|
|
|
|
|
|
Après
guerre la France est dans un état de délabrement
économique et financier exceptionnel. Les tentatives de retour
à l'étalon-or dans les conditions totalement
irréalistes, c'est à dire sans prise en compte de la
réalité inflationniste de la période de guerre, et les
exigences des vainqueurs en matière de réparation, ont ouvert
la voie à une série de crises économiques et
financières qui ont pesé sur les monnaies. En 1914, avant
l'ouverture des hostilités, le Franc était défini par
0,2903 grammes d'or (en fait le franc germinal était défini
à l'origine comme 5 g d’argent titré à 90% de
fin). En 1928, après les quelques années nécessaires
à la stabilisation de l'économie, il fallait alors 0,05895
grammes d'or fin pour obtenir un Franc Poincaré de 1928. Soit une
dévaluation de près de 80% du Franc.
Les différentes crises monétaires (Dollar, Livre
Sterling, Mark ...) poussèrent une fois encore les investisseurs
à lâcher le papier pour thésauriser la monnaie
métallique. L'accroissement de la demande d'or aux guichets de la
Banque de France, en échange de monnaie papier, poussait le
gouvernement à promulguer le 1er octobre 1936 une loi invitant les
détenteurs d'or à se déclarer et à restituer
leurs avoirs, au prix d'achat, à la Banque de France. 87 tonnes furent
ainsi récupérées par la Banque de France. Devant un tel
enthousiasme le gouvernement devait durcir le ton dans un décret du 17
février 1937 assimilant la détention d'or à de la
contrebande. L'impopularité de ces décisions conduisait le
gouvernement à faire machine arrière dès le 9 mars, soit
seulement 3 semaines plus tard. La détention et le commerce de l'or
redevenaient ainsi libres. Comble du bonheur, le Trésor
dédommageait ceux qui avaient apporté leur or.
Remerciements : Roque, Pro-At . La confiscation de l’or
Histoire de l’or
24hGold
|
|
|
|
|