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Sortie de la Grèce de l’euro : quels gains, quels risques ?

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Publié le 30 juin 2015
973 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
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Rubrique : Editoriaux
24hGold - Sortie de la Grèce d...

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

L’euro est-il responsable de tous nos malheurs ? Non. Est-il l’un des responsables de nos difficultés économiques ? Sans conteste oui. Pourquoi ? Parce que plaquer une monnaie homogène sur des économies hétérogènes était une absurdité dès le départ, une absurdité économique parfaitement connue et dénoncée avec constance par des observateurs remplis de simple bon sens dont je fais partie.

Faire l’euro, et donc la monnaie unique, n’est possible, lorsqu’il y a hétérogénéité économique, que si et seulement si cela s’accompagne d’une union de transfert. Il faut, pour faire simple, que les riches payent pour les pauvres. C’est ce qui se passe en France entre les régions, c’est ce qu’il se passe en Allemagne entre l’Est et l’Ouest ou en Italie entre le Nord et le Sud. Il fallait donc une union de transfert. Pour qu’il y ait une union de transfert, il fallait une Europe fédérale, avec un trésor européen, un fisc européen, des impôts européens.

On peut évidemment être opposé à ce projet de grand « saut fédéral », et à titre personnel j’y suis profondément opposé car pour le moment, l’Europe montre des signes inquiétants d’autoritarisme et un non-respect systématique des démocraties nationales. Enfin, je pense qu’il ne peut pas y avoir de représentation et de démocratie européenne, l’Europe, entité désincarnée et ne correspondant à aucune réalité historique ou territoriale autre que fantasmée, ne peut que devenir un pouvoir oppressant.

Mais revenons à nos moutons. L’euro donc n’est pas viable en l’état : que l’on soit pour ou contre la monnaie unique, pour ou contre l’Europe fédérale, pour ou contre l’Europe tout court, n’est pas le problème, techniquement l’euro n’est pas viable. Cela fait 7 ans que l’on cache la misère sous le tapis et la poussière aussi. Le temps des comptes est désormais venu.

Alors quel serait le coût d’une sortie de l’euro par la Grèce ?

C’est une question à laquelle il est globalement impossible de répondre tant les variables économiques et politiques sont nombreuses.

L’avantage de l’euro c’est qu’il a permis à la Grèce de s’endetter… mais maintenant que la Grèce est en défaut, la question du recours aux marchés ne se pose même plus….

L’inconvénient de l’euro c’est qu’il a étouffé la compétitivité grecque… mais il a baissé le coût des importations et notamment de l’énergie.

L’avantage d’une sortie de l’euro c’est que la Grèce pourrait retrouver très rapidement, grâce à une dévaluation compétitive, de la croissance comme ce fut le cas après la crise de 2007 de l’Islande, un exemple assez remarquable et très peu cité.

L’inconvénient d’une telle dévaluation liée à l’introduction d’une nouvelle monnaie grecque dont personne ne voudrait serait évidemment une forte inflation importée. Tout ce qui serait importé coûterait très cher, qu’il s’agisse du pétrole, ou encore des médicaments par exemple.

Côté financier, les banques grecques pourraient ne pas supporter le choc d’une sortie de l’euro et d’un défaut de paiement grec, dans ce cas les CDS (crédit défaut swap) pourraient être activés. Il s’agit de paris sur le défaut éventuel de la Grèce… Ce serait la boîte de Pandore et personne ne sait ce qu’il y a dedans.

Côté politique, quelle politique mènerait Tsipras, une austérité plus douce mais une grande rigueur budgétaire ou un immense laisser-aller ?

Quelle serait l’attitude de l’Europe ? Nous serions « coopératifs » avec la Grèce, ou lui mettrions-nous des bâtons dans les roues ?

Juridiquement, rien n’oblige la Grèce à sortir de l’euro, ni de l’Europe, mais l’Europe et ses partenaires ne mettraient-ils pas la Grèce dehors ? La Grèce aurait-elle des droits de douanes à payer ? Remettrions-nous des frontières ? L’Europe peut pourrir la vie de la Grèce à des fins de vengeance (ce qu’elle a démontré qu’elle était largement capable de faire vue les souffrances inutiles imposées au peuple grec). Si l’Europe entrave la croissance grecque, alors la reprise grecque sera entravée.

