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Extrait d’un article publié dans
le journal The Irish Times, intitulé New Democracy party hails 'victory for Europe'
Le dirigeant du parti conservateur Grec ayant
remporté hier la dernière des deux élections ayant eu
lieu dans le pays ces deux derniers mois, a décrit sa victoire comme
‘une victoire pour l’Europe’.
‘Les Grecs ont, par leur vote, fait
part de leur sentiment d’appartenir à la zone Euro et de leur
volonté d’honorer les engagements de leur nation’,
déclarait Antonis Samaras dans un discours
prononcé en grec et en anglais.
‘En votant contre le retrait de la
Grèce de la zone Euro, les Grecs ont voté pour l’Europe,
mais aussi pour l’emploi, la justice et la sécurité. Ils
ont dit non à l’aventurisme’.
Comment
cette situation peut-elle représenter une victoire pour
l’Europe ? Comment peut-elle représenter une victoire pour
la Grèce ? Cette victoire n’est autre que celle du
marché des actions et des obligations, et va à l’encontre
des intérêts des contribuables.
‘Fini
l’aventurisme’, a dit Samaras. ‘On parie ?’. La
Grèce continuera donc d’appartenir à la zone Euro. L’ironie
que je vois ici, c’est que cela finira peut-être par forcer
l’Allemagne à lui dire ‘Vous pouvez la garder’.
Il
est clair qu'un retrait de l’Allemagne ne se produira pas tant
qu’Angela Merkel sera aux commandes, mais
lorsque la question sera posée par référendum aux
citoyens du pays, les choses pourraient tourner bien différemment.
Je
pense que les Allemands devraient tout envoyer valser. Après tout,
jusqu’à présent, le projet de devise commune ne
s’est prouvé être qu’un échec cuisant.
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