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Que faire ?

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Publié le 09 octobre 2012
2672 mots - Temps de lecture : 6 - 10 minutes
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Rubrique : Billets d'Humeur

 

 

 

 

Mes chères contrariées, mes chers contrariens,


L'un de nos camarades contrariés m'écrivait il y a quelques jours la chose suivante : « Ceci pour dire qu'il est aisé de critiquer l'augmentation des impôts... La question que je me pose est : que devrait-il faire ? »

Hervé B. me parlait d'un édito dans lequel je critiquais la politique du tout fiscal de notre gouvernement. Mais la question essentielle reste bien « que devrait-il faire ? »


Je ne critique pas le gouvernement parce qu'il est socialiste, cela n'est d'aucune importance. Je critique ce qui me semble mauvais, en mon âme et conscience. D'ailleurs, j'ai trouvé que le discours de la conférence environnementale était un grand pas justement vers une solution et vers la réponse à la question : « Que faire ? »


Ce n'est pas de la langue de bois. Loin s'en faut. Mais la première réponse à cette question tient en d'autres questions préalables auxquelles nous devons d'abord répondre.


Contre quoi nous battons-nous ?


Pour répondre à cette question du « que faire », encore faut-il être capable d'établir un diagnostic partagé. Jusqu'à présent, on ne peut pas dire que les raisons de la crise actuelle fassent l'objet de débats intenses y compris par les économistes.


Pour certains, la crise est financière et trouve son origine dans les errements de la finance, dans une mauvaise régulation ou encore dans la désormais très célèbre crise des « subprimes ». C'est vrai et c'est partiel.


Pour d'autres, la crise, c'est la « faute à » la mondialisation. Nous avons perdu nos capacités de production au profit des pays émergents et du premier d'entres eux, la Chine. Nous devenons des musées, des économies basées sur les services immatériels. Nous ne produisons plus de véritables richesses, mais, surtout, en passant d'une économie de la production à une économie du service, nous avons supprimé une part significative des emplois. Or le travail reste, dans nos économies, le principal vecteur de redistribution.

C'est vrai et pourtant c'est partiel.


Pour les écologistes, la crise est environnementale. Nous détruisons notre planète. Nous consommons chaque année plus de ressources que la Terre ne peut nous en fournir. Nous devons devenir « décroissants ». J'ai déjà exprimé à de multiples reprises mon point de vue, en dehors de toute idéologie « écolo ». La croissance infinie dans un monde fini est, par nature, une aberration intellectuelle. Alors, c'est vrai bien sûr. Mais c'est partiel.


Pour les souverainistes, les nationalistes ou les patriotes (je le dis sans aucune connotation négative de quelque sorte), la crise, c'est la « faute à l'euro », « la faute à la monnaie unique ».


Comme l'a encore si bien dit Nicolas Dupond-Aignan à l'assemblée nationale lors du débat sur le traité budgétaire, il est illusoire de croire que nous pouvons avoir une monnaie unique, alors que nous avons des zones économiques hétérogènes, si cela n'est pas accompagné d'une économie de transfert des pays riches, compétitifs et excédentaires, vers les pays pauvres, peu compétitifs et déficitaires. C'est parfaitement vrai. D'autant plus que nos grands amis allemands ne semblent pas particulièrement pressés de payer pour toute l'Europe du Sud, France comprise. J'en veux pour preuve les dernières déclarations du Ministre allemand, disant avant son arrivée à l'Eurogroupe qu'il n'est pas utile que l'Espagne demande l'aide de l'Europe, ce qui peut vouloir dire aussi que l'Allemagne n'a pas envie de payer pour l'Espagne.


Donc, tout cela est parfaitement vrai. Et pourtant c'est partiel.


Pour les libéraux, la crise, les déficits, la dette, tout cela, ces boulets qui enchaînent nos économies, c'est lié à la présence d'un état omniprésent, omnipotent, omniscient et omnivore de richesse produite. Trop d'état, trop de dépenses sociales, trop d'assistanat, trop de taxes pour financer des états providence devenus obèses.


C'est assez vrai en Europe, particulièrement du Sud. Cela l'est nettement moins pour les pays anglo-saxons, Royaume-Uni et États-Unis en tête. Alors oui, l'état est trop gros, particulièrement en France, mais l'endettement est partagé par tous les pays occidentaux, y compris les plus libéraux. Alors c'est vrai. Mais encore une fois, c'est partiel.


Pour les socialistes, les communistes, les crypto-marxistes, et toute autre personne teintée des idéaux de gauche (je le dis sans aucune connotation négative de quelque sorte), la crise est liée à l'ère de l'argent-roi, à une mauvaise redistribution des profits et des inégalités qui augmentent. Pour eux, la crise, c'est les banques et les banquiers. Surtout les traders. Ceux qui font n'importe quoi, et disons-le, ces derniers temps il y en a un paquet. La crise, c'est aussi un manque de régulation. La mise au pas de la finance et la fin du toujours plus de profits et ses cortèges de licenciements boursiers.


C'est évidemment vrai. Mais c'est partiel.        


Pour les européistes, la crise, c'est le manque d'intégration européenne et l'absence de fédéralisme. Il faut donc forcément plus et mieux d'Europe, moins de décisions nationales, plus de décisions fédérales, de mécanismes communs.

