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L’environnement a-t-il un prix ?
Publié le 11 juillet 2012
581 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
 
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Mots clés associés :   Brésil | Dépenses Publiques | Mexique |

 

 

 

 

Au-delà des critiques sur la faiblesse des engagements pris lors du dernier sommet de Terre organisé par les Nations Unis au mois de juin à Rio de Janeiro au Brésil, ce que l’on retient, c’est le désormais célèbre  leitmotiv environnementaliste: « sauver la planète n’a pas de prix ». Depuis le premier sommet, organisé à Stockholm en 1972, ce slogan s’est traduit dans les politiques publiques par une incitation à augmenter les dépenses destinées à protéger des écosystèmes en danger et à limiter les différentes formes de pollution et d’émissions gaz à effet de serre.

 

Il est toutefois crucial de noter la rareté non seulement des ressources environnementales, mais aussi des ressources qui sont employées pour les préserver. Ainsi, il est évident que l’augmentation des dépenses environnementales ne peut pas être une panacée car elle conduit implicitement à diminuer le montant d’autres dépenses : éducation, santé etc. Si l’on écarte d’entrée de jeux l’hypothèse plutôt naïve et simpliste selon laquelle les dépenses publiques environnementales auraient de véritables retombées économiques, l’on peut comprendre rapidement que sauver la planète à un prix !

 

Ironiquement, le problème vient du fait que nous ne connaissons pas exactement ce prix. Les prix dénotent un rapport entre deux biens réellement échangés. Or les achats et les ventes des ressources naturelles sont souvent limités (comme dans le cas de la plupart des forêts, montagnes et cours d’eau), sévèrement encadrés (comme dans le cas des minerais), ou encore interdites (comme dans le cas des océans et de l’air). Placées sous l’étiquette « biens communs », ces ressources ne peuvent souvent pas faire l’objet des transactions volontaires. Mais en l’absence de véritables échanges, nous ne pouvons pas nous attendre à avoir de véritables prix. On est donc bien loin de la situation de « marchandisation de la planète » habituellement dénoncée par les ONG.

 

Au contraire, le malaise environnemental contemporain fait simplement écho à la difficulté de savoir comment rationnaliser les dépenses environnementales ou comment évaluer leurs coûts d’opportunité. Sans le système de prix, il est pratiquement impossible de comparer des nuisances écologiques aussi différentes que celles crées par l’émission de plusieurs tonnes de CO2, par la marée noire dans le Golf du Mexique ou encore par les résidus corrosifs issus du raffinage de bauxite déversés dans le Danube.

 

En outre, les prix pourraient jouer un rôle fondamental dans la rationalisation de la consommation des ressources environnementales. Leur raréfaction se traduirait naturellement par des prix élevés, qui limiteraient implicitement la consommation ou encourageraient la mise en œuvre de moyens de production supplémentaires. Ainsi, le danger de disparition qui menace actuellement beaucoup de poissons (comme le thon rouge) doit être interprété comme la conséquence d’une demande particulièrement élevée encouragée par des prix faibles, eux-mêmes favorisés par une exploitation gratuite des océans en tant que « biens communs ». Si en revanche les océans étaient – comme la plupart des terres – des facteurs de production appropriables et échangeables, les prix refléteraient plus exactement leur rareté.

 

Donc, lorsqu’il s’agit d’agir concrètement pour préserver les ressources naturelles, il devient crucial d’abandonner le slogan ingénu selon lequel « sauver la planète n’a pas de prix » et les oppositions à la marchandisation des biens environnementaux, pour au contraire comprendre leur prix réels. Certes, le système des prix ne constitue probablement pas non plus une panacée environnementale mais il constitue sans doute l’indicateur le plus fiable dont nous disposons pour évaluer le rapport réel entre les intérêts de consommer et de protéger des ressources naturelles.

 

 

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Voilà une remarque très pertinente et pleine de bon sens. Le monsieur en a gardé un vrai traumatisme psychique... Lire la suite
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Marian Eabrasu

Marian Eabrasu est professeur d’économie et d’éthique à l’ESC-Troyes. Il a été chercheur à l’International Centre for Economic Research (Turin, Italie) et à l’institut Ludwig von Mises (Auburn, Etats Unis). Il est l'auteur de nombreux articles publiés dans des revues à comité de lecture comme La Revue Française de Science Politique, Quarterly Journal of Austrian Economics, Business and Society, etc. Son dernier article publié en 2012 dans Raisons Politiques s'intitule "Les états de la définition wébérienne de l'Etat"
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Ce sont les destructions qui nous coûtent cher, les prédations industrielles, financières, commerciales.
La destruction des cycles naturels se traduira par la mise à mort de centaines de millions d'êtres humains.
Evaluer :   6  1Note :   5
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Je suis pret a parier que vous vivez en ville avec l'eau chaude a tous les etages et que vous n'avez jamais eu a vous lever un matin d'hiver a 5 heures pour aller traire les vaches a l'etable, vous
Evaluer :   5  3Note :   2
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Et alors, quel rapport ?



Evaluer :   2  3Note :   -1
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Vous n'avez aucune idee de la brutalite de la nature. Cessez donc de denigrer les inventions de l'homme destinees a s'en proteger.
Evaluer :   6  2Note :   4
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Voilà une remarque très pertinente et pleine de bon sens. Le monsieur en a gardé un vrai traumatisme psychique...
Evaluer :   1  3Note :   -2
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Je ne sais pas si l'environnment a un prix, mais il commence à nous couter cher
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