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Depuis maintenant plusieurs années, un certain nombre de
personnes dans l'arène financière allèguent qu'il existe
une conspiration active dont le but est d'étouffer le prix de l'or.
Certains voient cela comme une affaire sinistre se tramant en coulisses. D'autres prétendent que c'est simplement la
manière dont marche le monde et que cela se passe au grand jour, si seulement on sait où
regarder.
Parmi ces derniers, il y a le Gold Anti-Trust Action Committee
(GATA), source d'une grande partie de ce qui a déjà
été écrit sur le sujet au
cours des dernières années. Afin de mieux comprendre leur point
de vue, nous avons envoyé Doug Hornig interviewer Chris Powell,
cofondateur, secrétaire et trésorier du GATA.
Doug Casey
Le GATA, nous dit Chris, s'intéresse à la politique
publique de truquage, ou de « régulation », si vous
préférez être poli, des marchés des changes et plus
particulièrement de l'or, par les banques centrales.
« Et nous n'avons pas besoin de spéculer quant
à ce qu'ils font, car ils l'ont déjà confessé de
plusieurs manières. Bien sûr, ils ne l’ont pas clairement
expliqué aux gens. Ils ne
font pas le tour des médias pour leur demander de comprendre ce
qu’ils font. Mais si vous êtes assez attentifs, vous pourrez
trouver ces confessions un peu partout. »
Nous avons demandé à Chris
de définir précisément qui ils sont.
« Les banques centrales et leurs agents, les banques
d'affaires, nous a-t-il répondu. « Les banques centrales
comprennent la Banque Centrale Européenne (BCE) ainsi que celles de
presque tous les pays européens, dont l'Angleterre, ainsi que la
Réserve Fédérale et le ministère des Finances des
États-Unis. En fait, ce sont tous les grands possesseurs d'or occidentaux. Chacun communique directement avec l’autre, ainsi que par l'intermédiaire de la
BIS, la Bank for International Settlements (qui fait par ailleurs l'objet
d'un article, La banque la plus puissante dont vous n'ayez jamais entendu
parler, dans le numéro du
7 mars 2006 de What We Now Know). »
Le monde des mouvements monétaires internationaux peut parfois être déroutant,
même pour ceux d'entre nous qui le suivent régulièrement,
nous nous sommes donc demandés également ce que sont les
banques d'affaires. Chris nous a expliqué qu'elles peuvent
effectivement être des banques d'affaires, mais que leur
définition est en réalité plus large.
« Une banque d'affaires est n'importe quelle maison d'investissement
qui travaille dans le marché de l'or, vend, achète, emprunte ou
prête de l'or. Elle n'a pas besoin d'être une « vraie
banque ». Cela peut être une grande société de
courtage telle que Goldman Sachs. »
Cela a entraîné la question de savoir qui manipule le
marché, ce qui a soulevé plus de questions que de
réponses : Que font-ils ? Comment le font-ils ? Et pourquoi le
font-ils ? Chris a d'abord répondu à la première.
« Il existe parmi les banques centrales un plan de
régulation du marché des changes, coordonné dans une
certaine mesure par la BIS, dans laquelle toutes les banques centrales sont
représentées. Ces dernières l'ont parfaitement
reconnu.
« Je me suis penché sur le sujet pour la
première fois aux alentours
de 1998, lorsque j'ai commencé à lire les écrits de Bill
Murphy (trader de contrats à terme, et cofondateur du GATA). Il
tempêtait contre ce qu'il voyait de collusion pour étouffer le
prix de l'or et de l'argent, laquelle semblait impliquer toujours les
mêmes suspects, Goldman Sachs, Morgan Chase, Citibank et d'autres institutions de ce genre. Après
qu'il ait continué ainsi pendant quelques mois, je lui ai
envoyé un e-mail en lui disant qu'il semblait exister beaucoup de preuves indirectes pour étayer sa
thèse, mais que si cette dernière était
vérifiée, elle violerait la loi antitrust américaine, le
Sherman Act, le Clayton Act, ainsi que d'autres.