Il faut le renforcement de l'intégration européenne, des « unions bancaires », fiscales ou budgétaires. C'est bien sûr vrai. Il ne peut y avoir de monnaie unique avec 16 pays différents. Néanmoins, cela reste partiel.


Une crise multifactorielle


Vous l'aurez compris, et cette liste est loin d'être exhaustive, la crise que nous affrontons n'est pas qu'une crise de gouvernance, elle n'est pas qu'une crise d'endettement, elle n'est pas qu'une crise environnementale, elle n'est pas qu'une crise européenne ou de la monnaie unique l'euro, elle n'est pas qu'une crise de l'état providence, elle n'est pas qu'une crise démographique, elle n'est pas qu'une crise de la mondialisation et de ses déséquilibres.


Non, la crise que nous affrontons est le cumul de l'ensemble de ces crises. À un tel niveau de complexité, d'imbrication, de déséquilibre, le terme même de crise est impropre.


Nous ne sommes pas en crise. Nous sommes face à une reconfiguration complète de nos modes de fonctionnements économiques sous la pression de facteurs historiques. Nous entrons dans un nouveau monde. Quitter l'ancien ne peut se faire que dans la souffrance.


Des enjeux démographiques aux volontés de puissance de certains états, de la construction européenne qui nous est proche à celle de nouveau grands ensembles, des progrès technologiques destructeurs d'emplois à la mondialisation, du défi de la redistribution des richesses à celui de l'alimentation, partout, le monde que nous avons connu après la Seconde Guerre mondiale s'effondre.


Avec cet effondrement, ce sont nos certitudes qui vacillent, qu'elles soient politiques, économiques, géopolitiques, ou même scientifiques et techniques, sans oublier les aspects sociétaux.


Un peu d'histoire


La croissance économique est, pour la grande majorité, synonyme de croissance du confort, du bien-être. Bref, la croissance économique, c'est le progrès sous toutes ses formes ! C'est globalement vrai depuis le début de la révolution industrielle.


Depuis l'avènement de cette période, notre modèle économique – à l'exception notable de l'épisode communiste qui fut une parenthèse de 70 ans refermée pour cause d'échec – est celui de la croissance infinie, basée sur la consommation de masse et de l'énergie abondante et peu coûteuse.


Jusqu'à présent, notre planète pouvait nous fournir les ressources nécessaires. Ce n'est plus le cas.


Parallèlement, depuis la Seconde Guerre mondiale, le monde était « géopolitiquement » gelé, bloqué par la guerre froide.


L'empire soviétique était à l'abri du rideau de fer. La Chine recluse derrière sa grande muraille. Il y avait deux mondes qui ne se parlaient pas. Dans ce monde d'autrefois, la mondialisation n'était tout simplement pas possible. Les délocalisations ne pouvaient pas se produire.


Quelque part, dans un monde aussi fermé, les idées mêmes s'échangeaient moins vite. Les progrès étaient plus lents. La courbe de l'évolution de la population que nous reproduisons ci-dessous est à l'image de l'évolution de notre monde où tout est devenu exponentiel depuis la chute du mur de Berlin. 1990. Voilà la césure.


1990, le début d'une fin annoncée


Comme tout raisonnement de ce type, évidemment, cela reste partial. Néanmoins, la grande rupture, c'est bien la chute du mur de Berlin qui matérialise l'effondrement du communisme.


Beaucoup l'ont vu comme la victoire par K.O. du capitalisme et donc de sa suprématie intellectuelle. C'est vrai, mais partiel encore une fois ! Le communisme, par son existence même, était en réalité le meilleur des contrepouvoirs au capitalisme triomphant et dérégulé. C'est la chute du communisme qui entraîne une dérégulation massive de l'ensemble de nos économies. Vingt ans après, nous pouvons constater les dégâts d'un système totalement brinquebalant.


La mondialisation, les délocalisations et les dérégulations sont les enfants directs de la chute du mur de Berlin. Ni bien, ni mal, c'est un fait.

Sans contrepouvoir idéologique, nous ne pouvions qu'aller vers des excès prévisibles compte tenu de la nature humaine qui, dans ses grandes masses, n'a jamais brillé par la sagesse.


A la question « que faire », on peut presque affirmer que nous ne ferons rien !


Alors effectivement, des réponses existent, et nous en reparlerons plus loin. Avant tout, je souhaitais revenir sur un point qui me semble déterminant.

Pourquoi depuis cinq ans nous n'avons pas fait grand-chose et pourquoi nous ne ferons rien de plus dans les cinq ans qui viennent.


Sans doute parce que nos sociétés sont figées. Par figées, j'entends que les positions naturelles sont toutes occupées et prises, que des acteurs sont là, que chaque groupe est également constitué en groupe de pression et veille naturellement à la préservation de ses intérêts. Ni bien ni mal là encore, mais une simple constatation factuelle du mode de fonctionnement de nos sociétés.


Des syndicats au patronat, des lobbyistes aux groupes de pression, le moindre changement, la moindre réforme se heurte à une résistance farouche de ceux qui « ont à perdre » dans la nouvelle donne envisagée.


Certains me diront que les Américains n'ont pas vraiment le problème de la « CGT ». Certes. Mais ils ont le problème de Wall Street. C'est certainement aussi grave, si ce n'est plus !


