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Vers une coalition anti-écossaise au Royaume-Uni ?

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Publié le 18 mars 2015
488 mots - Temps de lecture : 1 - 1 minutes
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 

À quelques semaines des élections générales, les deux grands partis britanniques tombent de Charybde en Scylla. Si les derniers sondages publiés montrent un léger recul de l’UKIP, ils annoncent désormais un raz-de-marée du Scottish National Party (SNP). Ce dernier ravirait les sièges nécessaires au Parti travailliste pour envisager un gouvernement homogène. Au coude à coude avec les travaillistes, le Parti conservateur ne parviendrait pas non plus à emporter une majorité parlementaire. Les analystes soulèvent désormais l’idée d’une large majorité Con-Lab, du jamais vu depuis la deuxième guerre mondiale.

 

Après son échec de justesse lors du référendum de septembre 2014, Alex Salmond, leader du SNP, s’apprête à prendre sa revanche. Le 7 mai prochain, il pourrait s’emparer de la quasi-totalité des 59 sièges écossais à la Chambre des Communes. Il priverait ainsi le Parti travailliste de toute chance d’obtenir une majorité parlementaire. Les travaillistes n’auraient apparemment pas d’autre choix que de former un cabinet minoritaire soutenu de l’extérieur par les nationalistes écossais. Ceux-ci seraient alors en position de force pour obtenir de nouvelles avancées en faveur de l’indépendance de l’Écosse. Après les concessions accordées au moment du référendum, ils pourraient donc doubler leurs gains et s’approcher réellement d’une scission avec le reste du Royaume-Uni.

 

Devant le risque pour l’unité nationale,  des voix s’élèvent dans les deux camps pour proposer une grande coalition conservatrice-travailliste. Dernier en date, Lord Kenneth Baker, ancien ministre du gouvernement Thatcher, brise le tabou dans une tribune publiée par The Independent. Si un gouvernement travailliste minoritaire faisait passer son programme en Angleterre grâce aux voix écossaises, alors même que les Anglais n’ont plus la possibilité de voter sur les questions écossaises, la légitimité des institutions serait fortement ébranlée. Il propose donc un gouvernement d’union nationale d’une durée limitée de 2 ans afin de préparer une grande réforme institutionnelle. Celle-ci permettrait une solution globale et harmonisée de la décentralisation britannique à laquelle participeraient, non seulement les Écossais, mais aussi les Gallois, les Nord-Irlandais, et les Anglais. Il affirme avoir conscience du caractère « impensable » de sa proposition pour l’instant. Chaque parti devrait accepter de reporter les points les plus saillants de son programme, entre autres le référendum de sortie de l’Union européenne, à une future élection.

 

Bien que la proposition ait déjà été rejetée par les représentants des deux partis, l’idée fait son chemin et risque de s’imposer par la force des mathématiques parlementaires. Dans chaque parti, des dissidents partiraient en criant à la trahison, mais l’establishment garderait une majorité suffisante pour réformer le modèle politique britannique. Et sans doute en profiteront-ils pour modifier les règles électorales qui les ont mis dans cette posture délicate. Jusqu’à il y a peu, une coalition similaire était également impensable en Allemagne. Et pourtant, elle a vu le jour ! Le Royaume-Uni suivra peut-être le mouvement car il répond à la nécessité pour les élites actuelles de renforcer le pouvoir central (État-Nation, Union européenne) face au retour des mouvements localistes.

 

 

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C'est au pied du mur qu'on reconnait les vraies similitudes et les profonds dénominateurs communs.

Ceux qui ne souhaitent pas demain vivre sous les règles d'hier doivent acculer au pied du mur (je n'ai pas dit de l'échafaud !), c'est là que tombent les masques.
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