« Ces lois interdisent toute collusion afin
d’interférer avec le prix de n'importe quel bien en
libre-échange. C'est exactement ce que font les banques avec
l'or. »
Chris et Bill ont créé le GATA afin d'essayer de faire
prendre conscience aux gens de ce
qui se passait, et s’ils le pouvaient, de pousser les organismes de
contrôle du gouvernement à faire quelque chose. Une tâche
difficile, étant donné que le ministère des Finances
était complètement absorbé par toute l'affaire.
Lorsque les deux hommes se mirent au
travail et commencèrent à publier sur Internet, d'autres personnes qui s'étaient
intéressées au sujet
se firent connaître et contribuèrent au
GATA de leurs propres preuves et recherches.
« Il est embarrassant
d'admettre », déclare Chris, « qu'il nous a
fallu quelques années pour comprendre que les banques d'affaires
servent simplement de façade aux
banques centrales, en leur fournissant une couverture dans le marché
de l'or. Ce dont nous nous plaignions était effectivement vrai, mais
ce n'était pas une violation ordinaire de la loi antitrust ; tout
simplement, des entités en théorie privées
prêtaient une couverture aux
politiques internationales des banques centrales et des ministères des
Finances. » En d'autres
termes, les banques centrales décident du prix de l'or, et les banques
d'affaires exécutent les souhaits des banques centrales.
Le GATA pense que la couverture sous
laquelle les banques centrales agissent a été si totalement
dévoilée qu’on ne peut manquer de le remarquer, à
moins de fermer volontairement les yeux. Et il se sert de ce qui a
été dit publiquement pour soutenir sa thèse.
Par exemple, certains mots clés
ont été prononcés par l'ancien président de la
Fed, Alan Greenspan, lorsqu'il est apparu devant le Congrès en juillet
1998. Greenspan expliquait pourquoi la CFTC (Commodity Futures Trading
Commission) ne devait pas s'occuper de la réglementation des produits
dérivés échangés sur le marché de
gré à gré.
Greenspan argumentait
qu’ « il n'y a aucune
raison de croire que les swaps d'actions ou les produits
dérivés de crédits peuvent influencer davantage le prix
des actifs sous-jacents que ne le fait le trading conventionnel de
valeurs. »
On pourrait penser Greenspan coupable
d'une surprenante naïveté, ou peut-être de quelque chose un
peu plus sinistre, mais nous en reparlerons un autre
jour. Ce qui est important de noter ici, c'est que l'or, en plus d'être
une monnaie fondamentale, est également une matière
première, et en tant que telle, il est de la responsabilité de
la CFTC de surveiller le marché de l'or.
Il a écarté la
nécessité pour la CFTC de réguler les produits
dérivés de l'or, expliquant au
Congrès qu'il n'y avait rien à craindre, car « les
banques centrales se tiennent prêtes à louer des
quantités plus importantes d'or au
cas où son prix augmenterait.
»
Oups. Je parie qu'il regrette que cela
lui ait échappé. Comme Chris le fait remarquer, « Greenspan
était en train d'expliquer au
Congrès que le but du leasing de l'or n'était pas ce que les
banques centrales avaient dit au
monde entier, à savoir gagner un peu d'argent sur un actif mort. Le
vrai but du leasing de l'or était d'en étouffer le prix. Ses
remarques se trouvent toujours sur le site Internet de la Réserve
Fédérale. » (C'est le cas, nous avons
vérifié).