Nos sociétés ont atteint des niveaux où elles sont tout simplement irréformables. Cela s'est déjà produit à de multiples reprises dans l'histoire du monde.


Le changement n'est en réalité possible qu'à partir du moment où on ne peut plus le différer. Ce moment est souvent celui de l'effondrement.


Que le gouvernement soit UMP ou PS, peu importe. La marge de manœuvre dans tous les cas est extrêmement faible si l'on souhaite « respecter » les codes et les dogmes en vigueur.


Rester dans le cadre, c'est aller tout droit à l'échec pour toutes les raisons que nous avons listées plus haut. Sortir du cadre prématurément, c'est prendre un risque politique majeur.


Logiquement, nous préférons donc tous nous tromper collectivement que de prendre le risque d'avoir raison tout seul.


Alors que faire ?


La fiscalité environnementale.


Il faudrait mettre en place une véritable fiscalité environnementale, qui prendrait en compte le véritable coût de production d'un bien. Son coût de production, ce n'est pas que la main-d'œuvre. C'est aussi et surtout le coût de la matière première non-renouvelable, le coût en pollution, le coût en transport. Avec une fiscalité comme celle-là, le prix des choses changerait du tout au tout. La nécessité des délocalisations aussi. Les bénéfices des grandes multinationales chuteraient de façon dramatique. Des millions d'actionnaires perdraient beaucoup d'argent. Nous ne le ferons pas et pourtant nous y viendrons.


Répudier la dette.


Il faudrait répudier les dettes, plutôt que d'essayer de faire croire désespérément que nous arriverons à la rembourser à coup d'austérité de plus en plus forte au fur et à mesure où les récessions s'aggravent en raison même des plans d'austérité décidés pour pourvoir payer les dettes. Absurde ! Vouloir payer à tout prix les dettes a pour conséquence une insolvabilité empêchant de les rembourser !!


Ne pas rembourser les dettes, c'est ruiner l'ensemble des épargnants en une seconde. Toute l'épargne de millions de vies anéantie en une décision. Le lendemain, ce sera l'impossibilité pour l'état d'emprunter sur des « marchés » qui n'existeront plus. Nous ne le ferons pas et pourtant nous y viendrons.


Sortir du carcan de l'euro.


Il faudrait sortir de la monnaie unique. C'était une belle l'idée, comme l'Europe d'ailleurs. Cela ne pouvait pas fonctionner. L'euro était une construction politique. Pas une construction économique. Il n'y a pas d'Union de transfert et il n'y en aura pas puisque les Allemands considèrent à juste titre qu'ils n'ont pas vocation à payer les RSA et la CMU française.


L'euro fort pour les Allemands est une bonne chose. Il étouffe les pays moins compétitifs comme la France. Il détruit les pays encore moins compétitifs comme l'Espagne. Il anéantit carrément des pays comme la Grèce.

Le temps de la construction européenne n'est pas celui des crises ni des marchés. Il vaut mieux sortir en bon ordre que d'attendre la catastrophe inévitable. Nous ne le ferons pas et pourtant nous y viendrons, car l'euro est en train de se disloquer sous vos yeux.


Accepter la décroissance et le capitalisme durable.


La croissance infinie dans un monde fini, c'est fini ! Terminé. Deux solutions :


-       nous éliminons 50 % de la population humaine par un génocide dont les critères d'épuration sont à déterminer ;

-       nous essayons tant bien que mal de vivre tous ensemble, le mieux possible. Et là, pas le choix. Nous devrons choisir ce que nous ferons croître, comme certaines technologies, et nous devrons choisir ce que nous ferons décroître, comme certains aspects de la surconsommation stupide que nous pouvons tous les jours constater.


Un monde plus sobre ne remet pas en cause le capitalisme ! D'ailleurs, le capitalisme n'existe réellement que dans sa définition la plus simple : le respect de la propriété privée et les moyens de production privés (mais pas forcément de façon exclusive d'ailleurs). Pour le reste, le capitalisme évolue à travers les époques.


Dans une économie de la décroissance, une société comme Carrefour ou l'Oréal, dont les business model sont basés sur la consommation de masse, ne sont pas l'avenir. Ils sont le passé du futur monde. L'adaptation sera difficile. Elle signifie pour la majorité des entreprises la disparition, ou en tout cas une forte décroissance, des flux financiers captés. C'est pour cela que personne ne veut en entendre parler. Alors nous ne le ferons pas et pourtant nous y viendrons, nous n'aurons tout simplement pas le choix.


La refonte du système monétaire.


Après une débâcle monétaire suite à l'explosion de la bulle mondiale d'endettement, il faut être capable de redonner confiance aux acteurs dans une nouvelle monnaie. De tout temps, ou pour être plus précis depuis la nuit des temps, la monnaie est l'or.

Pour beaucoup, le retour à l'étalon-or est illusoire, parce que la quantité limitée d'or ne permet pas de « financer » la croissance.


Or nous rentrons dans l'ère de la rareté et de la décroissance. Dans un tel contexte, c'est la décroissance de la masse monétaire qu'il faut gérer. Pas son expansion. Dans le monde à venir, l'or, les lingots, et les pièces d'or seront incontournables.

Après de grandes tribulations, il faut une grande stabilité. L'or apportera cette assurance. L'or pourra rassurer.


