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La Grèce peut-elle être libérée de sa dette pour seulement 3000 euros par personne ?
Publié le 03 août 2012
646 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
 
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Peter Nomikos, entrepreneur Grec de 33 ans, a développé une idée qui, il l’espère, pourrait libérer la Grèce de sa dette. Son idée : acheter toutes obligations de la Grèce, et régler ainsi le problème de la dette.

Etant donné que les obligations Grecques se vendent actuellement pour 12 centimes de dollars, son idée pourrait paraître raisonnable. Considérons d'abord son stratagème, avant de nous concentrer sur ses problèmes potentiels.


Interview de Peter Nomikos par Der Spiegel : ‘Pour une donation de 3000 euros, chaque Grec peut acheter sa liberté’

L’entrepreneur Grec Peter Nomikos prend le problème à bras-le-corps. Dans le même temps que les dirigeants de la zone Euro se plient en quatre pour tenter de trouver des solutions aux soucis de la Grèce, Nomikos a lancé une association à but non-lucratif visant à débarrasser son pays de sa dette. Si tous ses concitoyens prenaient part à son projet, a-t-il déclaré lors d’une interview avec Der Spiegel Online, ils pourraient régler les problèmes financiers de leur pays.


SPIEGEL ONLINE: Mr Nomikos, vous venez de lancer une campagne visant à libérer votre pays de sa dette. Votre organisation rachète les obligations de la Grèce, puis oublie sa dette. Tout ceci est-il sérieux ?


Nomikos: Professionnellement, je m’occupe de problèmes d’endettement. La Grèce dispose d’une opportunité historique. Avec l’euro, les Grecs disposent d’une devise très forte, alors que la valeur des obligations de leur pays ne cesse de chuter. Cela rend possible un rachat de la dette de la Grèce à un prix très bas, et une annulation du fardeau de la dette Grecque à faible coût.

SPIEGEL ONLINE: Vous demandez à vos concitoyens de vous faire des donations. Que leur expliquez-vous ?

Nomikos: Si vous divisez la dette nationale, vous réalisez que chaque Grec doit environs 25.000 euros. Je demande donc à mes compatriotes de se libérer de leur dette. Les obligations Grecques à valeur nominale de un euro se vendent actuellement autour de 12 centimes. Pour une donation de 3000 euros, chaque Grec pourrait donc acheter sa propre liberté.

SPIEGEL ONLINE: Combien d’obligations votre association a-t-elle acheté jusqu’à aujourd’hui ?

Nomikos: Nous achetons toujours les obligations qui sont les moins chères. Jusqu'à présent, nous avons investi 273.000 euros et détenons 2.2 millions d’euros de dette Grecque.

SPIEGEL ONLINE: Et après ? Vous annulerez la dette ?

Nomikos: Pas immédiatement. Si nous le faisions tout de suite, nous diminuerions l’impact de notre projet. Lorsque le ratio PIB/dette diminue, le prix des obligations augmente. Si notre mouvement rencontrait un réel succès, cela pourrait rapidement devenir un problème, parce que nous ne pourrions plus acheter de dette peu chère sur les marchés. Nous devrions donc conserver ces obligations quelques temps et en acheter de nouvelles grâce aux profits obtenus. Nous planifions d’amasser autant d’obligation que possible avant d’annuler entièrement la dette.

 

Problèmes mathématiques

1.       La population Grecque est de 11.326.000 habitants. Si chaque personne donnait 3000 euros, Nomikos obtiendrait 34 milliards d’euros. Ce chiffre est bien inférieur aux 283 milliards d’euros d’obligations, bien qu’il soit toutefois conséquent.

 

2.      Le prix des obligations ne se maintiendra pas longtemps à 12 centimes de dollars si ce programme porte ses fruits.

 

 

3.      Les banques Grecques et caisses d’épargne retraite sont les plus gros détenteurs de dette Grecque. Je suis certain qu’aucune d’entre elles n’a évalué ses obligations à leur valeur marché. Elles ne les ont certainement pas non plus évaluées à zéro. En d’autres termes, une réussite de Nomikos aurait de sérieuses implications.

 

4.      Les personnes dépendant des caisses d’épargne retraite Grecques auraient donc un intérêt à ce que Nomikos ne parvienne pas à ses fins.

J’espère que le plan de Peter Nomikos finira par fonctionner, bien que, comme le suggère le point numéro 3, ses actions puissent avoir de lourdes conséquences. Selon les points 1, 2 et 4, son stratagème serait cependant voué à l’échec, rendant le point numéro 3 invalide.

 

 

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La dette , toutes les dettes publiques , sont virtuelles et de toutes façons parfaitement impayables même sur plusieurs décennies de servage absolu . Toutes les théories sur les façons de rembourser une dette odieuse sont inutiles et parfaitem  Lire la suite
D. - 08/08/2012 à 08:23 GMT
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La dette , toutes les dettes publiques , sont virtuelles et de toutes façons parfaitement impayables même sur plusieurs décennies de servage absolu .

Toutes les théories sur les façons de rembourser une dette odieuse sont inutiles et parfaitement stupides , il faut répudier les dettes.

Dettes publiques qui ne sont que quelques bits qui trainent sur le disque dur des banquiers qui ont crée l'argent d'un clic de souris pour acheter les obligations souveraines.

Et nos crapules au pouvoir depuis la loi rothshsildienne du 4 janvier 1973 , complices couchés des banquiers , de gager l'or au FMI contre d'autres bits sur le disque dur de la FED et s'engager à vendre les biens nationaux pour payer l'escroquerie .

C'est une arnaque, un vol des nations , un viol de la démocratie .



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Cependant, cet argent étant consacré à la dette, ne sera pas investi dans des choses plus productives, donc le PIB va encore plus baisser, etc…
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Le PIB ça sert juste à mesurer, sur un territoire donné, l'activité de ventes/achats soumises à taxation. Un gouvernement le regarde de près car partout l'impôt le plus important est la TVA (la taxe sur le commerce, sur ces transactions) et ses variantes. En dehors de ça, le PIB ne sert à *RIEN*.

(enfin si, à jouer à celui qui pisse le plus loin ...merci le niveau)
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J'ai bien compris cela.
D'ailleurs, le PIB étant basé sur des critères arbitraires contestables (échanges numéraires officiels, pas les produits intermédiaires et bien d'autres…) sa valeur en tant que tel est contestable. De plus, si on tient compte des shadowstat, on serait en récession depuis plus de 12 ans !
Ce ne sont que des indicateurs très imparfaits, déformables, obtenus de façon plutôt discrétionnaires et cela peut servir de signaux concernant la progression économique, mais il est très difficile de voir s'ils traduisent correctement la réalité. La situation grecque en est un bon exemple.
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Bah non ils traduisent pas la réalité. la règle numéro dans le choix d'un indicateur c'est qu'il doit dire ce qu'on attend de lui. Si le PIB baisse mais qu'on le garde en indicateur c'est que c'est volontaire. Sinon les politiques et médias mettraient en avant un autre indicateur plus à même de plaire à leurs marionnettistes.
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