idem pour la maladie: celui qui gagne 1000 couvre toute sa famille avec 150 de cotisation. Celui qui gagne 5000 doit donc s'efforcer par tous moyens d'avoir la même couverture pour pas plus cher.
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Rien à voir, ce que vous évoquez à propos de l'assurance habitation s'appelle la concurrence.
Et je vous rappelle que votre assurance qui est une compagnie privée a le droit de vous virer si vous lui coutez trop cher.
Faites la même chose avec l'assurance chômage, et je ne donnerai pas cher de votre tête!

Concernant l'assurance maladie, ce que vous dites est faut, puisque vous cotisez à l'assurance maladie en fonction de vos revenus. Cela s'appelle la solidarité. Après, on peut être en désaccord avec ça, mais ce n'est pas ici le propos.
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La concurrence c'est simplement le contraire du monopole, le fait que l'offre soit plurielle.

"Faire jouer la concurrence" n'est pas la concurrence. C'est la démarche active et volontaire de celui qui veut payer le moins possible pour un service identique.
Celui qui essaye de minimiser sa cotisation sociale est dans la même démarche.

"Cela s'appelle la solidarité"
Vous vous êtes bien laissé formater ou quoi ???
La solidarité existe sans cotisations croissantes !
Une assurance (classique) à cotisation constante et prestations différenciées est bel et bien un instrument de solidarité !! Qui fait porter sur tout le monde les malchance de certains.
"Le statut de chômeur a un coup bien plus élevé que la simple "solde" versée tous les mois car il déclenche de nombreuses ouvertures de droits en parallèle."

Je ne peux rien pour le con-con qui ne saurait pas se renseigner. Ni qui ne saurait voir et calculer son intérêt et celui des siens.
Comme celui qui a la flemme de chercher les déductions d'IRPP. Tant pis pour lui !
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c'est avec cette manière de penser et ce genre de comportement que le système social est mis mal et détourné de son objectif. L'objectif de l'assurance chômage est à mon sens d'amortir le choc de la perte d'emploi, et pas d'entretenir un gars qui ne travail juste ce qu'il faut que dans le but d’être au chômage.
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"qu'il a 46% des étudiants qui ont recours à des jobs "

Alors c'est qu'ils en trouvent.
Une fois diplômés par contre ... plus rien que du chômage ???
Même pas un p'tit job à se mettre sous la dent ?
"La collectivité t'entretient ? Tu dois compenser en rendant des heures à la collectivité. Normal."

Quand je touche de mon assurance-maison une indemnité pour dégâts dûs à la grêle, ca ne crée chez moi aucun devoir de travailler gratuitement pour la compagnie d'assurance !!

L'assurance-chômage a ses règles d'indemnisation, celui qui subit un sinistre et entre dans les bonnes cases, touche suivant les règles préétablies. Point.

Il n'y a pas à "rendre les heures" quand celles-ci ont déjà été payées à l'avance.
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encore une fois, cotisez à votre assurance habitation pendant 4 mois, puis faites lui payer un sinistre, puis 4 mois de cotisation et encore un sinistre, puis 4 mois .... vous allez voir, vous n'allez pas rester assuré longtemps.
Et bien avec le chômage vous pouvez le faire, 4 mois de travail puis 4 mois de chômage, encore 4 mois de travail puis 4 mois de chômage et comme ça toute la vie. Ce système vous va ? et bien à moi il ne me convient pas. Car un jour plus personne ne pourra prétendre à l'assurance chômage.
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Mais bien évidemment que le système est vérolé dès la naissance et qu'il n'est pas pérenne !
Vous croyez (encore) les politiciens ???
Vous voulez faire durer les douleurs?

Ca ne veut pas dire que ceux qui vivent dedans bien malgré eux, mais qui savent lire les alinéas et les pieds-de-pages en italique sont des malhonnêtes !
Les seuls malhonnêtes sont ceux qui ont conçu et institué un monopole coercitif plein de défauts, qui ne ponctionne que les honnêtes gens pour rendre (après pertes internes) indifféramment aux nécessiteux comme aux filous.
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"Les seuls malhonnêtes sont ceux qui ont conçu et institué un monopole coercitif plein de défauts, qui ne ponctionne que les honnêtes gens pour rendre (après pertes internes) indifféramment aux nécessiteux comme aux filous."

Je vous rejoins entièrement sur ce constat.
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"Les seuls malhonnêtes sont ceux qui ont conçu et institué un monopole coercitif plein de défauts, qui ne ponctionne que les honnêtes gens pour rendre (après pertes internes) indifféramment aux nécessiteux comme aux filous." Je vous rejoins entièrement  Lire la suite
phypsi - 18/12/2014 à 12:21 GMT
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