Alors, les solutions existent. Je les ai brièvement esquissées dans ces quelques lignes. Elles ne sont pas exhaustives et pourraient faire l'objet d'un texte infiniment plus long et plus détaillé. L'essentiel n'est pas la lettre mais l'esprit.


Nous assistons à la fin d'un monde mais pas à la fin du monde. Nous aurons autre chose à reconstruire. C'est un défi passionnant. Rien n'est écrit. L'homme est capable du meilleur comme du pire. Je veux espérer qu'un monde plus efficient, plus raisonnable sortira de tout ça. Mais nous n'y sommes pas encore. Si certains d'entres nous ont conscience du monde qu'il faudrait bâtir, personne ne prendra la responsabilité du début des travaux. C'est pour cela qu'il faut que le monde d'aujourd'hui disparaisse pour que l'on puisse ensuite édifier celui de demain.



C'est ce qu'un illustre économiste a nommé la destruction-créatrice. Hélas, pour beaucoup, la phase de destruction est douloureuse.

La décroissance n'est pas une punition, elle est la solution, nous ne le ferons pas et pourtant nous y viendrons.



Charles SANNAT

 

 

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Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires Il a exercé les fonction de directeur des études économiques de la société Aucoffre.com de 2012 à 2015, et créé le Contrarien Matin un site de « décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique ». Il a fondé en Septembre 2015 le site Insolentiae.com et se consacre depuis pleinement à ce nouveau projet éditorial.
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Un de vos meilleurs articles, tout du moins que j'ai pu lire.

Vous avez tous (ou en partie) lu un vieux livre de SF. Il est étrange de voir qu'en général 40 à 50 ans se passe et que la fiction deviennent réalité.
Un fleuve noir des années 60, et nous tombons en plein sur ce qui se passe aujourd'hui. Et donc, si nous continuons de dérouler le fil on peut voir :

(actu) -Physicien Français avec prix nobel pour capture de protons.
--> conquête de l'espace. Et migration planétaire.
Soit on s'entre tue, soit on migre. Ou les deux.

Ah, et certains "riches" ont déjà payé des millions de dollar un billet pour eux et leur famille, pour du vent jusqu'à présent. Vous croyez que personne ne travaille et que l'on peut flouer un magnat si facilement??

Enfin, dans tout les cas, le monde de demain je l'espère sera épique et je pense que nous assisterons à un renouveau, un nouvel espoir (espace) de nouvelle religion apparaitrons et quoi qu'on en dise, le monde se ré-enchantera. Car franchement la, on nait presque avec une corde... un peu de "fantastique" ne fera pas de mal.
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Bref, on aura besoin de quelques onces d'or et un bon fusil chargé.
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que ? qui ? comment ? quand ? avec quoi ? où ? ... Autant de questions sans le moindre intérêt et dont la recherche de réponse n'est de brassage de vent et paroles inutiles. La seule et unique question qui conditionne la causalité et sur laquelle il convient de se concentrer : pourquoi ?
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Pourquoi?
La réponse est claire comme de l'eau de roche.
Parceque nous vivons dans un système politique électif et qu'une élection, par nature, s'achète.
Par les prodigalités quand on est au pouvoir ou par des promesses quand on y aspire.

On ne sort pas de l'impasse tant qu'on a pas traité la cause.
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si vous vous arrêtez à ce stade là du pourquoi ...
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Je ne suis pas sûr de comprendre votre réponse / ajout.


-Les comptes sont chaque année déséquilibrés.
-Le déséquilibre ne vient pas d'une insuffisance des recettes, les prélèvements sont déjà parmi les plus élevés du monde et de l'histoire.
-Le déséquilibre vient de multiples excès de dépense.
-Sans système électif (qui plus est exonéré de contrôle), pas d'EXCES de dépense.

On entend: les comptes sont déséquilibrés à cause d'une insuffisance imprévue des recettes. Evidemment, on peut prévoir une hausse de 3% de l'assiette de l'impôt (croissance prévue) pour ensuite pleurer sur la dure réalité. Certains parlent alors de chiffres fiables, d'agences indépendantes, c'est toujours la même escroquerie pour justifier toujours plus de dette.
Il SUFFIT d'organiser un fond de roulement, un décalage de trésorerie d'un an et dire que la dépense à partir du 1er Janvier 2013 est plafonnée au montant des recettes2012 REELLES connues au 31 décembre 2012.
On économise au passage les honoraires des technocrates de la commision indépendante, on se contente des chiffres des braves fonctionnaires du Trésor.

On retombe les pieds bien sur terre, comme un particulier sans carte de crédit qui dépense au cours du mois d'Octobre les sous gagnés en Septembre et payés en fin de mois.
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ça c'est le premier niveau d'analyse à "pourquoi ?"
questions suivantes : "pourquoi la majorité des gens ne remettent pas en cause un tel système dont ils constatent les dérives et dont ils pâtissent ?"
"pourquoi aiment-ils qu'on leur mente alors qu'ils savent consciemment que c'est du mensonge ?"
"pourquoi, même s'ils ne passent pas à l'action, refusent-ils la réflexion ?"
"pourquoi une bonne partie de la population se complait dans le rôle de victime ?"
...
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Les gens en question pâtissent à long terme mais touchent du fric à très court terme.
J'ai déjà lu ici: quand on me donne droit à toucher de l'argent, je ne le refuse pas, je le prends.

