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Quelles mesures pour l’enseignement ?
Publié le 15 septembre 2012
677 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
 
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Mots clés associés :   Dépenses Publiques | France |

 

 

 

 

L’Éducation nationale est un mammouth ingouvernable. Cela se vérifie d’année en année et les gouvernements successifs manquent de courage au moment de s’atteler à des réformes en profondeur du système.

 

Vincent Peillon, le nouveau Ministre de l’Éducation nationale, n’échappe visiblement pas à cette règle au vu des « réformes » qu’il compte faire adopter.

 

Cela dit, ce n’est pas parce que les politiciens n’osent pas toucher à cette institution que les chercheurs ne doivent pas, exemples en main, étudier les meilleures voies de réforme du système.

 

Le webzine Contrepoints, cité à plusieurs reprises sur ce site, a déjà proposé, en cette année 2012, plusieurs articles sur ce thème. Aujourd’hui, il est vrai que la privatisation pure et simple de l’enseignement, surtout en France, paraît totalement utopique, notamment d’un point de vue social. Des solutions intermédiaires peuvent-elles fonctionner ? Deux docteurs en économie, Charles Arnoux et Liliane Debroas, ont rédigé un rapport sur ce sujet, passant en revue trois mécanismes :

 

-          Le chèque-éducation

-           

Il a fait l’objet d’une défense féroce par Milton Friedman dans Capitalisme et liberté. Il permet, en effet, aux parents de financer directement l’école dans laquelle leur enfant sera scolarisé, via un « chèque » versé à l’établissement choisi par lesdits parents. Cette mesure est souvent (à tort) assimilée à de l’ultra-libéralisme, plusieurs de ses adversaires estimant qu’elle remet en cause le caractère public de l’Éducation nationale alors qu’elle ne fait qu’instaurer une portion de libre-choix dans le système centralisé actuel. De plus, il convient de préciser qu’il s’agit d’un mécanisme, certes encore très méconnu, mais qui suscite l’adhésion d’une écrasante majorité de parents d’élèves. Il est d’ailleurs de plus en plus en vogue, ayant figuré dans quelques programmes politiques lors de l’élection présidentielle de 2007 et, surtout, il a été une des propositions de la Commission Attali.

 

-          Le crédit d’impôt

-           

Il permet aux parents de déduire des impôts les frais de scolarité de leurs enfants. Les crédits d’impôt, dans leur contexte actuel, sont de plus en plus pointés du doigt. On a, en effet, souvent tendance à assimiler la baisse de la pression fiscale à la hausse des dépenses publiques et ce, alors qu’une mesure comme le crédit d’impôt permet seulement aux ménages de conserver un peu plus d’argent. Cela a aussi pour avantage de voir la puissance publique « moins riche » et donc moins tentée de dépenser les revenus extorqués aux contribuables à tout-va.

 

-          Les « charter schools »

-           

Ce sont des écoles publiques, financées par l’État mais gérées de manière privée. Elles ont pour principale particularité d’être autonomes et donc libres de leur pédagogie.

 

S’appuyant sur les expériences étrangères, Charles Arnoux, co-auteur de cette étude, conclut que « la liberté scolaire coûte moins cher et a au moins d’aussi bons résultats ».

 

De son côté, Alexis Vintray, auteur de l’article sur Contrepoints, explique qu’il ne faut pas rejeter ces solutions car elles représentent une avancée certaine dans le contexte actuel où le système éducatif français est presque entièrement public.

 

Pourtant le chèque-éducation, pour ne citer que lui, entérine la mainmise de l’État sur l’éducation et ne peut donc prétendre résoudre certains problèmes liés à celle-ci. Il est aussi difficile de penser qu’elle puisse être une mesure transitoire vers un système davantage privé. Car il ne suffit pas d’appliquer une  gestion privée dans le secteur public pour obtenir les bénéfices d’un marché qui fonctionne librement. Le risque dans ce type de réforme est qu’elle n’enraye pas les effets pervers de la gestion publique et crée d’autres problèmes qui seront bien entendu mis sur le compte d’une trop grande libéralisation et serviront à prôner le retour en arrière.

 

Enfin, l’association « Alliance pour la séparation de l’école et de l’État » explique que le chèque-éducation pourrait même permettre à l’État de mettre son grappin sur les écoles privées, le financement public devenant alors conditionné.

 

Dans de telles conditions, instiller une authentique dose de concurrence et de libéralisation dans le secteur public de l’enseignement paraît être le meilleur moyen de proposer une éducation plus digne de ce nom.

 

 

 

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Ronny Ktorza, diplômé de l'IEP d'Aix-en-Provence et d'HEC, est avocat depuis janvier 2011
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Pourquoi ne pas plutôt créer des bourses conséquentes versées directement aux élèves , à partir de 12 ans et pour leur seul mérite qui leurs permettraient d’accéder aux pensionnats des établissements de leur choix ?
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bonjour,
Effectivement une série d'articles sur l'éducation nationale forts passionnants
Et maintenant un chèque ? permettez moi quelques remarques
1- Tout le monde développe sur le thème qu'en gros l'éducation va mal, sauf moi qui y travaille et je me demande, pourquoi j'y reste, un peu fatigué par toutes ces analyses de meilleurs spécialistes que moi.
2- Vous avez tous des enfants ? que pensent-ils des analyses de leurs ainés ? et si on décidait à l'avenir que ce soit les enfants qui choisissent leurs parents. Attendez qu'ils aient 16 ans, qu'ils retrouvent les articles que vous écrivez tous aujourd'hui, ils vont vous renvoyer au centuple leur analyse de votre réussite sociale et de la vanité qui en découle.
3- L'éducation, on parle instruire? êtes vous bien sûr que vous ne confondez pas avec dressage?
4- Mais bon sang, il y a longtemps qu'elle existe cette possibilité pour les gens instruits de ne pas envoyer leurs enfants à l'école et de se charger vous même de leur instruction, sans casser les pieds aux autres.
5- Enfin, un chèque pour acheter quoi ? une attestation que votre fils est bien le fils de son père brillant ? est-ce bien lui rendre service ?

votre humble serviteur
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Enseignement et commerce ne font pas obligatoirement bon ménage.
L'apprentissage est nécéssairement un effort, un travail, une peine que l'on se donne.

Si la discipline et les saines conditions de travail sont des évidences acquises alors il peut y avoir une concurrence.

Mais sitôt que l'enseignant ou l'école doit lutter contre des paresseux ou des fauteurs de troubles avant de réunir les conditions de tarvail normales, alors la relation client-fournisseur de service est inadaptée et totalement inefficace.

La formation des adultes consentants est déjà dans un système de concurrence et "marche" mieux que l'école. L'apprenant paye d'autant mieux de sa personne qu'il a déjà payé de sa poche.
Au collège par contre, pour tenir des ados pas-élevés, et des parents revendicateurs, bon courage !

LOL: j'imagine le soldat dire à son adjudant de compagnie: Si tu me fatigues encore, si tu me fais marcher demain, je vote pour un autre régiment et je paye une autre équipe de sous-off' ! LOL La victoire est à portée de main.

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