Il existe d'autres
confirmations du plan de truquage des prix par les banques centrales, par
exemple, l'aveu plutôt évident de William R. White,
président du département monétaire et économique
de la BIS. Fin juin 2005, White a ouvert la quatrième
conférence annuelle de la BIS sur le thème « Passé
et Avenir de la Coopération entre les Banques Centrales », une
élite réunissant « les banques centrales et les
intellectuels ». Parmi ces derniers, se trouvaient « des
économistes et historiens de l'économie », ainsi que pour
la première fois, « des experts en politique
intéressés par les processus politiques et autres, ainsi que par le développement
d'institutions visant à supporter de tels processus. »
Le discours de White
énumérait cinq « objectifs intermédiaires de la
coopération entre les banques centrales ». Le cinquième
et dernier de ces objectifs consistait à « fournir des
crédits internationaux et
des efforts conjoints afin d'influencer les prix des actifs (plus
particulièrement ceux de l'or et des échanges internationaux) lorsque les circonstances les feront juger
utiles. » (Les italiques sont de nous.)
Utiles à qui ? En tout
cas, probablement pas à l'investisseur moyen.
Ensuite, il y a l'accord de Washington,
signé en septembre 1999 par les représentants de la BCE et des
banques centrales d'Autriche, de Belgique, de Finlande, de France,
d’Allemagne, d'Irlande, d’Italie, du Luxembourg, des Pays-Bas, du
Portugal, de l’Espagne, de la Suède, de la Suisse et de
l'Angleterre, accord expliquant comment les banques coopèreraient
à la régulation du marché de l'or. (L'accord a
été annoncé aux
États-Unis, et bien que ces derniers ne soient pas signataires, on
peut considérer qu'à défaut
d'y participer directement, ils le soutiennent). En outre, l'accord
définit une limite à la quantité totale d'or pouvant
être vendue chaque année par l'ensemble des banques.
La prétendue raison de l'accord de
Washington était de contrôler la quantité d’or
vendue par les banques centrales, afin de maintenir un prix
élevé et de protéger la valeur des réserves d'or
de ces banques. Cela fait sens. De plus, il servirait de mécanisme d'autocontrôle pour les signataires, dans le
cas où l'un d'entre eux serait tenté d'en vendre trop.
Mais Chris n'y croit pas.
« Je pense que les raisons
qu'ils ont données étaient très fourbes »,
dit-il, « et qu'elles étaient en fait le contraire de ce
pourquoi cet accord a été conclu. Ils ont dit qu'ils allaient
réguler le marché de l'or en coordonnant leurs ventes et leur
leasing afin de soutenir son prix. En réalité, je pense qu'ils
voulaient contrôler le prix de l'or, s'assurer que ce contrôle de
leur échappe pas, protéger leurs agents, les banques
d'affaires, et les positions courtes dans l'or que ces banques ont prises sur
l'ordre des banques centrales. »
En d'autres
termes, ils voulaient maintenir le prix de l’or plus bas que ce
qu'il ne devrait être.
Chris voit cet accord comme un
écran de fumée, une manière de tromper tout le monde,
excepté les initiés, quant à ce qui se passe
réellement. Il permet aux
banques centrales de dire qu'elles prennent l'initiative de limiter les
ventes d'or, ce qui est vrai en ce qui concerne l'or physique. Mais tandis
qu'elles font cela d'un côté, elles font monter le prix de
l'action dans les marchés dérivés (les ventes à
terme, les options, les swaps et les ventes à découvert),
maintenant ainsi le prix de l'or artificiellement bas.
Cet argument est appuyé par les
statistiques de la BIS, qui montrent que les transactions des
dérivés de l'or sont passées de 234 à 354
milliards de dollars au cours du
premier semestre 2006, un record. Cependant, la progression a
été très irrégulière. Pour toute
l'année 2005, l'activité
des dérivés a en réalité chuté. Ainsi,
il est difficile de tirer une conclusion définitive.
Néanmoins, l'argument selon lequel
les banques centrales ont travaillé dur afin d'étouffer le prix
de l'or est recevable. Afin de comprendre pourquoi les banques feraient une
telle chose, au lieu d'agir pour
ce qui, de l'extérieur, semblerait servir leurs intérêts,
il faut comprendre ce qui se
passait en coulisses pendant le long marché baissier de l'or.