Rien ne ressemble plus à Dieu que Satan. Rien ne ressemble plus à la vérité (avec ou sans majuscule) que le mensonge. Et bien généralement le mensonge est plus beau à entendre que la vérité, surtout s'il vient de quelqu'un qui a quelque chose à obtenir de nous.

Passer à l'action? Ces flux d'argent facile sédatisent et stérilisent. Lutter pour recevoir moins, c'est trop demander à ceux qui ont très peu.

Le goût du rôle de victime est une caractéristique qui remonte à l'époque gauloise. Avoir droit aux égards, que les autres ou la société vous soient redevable des honneurs, des pensions, des indemnisations, voila qui séduit le Gaulois.
Finalement, l'attitude des baby-boomers qui se languissent des dernières années de travail avant la retraite n'est qu'une variante de cette tendance. La meilleure place de cette société? C'est jeune retraité en pleine santé! Avec ça on n'est pas sorti de l'ornière...
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réponses à l'emporte pièce qui montrent que vous n'avez pas accordé de temps à la compréhension des problématiques. (oui, je sais c'est pas agréable à lire mais c'est un fait ; je vous invite à réfléchir à la notion de "mensonge à soi même").
sauf si vous croyez à l'école à cause des notes de commentaires, je vois aucun intéret à essayer de répondre rapidement à des questions qui n'ont comme objectif que de prolonger votre réflexion plutôt que de parader dans des commentaires. Et encore, il n'est pas tout à fait normal de poser ces questions ici, c'est chacun qui devrait se les poser à soi même, et les rendre publique que si il ne trouve vraiment aucune réponse après avoir cherché.

(notes de commentaire qui sont une plaisanterie. ceux qui se sont emmerdés à noter négatif mon commentaire source ont perdu leur temps en plus de montrer leur refus de voir les choses en face et de me faire bien rire au passage. en deux minutes je peux le faire devenir largement positif, tout comme je peux faire plonger n'importe lequel autre. le webmaster devrait enlever cette fonction, tout simplement)
"Une election est une vente aux enchères par avance de biens à voler".

Ayn Rand
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hum, je n'aime pas les analyses orientées de Ayn Rand.

Et ceux qui procèdent au vol sont (quelque soit les pantins élus ; de toute façon si vous les servez pas vous n'aurez aucun accès aux médias et encore moins à l'élection) ceux qui financent les campagnes et arrosent les politiques et fonctionnaires : ils en ont rien à faire d'un calendrier électoral et pour eux il faut juste que le système électif soit celui qui ai cour afin de procéder en permanence au vol du bien commun.
Ou vais-je ?
Où cours-je ?
Et ma tête où la fourre-je ?
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ah ouais. et à l'insu de votre plein gré, ou ... ?
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La répudiation de la dette fictive ?

Bah , ce ne serait que justice.
Car la dette est odieuse, crée par des lois anticonstitutionnelles, fondée sur de l' argent inventé , alors que nous aurions pu faire exactement la même chose sans intérêts avec une banque centrale nationale indépendante du système rothshildien et de plus irremboursable même sur plusieurs génération de mise en servitude.

En outre , ce que beaucoup oublient de signaler est que dans le paradigme actuel nous sommes obligés par l'art 123 du traité de Lisbonne de rembourser les voyous avec de l'argent ... nouvellement inventé par les voyous.

C'est fondamentalement une monstruosité criminelle , une condition léonine qu'une poignée de vieux débris psychopathes ont imposée à des peuples par la corruption des zélites .

La solution et la justice passe aussi par la lanterne.


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..."alors que nous aurions pu faire exactement la même chose sans intérêts avec une banque centrale nationale indépendante "...

Nous savons bien que la bonne politique n'aurait pas été de faire la même chose avec d'autres outils.
La dette pour consommer au quotidien, c'est une erreur en soi.
Pour des investissements rentables, on peut discuter de savoir s'ils doivent être financés à crédit ou pas.
Mais pour des salaires, du chauffage ou des subventions aux copains, c'est non! peu importe que ce soit des francs auto-inventés ou des euros inventés par procuration.
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Certes , je ne veux pas faire l'apologie de la dette sauf si formée de monnaie publique afin de financer des programmes de travaux , d'investissements profitables à la nation.
Certainement pas de financements de fonctionnement et encore moins pour payer les intérêts de la dette précédente.

Remarquons aussi que dans la situation actuelle le déficit provoqué par une politique clientéliste favorise le complice banquier qui va fournir quelques dizaines de milliards sortis du néant contre intérêts, tout en assurant l'élection du corrompu mégalomane aux manettes .
Le contribuable paiera .
C'est tout bénéfice .
L'argent dette privé est l'aléa moral par excellence.
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Le véritable intéret de la répudiation de la dette est que cela porterait un coup mortel à l'alliance diabolique entre les banquiers et les états, et couperait net le moteur de l'Etat corrompu et clientéliste (état providence, pardon).
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D. vous êtes consternant dans votre erreur, je vous ai donné courant septembre les sources officielles pour arrêter de dire n'importe quoi sur ce site mais vous persitez. La dette publique est financée avec l'épargne mondiale sur les marchés financiers, c'est le sens de l'article 123 du Traité de Lisbonne. Les banques ne financent pas la dette de l'Etat reportez vous au site de l'Agence France Trésor et aux réglementations de Bâle, une bonne foi et virer votre cutie. C'est infrnal de lire de telles âneries, à votre âge, enfin. reprenez vous il est encore temps.(humour et respect)
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@ CLAUDE F.

