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Le Conseil Mondial de
l’Or publie aujourd’hui un nouveau rapport intitulé
‘Gold Demand Trends Q4 and Full Year 2011’, traitant de la demande globale en or
pour l’année 2011 ainsi que pour le quatrième quart de 2011.
 
Demande d’investissement
globale – la demande en lingots et en pièces supérieure
à la demande en ETF
Le rapport du Conseil Mondial de
l’Or contient 32 pages. Il serait donc intéressant que vous y
jetiez un œil si vous vous intéressez aux fondamentaux du
marché de l’or.
Points principaux
Voici les points clés
que j’ai retenus après lecture du document :
La demande globale en or pour
l’année 2011 a augmenté de 0,4%, pour atteindre 4067,1
tonnes.
La demande globale en or
s’élevait en 2011 à hauteur de 205,5 milliards de dollars,
représentant donc une somme dérisoire en comparaison à
la taille actuelle des marchés de capitaux. 2011 fut cependant la
première année à avoir enregistré une demande
globale excédant 200 milliards de dollars, ce qui représente le
plus important tonnage depuis 1997.
Les banques centrales ont
été des acheteurs nets en 2011, et leur demande a quasiment
été multipliée par six (570%) pour atteindre 439,7
tonnes – contre 77 tonnes en 2010.
En 2011, la demande globale
atteignait un record sur 14 ans. La source principale de ce record a
été la demande d’investissement.
Le secteur de
l’investissement a vu sa demande augmenter de 5% par rapport à
l’année 2010, pour atteindre 1640,7 tonnes d’or, soit 82,9
milliards de dollars.
La demande privée en
barres d’or et pièces a augmenté de manière
significative, reflétant l’inquiétude des gens au regard
du futur de l’économie mondiale, de la viabilité de la
zone Euro, de la hausse du taux d’inflation ainsi que des faibles
performances d’un grand nombre d’investissements alternatifs.
La demande d’investissement
globale a dépassé le record atteint en 2010, avec l’Inde,
la Chine, et l’Europe (tout particulièrement l’Allemagne
et la Suisse).
L’investissement a
été le principal responsable de cette croissance, bien que,
malgré la hausse du prix de l’or, les secteurs de la bijouterie
et de la technologie ne semblent pas avoir profité de cette
augmentation de la demande.
 
La production minière,
bien qu’ayant atteint de nouveaux records en 2011, a été
dépassée par les achats d’or effectués par les
banques centrales.
La demande d’investissement
Européenne enregistrait une augmentation pour la septième
année consécutive, et représentait en 2011 25% de la
demande globale d’investissement sur l’or.
La demande en barres d’or
et pièces a contribué au renforcement de la demande
d’investissement, ayant par ailleurs augmenté substantiellement en
termes de volume et de valeur.
La demande en investissement
sur l’or devrait demeurer stable au cours de l’année 2012,
et ce malgré trois points : climat d’incertitude
économique, faibles taux d’intérêt et hausse du taux
d’inflation poussant de plus en plus de personnes à
s’intéresser à l’or.
Les banques centrales ont
été des acheteurs nets en 2011, et leur demande a atteint un
nouveau record sur 40 ans.
En 2012, la demande de la Chine
devrait dépasser celle de l’Inde, ce qui la propulserait au rang
de premier consommateur d’or de la planète.
Au cours du troisième
quart de l’année 2011, la Chine consommait 190,9 tonnes
d’or, contre 173 tonnes pour l’Inde, ce que le Conseil Mondial de
l’Or n’avait pas imaginé comme pouvant se produire au
cours de l’année 2011.
Les données
publiées dans le rapport présentent le rôle souvent
sous-estimé des pièces et lingots d’or par rapport
à celui des ETF, et dont la demande demeure très limitée
en comparaison à la demande en or physique ainsi que la demande sur
les autres marchés.
La demande en investissement
La demande globale en or
atteignait l’an dernier 4067,1 tonnes, soit le plus important tonnage
depuis 1997, ce qui est en grande partie dû à une croissance de
5% de la demande d’investissement, ayant atteint un record de 1640,7
tonnes.
Les pays Asiatiques tels que la
Chine, l’Inde, le Vietnam et la Thaïlande aperçoivent
l’or physique comme un moyen de protection de capital face à
l’inflation et à la dévaluation de leurs devises.
Les tendances de l’or
pour 2012 s’annoncent plutôt bonnes. Les taux
d’intérêt réels continuellement négatifs
permettront au maintien du statut de réserve de valeur de l’or.
De plus, la volonté de la Fed de maintenir les taux
d’intérêt à des niveaux très bas jusqu’en
2014 est également haussière pour l’or.