Chris explique : « Je suis convaincu
que l'objet du plan d'étouffement du prix de l'or n'était en
réalité pas l'or lui-même. L'or n'était que la
partie visible de l'iceberg. L'objectif était de booster le
marché obligataire du gouvernement, de maintenir les taux d'intérêt à un bas niveau et de donner l'illusion d'un dollar fort
».
.
Afin d'accomplir cela, il fallait que les
banques centrales incitent les banques d'affaires à coopérer,
ce qu'elles ont fait.
« En vendant l'or à
découvert », nous explique Chris, « les banques
d'affaires ont trompé le monde quant au
niveau d'inflation et d'augmentation de la masse monétaire, et au fond, elles ont vendu l'or à
découvert afin d'acheter des obligations au
gouvernement américain et d'empocher la différence. Si vous
êtes certain que le prix de l'or est en train de baisser, vous le
vendez à découvert et utilisez les recettes pour acheter des
obligations du gouvernement. Vous obtenez 5 % sur les obligations du
gouvernement, et le prix de l'or perd 5 % par an, ce qui vous permet de clore
profitablement le découvert, et d’effectuer une transaction sans
risques. Vous obtenez 10 %, tant que les banques centrales veulent bien vous
soutenir en vendant plus d'or afin de continuer à faire descendre son
prix. Et je pense que tout le monde se satisfaisait de cela. Les institutions
financières, recrutées en tant qu'agents des banques,
étaient satisfaites de leurs profits faciles. Le ministère des
Finances était satisfait parce que cela boostait le prix des
obligations et maintenait les taux
d'intérêt à un niveau
bas. Et le monde entier était trompé quant à l’augmentation massive de la masse monétaire.
Ça a marché pendant un temps, jusqu'à ce qu’ils ne
commencent à s'inquiéter de la diminution de leurs
réserves d'or. »
Les réserves
diminuent-elles vraiment ? , avons-nous demandé.
« C'est la question à
10 milliards », nous répond Chris. « Le
problème, c'est que Fort Knox n'a pas été audité depuis le gouvernement Eisenhower.
Aujourd'hui, les banques centrales prétendent posséder plus de
30 000 t d'or dans leurs coffres, mais nos recherches ont trouvé
beaucoup de double comptage, et en
fait, il y a quelques mois de cela, le FMI lui-même a publié un
papier qui admettait que les règles autorisaient
les banques membres à procéder au
double comptage de l'or. »
Par double comptage, nous avons
supposé qu'il voulait dire que ces banques comptaient à la fois
l'or physique et l'or en leasing. « C'est correct »,
répond-il, et il ajoute en plaisantant que « la distribution réelle
des réserves d'or dans les banques centrales occidentales est un
secret mieux gardé que les plans de construction de l'arme
nucléaire, que l'on peut aujourd’hui
trouver sur Internet. Vous ne saurez
jamais exactement où se trouve tout l'or et qui le possède
réellement. »
La question de savoir qui possède
l'or est très importante, et elle brouille réellement les
cartes. A cause des swaps
d’or, il est difficile de savoir qui possède quoi et où.
Nous avons demandé à Chris de nous expliquer ce qu'est un swap.
« C'est tout simplement un
échange. Imaginons que la Bundesbank et le ministère des
Finances américain sont au
téléphone. Le ministère des Finances américain
dit à la Bundesbank : « écoutez, le prix de l'or est un
petit peu haut, nous aimerions en
vendre 20 t au cours du mois
prochain afin de le faire baisser, ou au
moins d'en mettre 20 t en leasing. Pourriez-vous le faire de chez vous pour
que nos traces n'apparaissent pas dans la transaction ? En retour, nous en
mettrons 20 t à votre nom dans le dépôt de West Point
». La Bundesbank répond : « Aucun problème ».
Ils se débarrassent de 20 t en Europe via la London Bullion Market
Association, et ils reçoivent un message du ministère des
Finances américain qui dit : « Très bien, vous avez
maintenant ces lingots à votre nom dans le coffre de West Point
». Et il est à espérer pour la Bundesbank que les lingots
sont numérotés et qu'elle pourra venir les voir de temps en
temps. »
Nous avons répondu que
tout cela avait l'air très alambiqué. Ça a l'air
difficile à coordonner.
