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Cours Or & Argent en

Échange, risques et spéculation : les ponts entre économie et psychologie

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Publié le 02 mars 2012
707 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
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SUIVRE : Ludwig Von Mises
Rubrique : Or, Argent et Monnaie

 

 

 

 

Il existe certains liens entre économie et psychologie. Ainsi, des psychologues de renom ont pu s’intéresser au phénomène marchand. C’est le cas de Peter H. Lindsay et de Donald A. Norman qui ont écrit un ouvrage volumineux en cette discipline, intitulé Traitement de l’information et comportement humain. Y est décrit le processus de « marchandage » sous un angle psychologique – même si cette approche ne diffère pas de celle de l’analyse économique classique. Ils définissent ledit processus comme étant « à la fois compétitif et coopératif ». Compétitif, disent-ils, « parce que deux opposants – un acheteur et un vendeur – veulent maximiser leurs propres profits par la négociation ».


On peut regretter l’emploi du terme « opposants », sans doute un peu exagéré. Mais il est vrai que chaque partie à l’échange va penser, avant tout, à défendre ses propres intérêts, et que, nécessairement, les intérêts du vendeur et de l’acheteur vont quelque peu s’opposer.


Toutefois, si les parties décident – bien que chacune sera toujours un peu insatisfaite de l’accord trouvé – de procéder à l’échange, c’est qu’elles y trouvent mutuellement leur compte et que la situation « post-contrat » est préférable pour eux à la situation « ante-contrat ».


Il serait évidemment naïf de dire que tout échange s’avère toujours bénéfique pour l’un ou pour l’autre. Souvent, une des parties regrettera amèrement d’avoir conclu une transaction. Quelquefois, dans des cas extrêmes, le consentement aura pu être arraché de façon dolosive – à savoir par la tromperie – voire violente. En l’espèce, il conviendra alors d’annuler le contrat et même, d’accorder des dommages-intérêts à la victime de telles manœuvres.


Dans d’autres cas malgré l’inexistence d’erreur, de dol ou de violence viciant le consentement, une partie peut quand même être amenée à se dire qu’elle n’aurait jamais dû signer le contrat en cause. Par exemple, un acquéreur aura acheté une maison dont la valeur baisse soudainement ou, vice-versa, un vendeur se mordra les doigts d’avoir cédé son bien immobilier dont il ne pouvait pas imaginer la prise de valeur. Mais c’est là qu’intervient l’incertitude. Peter H. Lindsay et Donald A. Norman évoquent ce phénomène de façon implicite : « Dans une situation de marchandage, chaque participant ne possède que des connaissances partielles de la situation : aucun des deux participants ne connaît la table de profits de l’autre. ».


Cette définition de l’incertitude est incomplète. Il ne suffit pas d’additionner les connaissances du vendeur et de l’acheteur pour obtenir une connaissance parfaite de la situation. Même si les deux parties se décidaient à échanger entièrement toutes les informations dont elles disposent sur l’objet du contrat, une grande part d’incertitude continuerait à planer sur elles.


L’école autrichienne d’économie est sans doute le courant ayant le mieux défini ce qu’est l’incertitude, lui trouvant même des vertus insoupçonnables. Ludwig von Mises s’exprima en ces termes, à son propos : « L’action tend toujours vers des états de choses futurs et par conséquent, incertains, elle est ainsi toujours une spéculation. L’homme en agissant regarde pour ainsi dire l’avenir avec des yeux d’historiens. ».


En ces temps critiques pour la finance, le terme « spéculation » pourrait paraître malvenu. Toutefois, Mises a surtout voulu montrer que toute action humaine comportait des risques. Il est utopique de vouloir supprimer le risque. Les penseurs de gauche, favorables à la suppression de la spéculation, se drapent dans une utopie peu souhaitable. Ceux, un peu plus réalistes, qui se contentent d’appeler à une réglementation plus poussée pour prévenir les effets pervers de la spéculation, omettent le fait que la réglementation cause des problèmes encore plus importants et insoupçonnés que ceux qu’elle est censée résoudre.


Pour en revenir à l’ouvrage de Lindsay et Norman, ces auteurs ont aussi le mérite de reconnaître le côté coopératif de l’échange dans le sens où les deux parties à l’échange communiqueront en vue de parvenir à un accord. On pourra néanmoins regretter que Lindsay et Norman succombent à cette antienne marxiste selon laquelle l’échange est toujours défavorable à une des parties.


Les ponts entre économie et psychologie sont nombreux. Le règne du paradigme néo-classique, en économie, a pu nous faire douter de ces liens, ledit courant néo-classique ayant eu la triste tendance de mettre de côté la psychologie humaine.


 

 

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Tout ça pour ça ??? Bon sang.... alors c'est quoi le message, au final ? Faire des échanges volontairement c'est bien, les imposer c'est mal ? on le savait, merci, au revoir.  Lire la suite
La Caye - 02/03/2012 à 13:22 GMT
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Tout ça pour ça ???

Bon sang.... alors c'est quoi le message, au final ? Faire des échanges volontairement c'est bien, les imposer c'est mal ? on le savait, merci, au revoir.
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