Il y a d'autres "consternants" comme Asselineau ou Le Pen qui refusent l'arnaque de la dette , la mise en servitude par la dette fictive , la vente des biens nationaux pour payer l'escroquerie.

Et vous , cher Monsieur , vous êtes payés à la prestation pour votre tentative de désinformation ?

Merci d’arrêter de soutenir que les personnes qui refusent la main mise des voyous sur notre société disent "n'importe quoi " en n'apportant strictement rien dans le débat.

Tenez , pour votre éducation , il n'est jamais trop tard pour devenir un honnête homme :
http://www.fauxmonnayeurs.org/





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J'ai beaucoup apprécié votre article : Cela fait un certains temps que mes réflexions tournent autour des points que vous indiquez.
Je crois en effet que la crise dont nous parlons depuis maintenant 4-5 ans est bien plus complexe qu’une crise économique et financière.
Elle est effectivement multifactorielle et systémique. Systémique au sens système de société. Il nous faut inventer un modèle de société radicalement différent qui prend en compte les valeurs fondamentales et la gestion responsable et pérenne de nos ressources au sens large du terme.

Une remarque qui me semble importante: Dans une économie de décroissance partielle, basée sur la durabilité des ressources (longévité/réutilisation des produits) et la production automatisée, il me semble inévitable de gérer correctement les ressources humaines pléthoriques afin d’éviter le chômage et sa conséquence : la dépression, l’exclusion et la révolte. Le partage du temps de travail/ temps libre et une réorientation significative de ces ressources humaines vers les services améliorant le Bonheur Brut de la société et non son PIB pourrait être une voie possible. Cela serait possible si notre modèle de société valorisait ces acteurs et leurs contributions.

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Quelle est l'unité de mesure du Bonheur Brut de la Société?
Comment quantifier les objectifs et les progrès ?

Le taux de natalité est un indice réel, mais bien incomplet.
Le taux de suicide chez les jeunes?
La décroissance du "chiffre d'affaires" de la sécu ?

Certains artisans travaillent avec un petit poste de radio. Combien travaillent (encore) en sifflottant ou en chantonnant ?
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Il n'est pas possible de créer une unité de mesure du bonheur global de la société, parce que ces données sont subjectives, c'est à dire qu'elles différent selon chaque personne.

Il n'est donc premièrement pas possible de les quantifier, et secondement de les aggréger
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Le Bonheur Intérieur Brut a été introduit au Bhoutan en 1972: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bonheur_national_brut
Un certains nombres de critères et d'indices ont été définis pour ce petit pays. Il faudrait probablement faire évoluer ces indices pour nos sociétés probablement plus complexes.
Je crois qu'une société basée sur la richesse matérielle et au toujours plus dans un monde fini est voué à l’échec. Par ailleurs, investir et former nos ressources humaines sur la connaissance, les services, les arts, les services utiles a la collectivité et aux personnes pourrait être une alternative au marasme actuel o’u des millions de personnes n’ont plus de travail et de rôle dans la société.
Cette voie est probablement difficile et longue a mettre en place mais l’alternative (extrême pauvreté, guerres, exterminations et révolutions) pourrait s’avérer bien plus pénible. Il est donc temps que les politiques et les économistes deviennent un peu plus visionnaires et créatifs afin d’initier une rupture dans notre modèle sociétal et économique (la croissance n’est plus la solution a tous nos problèmes) car celui que nous avons a épuisé ses cartouches. Je pense que c’est ce que nous vivons aujourd’hui : un besoin de rupture.
La problématique du bonheur brut est toujours la meme : il n'est pas possible de le quantifier parce que c'est une donnée individuelle et subjective. Personne n'a la meme définition.

La seule manière de le faire est de manière autoritaire. Mais là, comme le disait Orwell, mieux vaut etre du coté de ceux qui décident ce qui est bon pour les autres, parce qu'il y en aura toujours qui seront plus égaux que d'autres.
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La problématique du bonheur brut est toujours la meme : il n'est pas possible de le quantifier parce que c'est une donnée individuelle et subjective. Personne n'a la meme définition.

La seule manière de le faire est de manière autoritaire. Mais là, comme le disait Orwell, mieux vaut etre du coté de ceux qui décident ce qui est bon pour les autres, parce qu'il y en aura toujours qui seront plus égaux que d'autres.
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Bravo Charles.

Je pense comme vous. Ca fait du bien de vous lire car dans mon quotidien, je me sens un peu seul avec mes opinions (tant pis pour les autres, mais on n'aide personne contre son gré, et comme disait le grand-père que j'aurais rêvé d'avoir, je ne parle plus aux cons, ça les instruit).

Je pense comme vous. Il y aura forcément une période de grand désordre avant la reconstruction du système. Chaque "père de famille" consciencieux veut le meilleur pour les siens, voilà pourquoi l'ensemble de mes ressources est dirigé dans la préparation de ce virage dangereux. Ca prend beaucoup, beaucoup de temps. Et d'argent, mais je préfère dire monnaie, comme les rosbifs.