« Pas vraiment »,
répond Chris. « Les banques centrales se parlent
constamment, elles sont toutes membres de la BIS, qui compile des
données très complètes sur les réserves d'or
ainsi que sur les produits dérivés et le leasing.
Elles ont vraiment besoin de communiquer,
car elles ont besoin de savoir à qui appartient l'or qui tombe aujourd'hui dans le gouffre des contrats à
terme. Et la plus grande partie de l'or des banques centrales occidentales,
ou en tout cas une grande quantité, est conservée par des
trusts américains, que ce soit à Fort Knox, dans le sous-sol du
ministère des Finances à New York, ou dans un coffre à
West Point.
« D'ailleurs, l'or de West
Point a été discrètement reclassifié il y a
quelques années, passant de « réserve de lingots
d'or » à « réserve de lingots d'or de
garde ». Aucune raison n'a été donnée par
l'Hôtel de la Monnaie, aucune
indication quant à l'identité du possesseur de l'or dont nous
avions la garde. Ensuite, en juillet 2001, l'Hôtel de la Monnaie a
renommé 94 % des réserves d'or américaines en «
stockage profond ». Allez savoir pourquoi ».
En repensant à tout ça, il
nous semble que le ministère des Finances, la Fed et les banques
centrales européennes adoptaient une attitude très dangereuse.
Chris est d'accord et déclare qu’en réalité, le
château de cartes s'est
presque écroulé lorsque l'or a connu un pic à la fin de
l'année 1999, à la suite de l'accord de Washington, et a
engendré une courte bousculade.
Avec l'effondrement de Long Term Capital
Management encore frais dans la mémoire des gens (il s'était
produit seulement un an plus tôt), les banques centrales craignaient
que la bousculade de l'or ne soit encore pire, faisant s'effondrer plusieurs
des grandes maisons de trading et provoquant peut-être également
un effet domino.
Selon les mots de Frank Veneroso, ancien
consultant de la banque mondiale, c'était une « crise explosive
des dérivés de l'or», et « le secteur public est
intervenu pour la désamorcer ».
Et cette intervention fonctionna. L'or
redescendit sous la barre des 300 $ et y resta pendant deux ans. Les traders
purent relâcher leurs positions courtes sans subir des pertes trop
importantes. Bien sûr, depuis lors, une augmentation
constante de la demande a fait grimper le prix de l'or toujours plus haut. Le truquage du marché s'est
révélé incapable de l'étouffer, mais a tout de
même réussi à empêcher le métal d'atteindre
son vrai point d'équilibre, selon Chris. Il pense qu’un jour, la
situation va finir par basculer. Et à quoi cela
ressemblera-t-il ?
“Je ne veux pas faire de prédiction
quant à ce qui se passera, ni quand », dit-il. « Mais ce
que je pense, c'est qu'un de ces jours, nous nous réveillerons et
découvrirons que les banques centrales occidentales se sont
rencontrées, peut-être aussi
quelques banques centrales asiatiques, et qu'il y aura
de nouveaux arrangements
monétaires. Peut-être au
nom de l'aide aux pays pauvres, les banques centrales vont acheter l'or
à 1500 $ l'once ou quelque chose comme ça. Cela se produira
probablement pendant la nuit, car je ne pense pas que les banques centrales
puissent résister à la fuite régulière des
monnaies papier vers les métaux-monnaie.
S'ils le font pendant la nuit, tout le monde sera coincé dans le
système fiduciaire, et on ne pourra pas y échapper. Soit vous aurez déjà votre or et votre argent,
soit vous ne l'aurez pas, et il
n'y aura aucune
incitation à sortir du système des banques centrales. »
Cela résonna à
nos oreilles comme une dévaluation soudaine et massive du dollar.