La reprise économique ne peut pas seulement se fonder sur le retour à une monnaie nationale, et cela est valable pour tous les pays qui seraient éventuellement concernés par une sortie de la monnaie unique. Comme je l’écrivais au début de cet article, tous nos maux ne sont pas liés à l’euro mais à un ensemble de facteurs économiques dont l’euro fait partie. Délocalisation, informatisation, robotisation, concurrence faussée entre les pays à bas coût et l’Occident de façon générale, globalisation, mondialisation, raréfaction des ressources, augmentation des prix de l’énergie qui n’est plus abondante et peu coûteuse, ou encore crise écologique et environnementale, déflation démographique ou vieillissement de la population, les causes de la crise sont multiples et n’agir que sur le facteur monétaire nous donnera certes un répit, mais un répit de bien courte durée comme le montrent les exemples britannique, suisse ou encore japonais et américain. Tous ces pays disposent de leur propre monnaie nationale. Tous ces pays souffrent économiquement et la reprise ou la croissance économique y sont loin d’être époustouflantes.

Alors combien va coûter à la Grèce la sortie de l’euro ?

Personne ne le sait, personne ne peut sérieusement affirmer quoi que ce soit.

La seule conviction que je souhaite partager avec vous c’est que notre situation économique est complexe et que quel que soit le chemin choisi, il sera difficile et douloureux. Il n’y a plus aucune solution facile pour changer notre modèle économique.

En revanche, avec un projet et une vision politique, tout redeviendrait possible car la fin d’un monde ne signifie pas la fin du monde mais l’invention et la mise en place d’un nouveau monde, et les naissances, comme toutes les naissances, doivent être porteuses d’espérance et de joie !

L’avenir sera ce que nous en ferons.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

(pour m’écrire charles@lecontrarien.com)

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

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Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires Il a exercé les fonction de directeur des études économiques de la société Aucoffre.com de 2012 à 2015, et créé le Contrarien Matin un site de « décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique ». Il a fondé en Septembre 2015 le site Insolentiae.com et se consacre depuis pleinement à ce nouveau projet éditorial.
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HSBC est exposée à la dette grec en CDS pour 4 Milliards d'€,
le CA pour 2,9 Milliards ,
la DB pour 2 Milliards;( Agefi )
Les autres banques passent sous la barre du Milliard.
Pour les autres banques françaises, je pense que la St Gle est bien exposé aussi, mais elle n' y figure pas; Voir plutôt la BNP
nous connaissons la situation critique de Crédit Agricole. Bon, c'est normal puisqu'elle va mal.
Nous avons vu que les patrons de la Deutch Bank ont démissionné, à la veille des vacances, c'est normal (?!?)
Nous venons d'apprendre que 50 000 emplois vont être supprimés à la HSBC, c'est encore tout à fait normal.
Enfin, pour ne pas cibler la Grèce qui n' y est pour rien dans tout ce mic mac, à la veille d'une faillite déclarée mais qui a le pouvoir déclencheur de plus grosses faillites,
nous pouvons dire comme Valls que nous ne sommes pas exposé à la Grèce, comme Sapin que la Grèce on l'aime trop pour qu'elle nous quitte.
Non, non tout cela est parfaitement normal, et si par aventure après les limitations d' achat à 1000 € en liquide, on passe comme les grecs, bientôt à 60 € de retrait au DAB, il ne faudra pas s'étonner, la situation est tout à fait sous contrôle, enfin normalement. Enfin je vous dis cela mais quelques billets tirés au DAB avant qu'en France la situation dégénère aussi, enfin ce serait normal, histoire de pouvoir prendre de l'essence si la pompe est bloquée pour la transaction électronique.
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais j'ai l'impression que c'est TSipras qui garde la main sur le thermomètre, svp, est ce que vous pouvez lui dire de le lâcher cinq minutes le thermomètre, merci ! Bon apparement la météo s'améliore après le 5, allez savoir pourquoi?
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Le procureur général de Russie a décidé d'examiner la légalité de l'indépendance des états baltes... voilà une jolie petite provocation... l'occident va devoir y répondre en gonflant ses muscles militaires....mais quand il n'a même plus de fric pour continuer à bombarder les barbus de l'état islamique, il va faire quoi contre la Russie ?
Envoyer des F-35, dont le développement a déjà coûté 1500 milliards de dollars... (la grèce demande combien d'aide encore?)... et qui ne sont pas capables de battre un F-16 en "dogfight". (bon, le but d'un avion furtif comme le F-35 est justement d'éviter les situations de dogfight, mais ça ne fait quand même pas très sérieux vu le prix, j'espère que les sièges sont en cuir).

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Mardi 30 juin, vers 13 heures 15 :

ALERTE - Grèce : Varoufakis confirme que la Grèce ne paiera pas mardi son échéance de 1,5 milliard d'euros au FMI.

http://www.romandie.com/news/ALERTE--Grece--Varoufakis-confirme-que-la-Grece-ne-paiera-pas-mardi-son-/607694.rom

Bon, la Grèce se déclare en défaut de paiement.

La Grèce, c'est fait.