Je pense comme vous. Il y a peut-être beaucoup de choses à faire mais nous ne ferons rien. Le changement, c'est pour bientôt, qu'on le veuille ou non, mais ce ne sera pas celui qu'ils ont annoncé. Les choses seront beaucoup plus claires après. Rien n'empêche d'y réfléchir à l'avance, mais mon avis ne pèsera que si je suis encore là "après", physiquement et surtout économiquement. Je m'y prépare aussi.

Je pense comme vous. Les abrutis qui nous gouvernent sont comme de bonnes grosses carpes bien connes dans leur bassin bien calme, n'ouvrant un oeil que pour se chamailler un grain de maïs. La jeune génération attend bien sagement que les plus vieux passent tranquillement la main, prêts à continuer à tourner en rond. Le jour prochain où leur bassin sera ouvert à tous les courants, ils seront emportés bien loin, incapables de nager, tout à leur étonnement. Je m'en félicite.

Je pense comme vous. Mais vous le dites tout haut, alors bravo. Et merci.
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"La jeune génération attend bien sagement que les plus vieux passent tranquillement la main, prêts à continuer à tourner en rond."

Il y a de vrais problèmes avec les baby-boomers, qui, a bien des égards, n'ont pas fini de se distinguer (en mal) au regard de l'Histoire.
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Bon diagnostic et la solution est simple : abolir les états, restaurer les nations et punir les voleurs. C'est tout.
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hahahahaaha restaurer les nations....je suis belge, wallon et travaille 2sem/mois en espagne...gros dilemme, à moins que ma famille ne devienne une nation...enfin non, je deviendrai flamand et voterai pour un quelconque parti populiste bien ancré sur ses racines $$ !
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la nationalité est innée, personne ne peut la changer.
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La nationalité est liée à la naissance.
Plus important que les Nations il y a les Peuples.
La notion de Peuple repose sur un ressenti, ou un sentiment.
En l'occurence on a "le droit" de changer de sentiment au cours d'une vie.
Des individus peuvent avoir des naissances différentes et se sentir bien dans un même peuple.
Les nations ne sont pas éternelles, elles peuvent même être fondées de toutes pièces.

Pour bâtir quelque chose de solide il faut s'appuyer sur les peuples.
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L'idée de nation est très récente, elle n'est donc certainement pas innée, parce qu'elle n'a pas de caractère universel.

En pratique, elle est confondue avec l'organisation administrative du territoire sur lequel elle s'applique. Et elle se change très bien, vous savez.

Regardez la France. On supprime les départements, bientot le pays et nous serons une belle province d'une nouvelle nation européenne.
Je considère personnellement qu'il n'y a plus de peuple français en ce sens qu'il n'y a plus une seule question qui fasse l'unanimité, même pas le football!

Quand à la nation... Depuis longtemps on ne demande plus aux naturalisés de s'être naturalisés, c'est à dire de s'être rendus tellement semblables aux naturels que l'autorité d'état civil les reconnait identiques à eux. On ne demande pas non plus d'assimilation, ce qui nécessite un temps que l'on ne prend plus. On revendique même par contre l'intégration.
Des l'instant qu'on parle d'intégration il n'est plus permis de parler de nation.

Les évènements des dernières décennies me font douter sérieusement de l'existence d'une nation française.
Les montagnes de difficultés à obtenir des solidarités en est la preuve la plus visible.
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La on s'éloigne du sujet mais je veux bien répondre.
Chaque nation a son territoire, son peuple et sa culture. L'état-nation est une invention récente destinée à faire la guerre, l'état-nation est une arme. L'état n'a pas de légitimité pour appeller "français" un tel et "Italien" un autre. En le faisant l'état vole notre identité en nous transformant en des unités de base indistinctes et interchangeables. Seule la filiation nous donne notre identité et définit de quel peuple nous faisons partie et quelle est notre nation. La nation est donc notre patrie avec son territoire et sa culture. On peut naître et vivre à l'étranger sans renier sa patrie, et si on choisi de le faire cela ne peut être qu'artificiel. On devient alors citoyen d'un autre pays avec le papier officiel qui le dit mais notre nationnalité est inaliénable.
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Il existe des termes différents qui cachent ou décrivent plutôt des concepts différents. Eviter les confusions et les amalgames c'est d'abord appeler un chat un chat.

La nation est une notion récente qui à défaut d'être raciste, est en tout cas basée sur la seule biologie. On ne choisit pas sa nation, on ne la répudie pas non plus.

Le peuple est l'ensemble de ceux qui ont le sentiment d'avoir quelque chose en commun.
Evidemment, lorsque les migrations sont réduites on peut confondre peuple et nation. Sauf qu'on peut changer de peuple au cours de sa vie, on peut entrer dans le peuple de son conjoint, on peut être naturalisé.

Le territoire est encore autre chose. La Bilble par exemple est l'histoire d'un peuple qui n'a pas de territoire. Et il y a bien sûr des territoires qui ne portent ni peuple ni nation.

La culture suit encore une autre logique. Elle est le deuxième niveau de la civilisation:
-l'agriculture (quand on cesse d'être nomade!)
-la culture (quand on n'a plus faim et que l'esprit s'élève à la langue, aux arts etc)
-le culte (quand on ne se sent plus singe et que l'on vénère son dieu).
Une culture n'a même pas besoin de peuple ni de nations ni de territoires puisqu'elle peut survivre à tout cela.
Ex: La culture grèque ou romaine a toujours un sens aujourd'hui, elle peut perdurer dans les esprits de nos contemporains sans qu'il n'y ait plus un seul romain vivant.