« Oui », dit Chris,
« je m'attends à ça. En fait, c'est de cela dont il
est question dans l'accord Plaza, conclu sous Reagan dans les années 80. C'était une
dévaluation du dollar. Ils ne vous disent pas que ces choses vont
arriver, ils vous disent qu'elles sont déjà arrivées.
»
Comme jusqu'à maintenant, nous
avions parlé des banques centrales et de la branche exécutive
du gouvernement fédéral, nous lui avons demandé si le
Congrès lui aussi est au courant de l’affaire.
« Les dirigeants du
Congrès, oui », répond Chris. « Nous le leur avons
dit. Un ami d'un ami a obtenu au
GATA un entretien privé avec Dennis Hastert, président de la
Chambre des représentants. La délégation du GATA a
rencontré Hastert dans son bureau
du Capitole le 10 mai 2000, et nous lui avons tout exposé, ainsi
qu’à Spencer Bachus, membre du Congrès originaire de
l'Alabama, qui a été président de la sous-commission qui
avait compétence sur l'or et l'argent. Non que nous nous en ayons
vraiment eu besoin ; quelques mois plus tard, j’en ai déduit que
cette rencontre nous avait été accordée non parce que le
président de la Chambre des représentants voulait entendre ce
que nous avions à dire, mais plutôt parce qu'il voulait savoir
ce qui fuyait de toute l’affaire, ce que les gens savaient, et à
quel point toute la chose était compromise. Je ne peux pas dire
exactement comment je sais cela, car cela mettrait mes sources en danger,
mais faites-moi confiance, c'est la vérité.
Voyez-vous, en ce moment, le
président de la Cour des Comptes des Etats-Unis ne cesse de
répéter que nous sommes en faillite et qu'il faut faire quelque chose immédiatement.
Donc, tout le monde au
gouvernement sait ce qui se passe. Comme je l'ai dit tout à l'heure,
je ne veux pas que le monde entier considère le GATA comme des
paranoïaques de la conspiration. Nous voulons juste montrer les preuves
qui circulent publiquement, demander aux
gens d'approfondir la question et d'en tirer leurs conclusions. Nous essayons
juste d'attirer l'attention sur les aveux qui ont déjà
été faits. Et de faire en sorte que les gens regardent ces
aveux sous une nouvelle lumière. Ou sous n'importe quelle
lumière, en ce qui me concerne. »
Un homme averti en vaut deux. Ou comme dit Chris, soit vous avez votre
or et votre argent, soit vous ne l'avez pas.
Protégez
vos actifs est impératif en ces temps d'insécurité
fiscale. Le château de
cartes nommé « économie des États-Unis »
s'effondrera tôt ou tard, et alors vous serez heureux d'avoir pris
quelques précautions.
L'une
des manières les plus faciles d'accumuler un pécule pour des temps
plus difficiles consiste à investir dans les métaux précieux - l'or et l'argent physique -
et les stocks de métaux
précieux. Pendant des décennies, Doug a prouvé qu'il
était possible de générer des retours sur investissement
équivalents à deux ou trois fois la mise initiale (et parfois
bien plus que cela) en l'espace d’1 an ou moins.
Doug Casey
CaseyResearch.com
Doug Casey est l’auteur
de “Crisis Investing”, un des plus grands best sellers sur
l’investissement. Il a aidé des dizaines de milliers
d’investisseurs à s’enrichir. Sa lettre mensuelle :
the International
Speculator,qui est désormais dans sa 26° année, recommande
seulement des sociétés qui ont un potentiel de hausse à deux ou trois chiffres dans
l’année à venir.
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d’information.
Doug Casey est contributeur à 24hGold.com. Les vues
présentées sont les siennes et peuvent évoluer sans
qu’il soit nécessaire de faire une mise à jour. Les articles
présentés ne constituent en rien une invitation à
réaliser un quelconque investissement. L’auteur,
24hGold ainsi que toutes parties qui leur seraient directement ou
indirectement liées peuvent, ou non, et à tout instant,
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