Après, ce sera le tour de l'Italie.
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Ce ne serait pas l'Espagne d'abord, pour des raisons d'agenda politique avec l'arrivée annoncée de Podemos au pouvoir ?
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Sur le blog de Charles Sannat, nous pouvons jouer au "Quinté des défauts de paiement" !

Bon, je commence à jouer.

Mon quinté est le suivant :

1- Grèce
2- Italie
3- Portugal
4- Irlande
5- Chypre

En revanche, celui qui gagnera le "Quinté des défauts de paiement" recevra une bière de la part des autres joueurs.

On ne joue pas d'argent, hein, d'accord ?

Parce qu'il n'y a plus d'argent.

Il n'y a que des dettes.

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 317,094 milliards d’euros, soit 177,1 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2134,920 milliards d’euros, soit 132,1 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 225,280 milliards d’euros, soit 130,2 % du PIB.

4- Irlande : dette publique de 203,319 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

5- Chypre : dette publique de 18,819 milliards d’euros, soit 107,5 % du PIB.

6- Belgique : dette publique de 428,365 milliards d’euros, soit 106,5 % du PIB.

7- Espagne : dette publique de 1033,857 milliards d’euros, soit 97,7 % du PIB.

8- France : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

9- Royaume-Uni : dette publique de 1600,862 milliards de livres sterling, soit 89,4 % du PIB.

http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/6796761/2-21042015-AP-FR.pdf/7466add3-3a70-4abb-9009-bc986a5d2c0a
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Je ne joue qu'un tiercé :

1. Grèce
2. Espagne
3. Italie

Après, l'Euro implosera. Ne pas oublier que les derniers dans l'Euro seront porteurs des créances irrécouvrables de la BCE... Donc, tous les pays voudront partir, à commencer par l'Allemagne.

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@Jean L.

"Donc, tous les pays voudront partir, à commencer par l'Allemagne."

Tant que MME Merkel et la grande coalition ( appelée en septembre 2013 de ses voeux par GOLDMAN SACHS) seront à l'oeuvre, l'Allemagne ne sortira pas de la zone euro et de l'UE! Ceci quelque sera le coût que les Allemands auront à supporter! Si MME Merkel était là pour défendre les intérêts des Allemands,je ne parle pas du 1% les plus riches,qui eux profitent de ce système dingue, l'Allemagne serait déja sortie de la zone euro et de l'UE!

Pour que l'Allemagne sorte de la zone euro et de l'UE, il faudrait qu'une majorité d'Allemand dise "merde" aux politiciens du système,aux politiciens qui ont vendu leur âme aux intérêts US.

En Allemagne on n'en a pas encore pris le chemin. Aucune organisation hostile aux menées de la mondialisation opérée sous pavillon bruxellois n'a une influence suffisante. Sur ce plan, l'Allemagne est loin de la Hollande, je aprle du pays des tulips, du Danemark ou de la grande -Bretagne.

Trop peu d'Allemands on conscience à quel point leur gouvernement les à blouser...

Bien cordialement.
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Les Podemos donnent l'air d'être moins cultivés que les Syriza, vous trouvez pas ?

"Les hommes intelligents apprennent de leurs erreurs.
Les hommes très intelligents apprennent des erreurs des autres !"
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Pour l'Italie au moins, il n'y aura pas 8 ans d'agonie: elle est d'emblée "too big to be helped" !
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"Quelle serait l’attitude de l’Europe ? Nous serions « coopératifs » avec la Grèce, ou lui mettrions-nous des bâtons dans les roues ?"

On a toutes raisons de craindre la vengence froide et perverse d'un banquier "soulagé" de ses créances.

"L’Europe peut pourrir la vie de la Grèce à des fins de vengeance"

Il y a aussi le risque exemplaire. Empêcher de redémarrer, c'est aussi une façon de prouver aux autres pays qu'une autre voie n'était pas possible.
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"Tout ce qui serait importé coûterait très cher, qu’il s’agisse du pétrole, ou encore des médicaments par exemple"

Bah... ils feraient appels aux Chinois, qui se soignent avec des doigts et des aiguilles...
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La Belgique sort aussi... du Moyen Orient.
Elle y participe à l'effort de guerre contre l'Etat Islamique, avec 6 avions F-16 basés en Jordanie.

Mais voilà... le budget de l'intervention n'était prévu que pour 6 mois, et ces six mois se sont écoulés... faute de fric, il faut rentrer à la maison et laisser les fanatiques psychopathes massacrer tranquillement tous ceux qui ne leur ressemblent pas.
Il est beau l'Occident...

Et parlant de fric, à partir du premier juillet, la SNCB (chemins de fer belges) n'aura plus que 130 gares équipées d'un guichet... sur plus de 500 gares et arrêts en activité, cela ne fait pas beaucoup... vive le service


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