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Ainsi, le
« machin » que dans notre système
monétaire et financier nous aimons appeler
« monnaie » n’est autre qu’un
système de comptabilité institutionnel de dette et de
crédit. Les moyens de paiement vous permettent de faire circuler des
sommes – concept également étrange et peu dimensionnel
– afin qu’elles puissent être transférées
d’une personne à une autre.
L’or
n’a donc jamais été une « monnaie ».
Il n’est qu’un moyen de troc ou, autrement dit, un moyen de
paiement courant. De la même manière, le terme de
« monnaie fiduciaire » sonne lui-aussi faux. Une monnaie est un concept commercial
et économique, existant même en l’absence de moyen de
paiement efficace. Le terme « fiduciaire » ne devrait
être appliqué qu’à un système de
« paiement » organisé par le gouvernement autour
d’un système monétaire unifié et
standardisé, et devrait donc être représentatif
d’un moyen de paiement aisément utilisable dans la vie courante.
“monnaie
fiduciaire"= monnaie à cours forcé= NON
"devise fiduciaire" = moyen de paiement à cours forcé
= OUI
Et pour toutes les diverses raisons discutées ici, une
pièce de monnaie sans valeur est un meilleur composant
systémique qu’une monnaie en métal précieux. La
fonction d’épargne de l’or est bien trop précieuse
pour qu’il se voit relégué au
rôle de moyen de paiement. Et les banquiers centraux le savent
également très bien.
F A Hayek: « Je crois que si tous les obstacles
légaux étaient levés…les gens, partant de leur
propre expérience, seraient amenés à se
précipiter sur la seule chose qu’ils comprennent et connaissent,
et commenceraient à utiliser l’or. Mais ce simple fait finirait
par rendre douteux le fait que l’or soit un bon standard
monétaire. Il deviendrait un très bon investissement parce
qu’en raison de la demande en hausse de l’or, sa valeur
augmenterait. Personne ne souhaiterait contracter des dettes dans une unité
de valeur qui s’apprécie constamment, et les gens commenceraient
à rechercher une autre sorte de monnaie : s’ils
étaient libre de choisir cette monnaie, dans les termes dans lesquels
ils font leurs calculs, tiennent leurs livres de compte, contractent des
dettes ou prêtent de l’argent, ils préfèreraient un
standard dont le pouvoir d’achat reste stable ».
Je n’entrerai pas en détails sur ce principe de pouvoir
d’achat stable, je dirai simplement qu’il est un type de monnaie
selon lequel les cours d’une matière première prise au
hasard à autant de chances d’être appréciée
que dépréciée. Un standard stable réduit de ce
fait le risque de changements imprévus, permettant aux erreurs de
surévaluation ou de sous-évaluation faites par les gens de
s’éliminer réciproquement.
http://mises.org/daily/3204
Ainsi, pour ceux qui rêvent à un moyen de paiement du
nouvel ordre mondial, d’un Améro, de
Droits de Tirages spéciaux ou encore d’un Euro-Machin…
Diable ! Il faut vous calmer ! Les moyens de paiement ne sont pas
le problème. Ce qui importe vraiment ici, sur cette planète,
c’est l’épargne.
Bien souvent dans les
commentaires qui proposent une solution, les auteurs sont étrangement
obsédés par la notion de remplacement du dollar (en tant
qu’unité monétaire de réserve) tout simplement par
une autre émission institutionnelle de classe similaire (telle que les
devises d’autres nations, les droits de tirage spéciaux et que
sais-je d’autre). Ils évitent toute discussion sensée
sur le remède le plus évident de façon extrême et
presque pathologique. Pour sûr, nous n’avons pas à
inventer une monnaie de réserve universelle pour remplir le
rôle d’unité monétaire, parce que ce rôle est
déjà rempli de manière totalement fonctionnelle par
l’unité monétaire de chaque pays donné.
Ce dont nous avons
cependant désespérément besoin, c’est d’un
actif de réserve universellement respecté et capable de remplir
le vide actuel par une présence avérée et constante qui
serve de réserve de valeur. Et loin d’avoir à être
créé ou conjuré par des comités internationaux
complexes, cet actif est
déjà existant et il est tenu par les banquiers centraux et les
individus les plus prudents dans le monde entier, et il est connu sous le nom
d’or. Au milieu des ruines créées par la crise
financière chaotique qui a été déclenchée
par sa propre complexité, un certain degré de vertu
prévaut et l’or finira par émerger comme étant
l’élément déterminant des réserves
monétaires. L’aspect flottant est l’élément
vital qui manquait aux structures monétaires ayant tenté
d’utiliser l’or comme standard à cours fixé
à l’avance (c’est-à-dire comme unité de
compte) et combiné de manière perverse à une offre
monétaire très élastique.
FOFOA
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