Remarques: le rois de France ont toujours parlé de "nos peuples" au pluriel.

Rmq 2:
Les Allemands ont trois mots pour "patrie".
Le Vaterland c'est le territoire des pères. Les déportés de Prusse orientale par ex. ont aujourd'hui encore leur Vaterland du côté de Kaliningrad.
Le Heimatland, c'est là où on se sent chez soi, généralement là où on a grandi et où se trouvent ses amis.
Mais ils ont aussi le Wahlheimat, la "chez-soi choisi" que chaque émigrant ou chaque voyageur à le droit de ressentir dans sa nouvelle ville, son pays d'acceuil ou son lieu de vacances.
Un retraité qui est tombé amoureux de Majorque et qui y passe 4 mois par an peut très bien être de nationalité allemande, de patrie est-prussienne, avoir son Heimat à Darmstadt ou Hambourg, son Wahlheimat à Ibiza, et se sentir plus ou moins appartenant au peuple espagnol ou au peuple juif. (ou autre !)
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Très très bien cet article, honnêtement !
mais VOUS TOURNEZ AUTOUR DU POT SANS JAMAIS RENTRER DEDANS !!!
C'est dommage !!!

A aucun moment, vous ne dites que l'Etat pourrait reprendre la planche à billet,
le pouvoir de battre monnaie, (ce qui pourrait entrainer une inflation certes) mais au combien plus faible que les intérêts cumulés des dettes de 1400 milliards d'euro depuis 1973......!!! Il n'y a aucune comparaison possible !

Pour la réduction de la population mondiale, ne vous inquiétez pas, l'Homme devient stérile
de part son mode de vie et est grandement aidé par la science et les grandes firmes d'OGM et de santé qui visent à le neutraliser

L'Homme de demain naitra en laboratoire et sera préconstruit sur un cahier des charges !
Vous n'y croyez pas ??? Pourtant nous y viendrons !!!
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"A aucun moment, vous ne dites que l'Etat pourrait reprendre la planche à billet,
le pouvoir de battre monnaie"

Sortir de la crise de la dette par de nouvelles dettes. Bien sûr. Evidemment !
D'autres y on pensé (souvenez-vous récemment du Grand Emprunt!) mais c'est perdu d'avance.

Quand un gouvernement va à la banqueroute, il tombe de lui même. Il crève de la façon la plus honteuse qui soit, par le fric. Il y a alors discontinuité de l'Etat. Pendant un temps il n'y a plus d'Etat.

Si votre idée est de rerendre les même gens et de leur faire faire autrement, c'est raté d'avance.
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houla, ne dites pas ca sur ce site , bon dieu , y aime pas ca.
dites croissance croissance croissances et c'est tout.
inflation et plancha non......lol.
et pourtant c'est vrai je pense que quand la situation est ce qu'elle est aujourd'hui et ce sans attendre, il faut plancher.
mais bon.......chyutttttttttt
c'est du commerce qu'il nous faut , les remboursement en cash permettrait cela et l'inflation paierait au moins les interets.

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Il y a trois façons de se libérer de ses dettes.
Gagner encore plus, c'est la croissance.
Payer en monnaie dévaluée, c'est l'inflation.
Répudier ou faire défaut.

Il est trop tard pour envisager les deux premières possibilités.
On a beau nous inonder de liquidité, la monnaie ne circule pas, il n'y a pas assez d'inflation.

Il nous reste le non-choix de laisser faire: la 3è !
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Bravo Charles, encore un bien bel article sans langue de bois.

Je me permettrais d'ajouter que nous ne devons pas éliminer la composante essentielle de la crise actuelle , la composante spirituelle .
Cette crise est la conséquence de l'absence de morale qui se traduit par la confusion des valeurs , l'absence de vision à long terme , la politique de la terre brûlée, l'absence de la recherche du bien pour soi comme pour les autres.

C'est irréformable car les décideurs , les médias conformateurs de l'opinion , les puissances de l'argent inventé ne sont pas à la recherche du bien public mais au contraire de plus de guerre et de domination en tous domaines.
L'épilogue sera un bain de sang .
Préparons-nous.
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"L'épilogue sera un bain de sang"

Sans alternative.
Et le drame, c'est que cette fois le mal est mondial quand jusqu'à maintenant les continents ou les pays étaient malades à tour de rôle.

Aucune inquiétude à avoir concernant la sur-population à court terme de notre planète bleue...
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Bravo, la réponse immédiate est individuelle, à chacun de s.adapter à cette donne....
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Que Faire?

Allez voir du côté de l'U-P-R et de François Asselineau pour commencer!

http://u-p-r.fr

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Bravo Mr Sannat pour cet article !
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hum, je n'aime pas les analyses orientées de Ayn Rand. Et ceux qui procèdent au vol sont (quelque soit les pantins élus ; de toute façon si vous les servez pas vous n'aurez aucun accès aux médias et encore moins à l'élection) ceux qui financent les cam  Lire la suite
Atlantis - 10/10/2012 à 21:03 GMT
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