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La loi de
Gresham est souvent avancée pour expliquer l'abandon de l'une des deux
parités en cours dans un système bimétallique.
Utilisée à tort et à travers, cette fameuse loi
résumée par l'adage : «la mauvaise monnaie chasse la
bonne» a été l'argument phare des économistes
keynésiens pour défendre l'idée des banques centrales et
avec elle, la monnaie étatique.
Considérons
un système bimétallique avec deux monnaies en cours, une
à base d'or et l'autre à base d'argent. Si l'État impose
un cours forcé entre les deux métaux précieux, l'une de
ces deux valeurs d'échange (l'argent la plupart du temps) s'en
trouvera surévaluée par rapport à son cours réel.
Il est alors
rationnel pour les individus de s'écarter de cette monnaie comme moyen
de conservation de leurs richesses, et de la préférer comme
moyen de transaction. La «mauvaise monnaie» sert alors plus
souvent dans les échanges que la «bonne», qui est
thésaurisée.
Dans le cas
d'un cours libre entre les deux métaux, la loi de Gresham ne
s'appliquerait pas, et même, elle s'inverserait! Les individus
délaisseraient naturellement la monnaie la moins adaptée
à leurs besoins. C'est alors la bonne monnaie qui serait privilégiée
à la fois pour les échanges et la conservation de la
richesse.
On constate
que l'argument de l'échec du bimétallisme au siècle
dernier pour justifier l'usage d'une monnaie étatique dans un pays est
infondé. L'orthodoxie économique s'est servie de la loi de
Gresham de façon incomplète … enlever de la valeur aux
choses semble être «monnaie courante» chez les
keynésiens …
La désastreuse histoire
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