En 2011, les banques centrales
ont été des acheteurs nets, et leur demande en or a quasiment
été multipliée par 6 (570%) pour atteindre 439,7 tonnes
(contre 77 tonnes en 2010), soit un record depuis l’abandon de
l’étalon or en 1971.
Le Conseil Mondial de
l’Or note que ‘les acheteurs principaux se trouvent en
Amérique Latine, en Asie et en Orient, des régions du monde
dont l’économie est aujourd’hui en pleine croissance et
dont les réserves de devises étrangères ne cessent
d’être accrues’.
La demande Européenne en
temps de crise
L’instabilité
financière et les risques monétaires et systémiques
poussent de plus en plus d’investisseurs Européens à
investir sur l’or physique.
Le Conseil Mondial de l’Or
rapporte que la demande Européenne augmentait en 2011 de 25% par
rapport à l’an passé, pour atteindre 374,8 tonnes - la
Suisse et l’Allemagne étant les plus importants investisseurs de
cette région du monde.
La demande en or en Angleterre
et en Irlande demeure faible – bien que nous ne disposions que de peu
de données les concernant.
Leur demande, couplée
à celle des pays de l’Europe de l’Est, n’ayant que
très peu d’intérêt pour l’or, atteignait 23,4
tonnes pour le quatrième trimestre de 2011, et 90,8 pour
l’année entière. En termes de valeur, leur demande
s’élevait en 2011 à 3,3 milliards d’euros.
La demande en ETF GLD
atteignait 154 tonnes en 2011, contre 367,7 tonnes en 2010, bien que la
moitié de cette demande ait été enregistrée pour
le quatrième quart de l’année à lui seul, alors
que la demande en ETP s’élevait à 86,8 tonnes.
La demande en bijouterie
La demande globale en
bijouterie s’élevait à 476,5 tonnes pour le
quatrième quart de l’année 2011, soit un déclin de
15% par rapport à l’an dernier. En termes de valeur, la demande
augmentait de 5%, avec 25,9 milliards de dollars. Sur l’ensemble de
l’année 2011, la demande en bijouterie était de 1962,9
tonnes, soit inférieure de 3% par rapport à 2010, ce qui peut
être dû à une résistance du public face à
une augmentation des prix de 28%. Sur l’année entière, la
valeur de la demande globale du secteur atteignait un nouveau record, avec
99,2 milliards de dollars, soit 25% de plus qu’en 2010.
La demande technologique
La demande en or du secteur technologique
a connu un déclin de 3% au quatrième quart de 2011 par rapport
à la même période en 2010, pour atteindre seulement 112,3
tonnes. C’est là la demande la plus faible ayant
été enregistrée depuis le troisième quart de
l’année 2009. En termes de valeur, cela se traduit par une
augmentation de 19% par rapport à 2010, avec 6,1 milliards de dollars.
La demande annuelle était de 456,3 tonnes. La valeur de cette demande
totale augmentait de 28% par rapport à 2010, avec 23,4 milliards de
dollars.
Réserves d’or disponibles
Pour ce qui concerne les
réserves d’or, la production minière augmentait de 4% en
2011 par rapport à l’année précédente, pour
un total de 2809,5 tonnes.
Le Conseil Mondial de
l’Or rapporte également que les portefeuilles de couverture des
producteurs avaient augmenté pour la première fois depuis dix
ans, avec 18 tonnes de couverture ayant été ajoutées au
portefeuille de couverture global de 158 tonnes.
Le recyclage demeurait
élevé en 2011, mais diminuait tout de même de 2% par
rapport à 2010 pour atteindre 1611,9 tonnes, prouvant ainsi que le
public continue tout de même à vendre de l’or.
Conclusion
Les données
présentées ci-dessus démontrent que le marché de
l’or demeure fiable, la demande globale en or ayant augmenté
dans le même temps que la production demeurait restreinte.
Plus important encore, la
majeure partie de la demande prouve que l’or est de plus en plus
largement perçu comme étant une réserve de valeur, tout
particulièrement par les acheteurs particuliers et banques centrales
d’Europe et d’Asie. L’or n’est pas une monnaie
spéculative, et une personne investissant sur de l’or physique
le fait généralement dans l’idée de conserver son
métal quelques temps.
La récente augmentation
de la demande s’est montrée graduelle en termes de tonnage, et
demeure stable par rapport au niveau de propriété à
l’échelle internationale, particulièrement aux
Etats-Unis. La part des portefeuilles d’investissement
dédiée à l’or demeure négligeable.
Tout ceci est lié
à la crise de la dette ayant frappé une grande partie des
nations industrialisées, et qui risque de déboucher sur une
récession globale ou une dépression. Ces risques
systémiques, tant qu’ils existeront, demeureront haussiers pour l’or.
Lisez l'article entier ici: World Gold Council: “Gold Demand Trends Q4 and
Full Year 2011”
Mark
O’Byrne
Goldcore
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