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Cours Or & Argent en

Un bien terrible vent d’automne

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Publié le 10 septembre 2013
973 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
( 25 votes, 4,8/5 ) , 5 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 

Le monde glisse lentement vers une époque dangereuse où les nations ne seront plus capables de commercer les unes avec les autres puisqu’elles n’auront plus confiance en les institutions qui contrôlent le capital, c’est-à-dire en les banques centrales, banques commerciales et gouvernements. Nous en arriverons là lorsque les fournisseurs de ressources internationales, notamment les producteurs de pétrole, refuseront d’accepter les lettres de crédit émises par des intermédiaires peu fiables. Et une fois plongées dans les ténèbres, les nations libèreront leur vent de colère. Et les Etats-Unis seront le bébé le plus bruyant de l’aire de jeu.


Les Etats-Unis se transforment en un espace psychologique qui ne ressemble pas que peu à l’esprit sauvage dans lequel s’est trouvée emportée l’Allemagne au XXe siècle : les forêts profondes de la paranoïa, où nos propres échecs seront projetés sur ces autres qui ne peuvent nous vouloir que du mal. Bien évidemment, même les paranoïaques ont des ennemis. Il est certain qu’il y en a qui se feraient un plaisir de faire du mal aux Etats-Unis, les paralyser, les pousser contre l’influence de leur propre culture et leur propre économie. Mais la tendance n’en sera pas moins à grossir les supposées insultes tout en fermant les yeux sur notre propre comportement suicidaire.


Les historiens remarqueront certainement que les évènements se sont précipités en un mois d'août ensoleillé propice aux nuits à la belle étoile, alors que les Hamptons étaient emplis d’égos satisfaits d’eux-mêmes, et que personne ne semblait prêter attention aux fraudes qui se sont développées au printemps, sans parler des saisons de mauvais comportement qui les ont précédé. Quand tout le monde sera rentré de vacances, le monde sera en crise. Quelle surprise.


Les Etats-Unis ne semblent pas vouloir se rendre à l’évidence malgré les faits qui leurs volent en pleine figure : ils ne peuvent pas continuer comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Ils refusent de prendre les décisions nécessaires à un retournement de situation. Ils tentent de contrer leurs pertes par la fraude comptable et continuent de prétendre que tout fonctionne comme il le devrait. Mais la fraude comptable n’a fait qu’amplifier le désordre bancaire. Ce désordre a infecté notre devise, et l’infection se propage. Est-il surprenant que la première maladie pandémique à prendre le dessus sur le système immunitaire global n’ait pas été la grippe aviaire mais une infection monétaire ?


Au centre de cette infection monétaire se trouve la blitzkrieg qui a affecté l’or et l’argent au printemps dernier, durant laquelle des ventes ont été effectuées dans l’objectif de faire perdre leur caractère monétaire aux monnaies métalliques. La conséquence en a été un flux de l’ancienne monnaie depuis les mains de ceux qui la prétendait sans valeur vers celles d’autres qui n’ont jamais adopté cette idée. Ce qui s’est trouvé mis à mal par ce mouvement n’est autre que l’actif qui prétend plus que tout autre posséder de la valeur, j’ai nommé les obligations souveraines, et particulièrement les bons du Trésor émis par les Etats-Unis. Après tout, les bons du Trésor sont, dans les yeux des banquiers, l’équivalent de paiements en cash. Il se trouve malheureusement que le monde a commencé à s’étouffer dessus – y compris la banque centrale Américaine elle-même, qui se goinfre au buffet d’enchères mensuel depuis des années et est aujourd’hui pleine à craquer. A dire vrai, elle est tellement grasse qu’elle ne pourrait plus quitter la pièce dans laquelle le buffet a été dressé.


Quelle que soit votre approche de la chose, nous ne pouvons échapper à la crise de confiance. Les grosses banques et bourses qui se cachent derrière l’effondrement de l’or du printemps 2013 n’ont plus aucun tour dans leur sac, ni d’or avec lequel nous en jouer à nouveau. Leur partenaire, le gouvernement des Etats-Unis, est lui aussi à court d’idées : une confiscation de l’or à la Franklin Roosevelt ou peut-être des taxes punitives sur les ventes privées d’or. Ce qui fonctionnait en 1933 pourrait ne plus fonctionner aujourd’hui, dans notre monde où tout un chacun est armé jusqu’aux dents. Pour ce qui est de la taxe punitive, j’irai jusqu’à dire que de nombreux investisseurs sur l’or investissent justement parce qu’il ne pourrait bientôt plus exister de gouvernement sur lequel dépendre pour prendre de mauvaises décisions. Dans le palais de papier, les taux d’intérêts des obligations Américaines sur 10 ans gagnent un point de base ici, un point de base par-là, à la manière d’un niveau de la mer qui ne cesserait de monter. Il n’en faudra pas beaucoup plus pour que la Réserve Fédérale se retrouve les pieds dans l’eau.


Je ressens de la pitié pour Mr Obama, qui n’a fait que se déplacer dans son pays pour apparaître héroïque sans pour autant avoir fait quoi que ce soit pour chasser le monstre de notre temps. Mais lorsque nous entendrons les rumeurs quant à la nomination imminente de Larry Summers en tant que nouveau directeur de la Fed, il ne me sera plus possible de ressentir de la pitié en son égard. Je me contenterai d’être désolé pour la nation qui devra persister sous le joug d’aspirants magiciens.


Je ne vois pas comment le monde financier pourrait ne pas exploser cet automne, lorsque les restes digérés d’une huître pas fraîche passeront au travers du périnée de la plus jolie fille de Sag Harbor. Lorsque tout explosera, la NSA aura au moins préparé sa liste de choses à faire, et peut-être que les chômeurs pourront être employés pour huit dollars de l’heure pour s’en prendre à ceux qui essaient encore de vivre leur vie en paix. Le tremblement que vous entendrez à l’horizon au moins de septembre sera celui des banques tombant comme des châteaux de cartes, suivies par le reste de l’économie dont la machinerie prendra une halte soudaine. Après ça, il ne retentira plus que le craquement de coups de feu.


 

 

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James Howard Kunstler est un journaliste qui a travaillé pour de nombreux journaux, dont Rolling Stones Magazine. Dans son dernier livre, The Long Emergency, il décrit les changements auxquels la société américaine devra faire face au cours du 21° siècle. Il envisage un futur prochain fait de crises sociales à répétition, la fin de la Surburbia et du modèle économique associé et une guerre mondiale pour les ressources en énergie. Il prédit la déconstruction des empires européens et américains et pense que, lorsque les convulsions seront terminées, le monde reviendra à un modèle décentralisé et local.
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Il serait bon de ne pas ouvrir la bouche inutilement quand le vent commence à souffler, le mieux est encore de se couvrir!
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ca a surement ete traduit du ricain vers le koreen avant de revenir en francais, le tout sous android !
a part ca, bon article...

POL
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reblogué vers https://raimanet.wordpress.com/
L'automne s'annonce maussade mais j'ose pas imaginer l'hiver :S

Evaluer :   3  1Note :   2
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Parmi les quelques rares articles que j'imprime. Au dessus du lot.
Evaluer :   4  1Note :   3
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blitzel - 14/09/2013 à 06:56 GMT
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Rien de tout ça dans mon petit écran, un type qui se tire sur la nouille sur le net, c'est nettement plus important selon nos chers médias.
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Criant d'actualité, malheureusement.
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10 févr.hyoe lo7
Hi Charleston The human nature is probably what less changed on this planet. For our biggest misfortune. Thank you for the text.
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