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Parce
que les campagnes référendaires antérieures ne se sont
jamais vraiment terminées, la prochaine est déjà en
cours même si cela n’est pas complètement reconnu.
Ironiquement, l’Accord du Lac Meech a
été défait par deux provinces qui ne faisaient pas partie
de la confédération originale et qui éprouveraient la
plus grande difficulté si le Canada se désintégrait. De
l’autre côté, le référendum du Québec
en 1995 a
jeté la lumière sur la question de savoir si «50% plus
un» était une majorité suffisante au Québec pour
soutenir sa séparation du Canada.
La
Cour suprême du Canada a traité de cette question dans son avis
consultatif émis en 1998, qui dit en bref que l’Assemblée
Nationale du Québec ne pourrait pas suivant la loi effectuer la
sécession unilatérale du Québec sans premièrement
s’engager dans des «négociations fondées sur des
principes» avec le gouvernement fédéral et les autres
provinces, mais que «l'expression claire, par une majorité
claire de Québécois, de leur volonté de ne plus faire
partie du Canada» mettrait le gouvernement fédéral et les
autres provinces dans l’obligation non-dérogatoire de
négocier l’affaire de bonne foi avec Québec. Renvoi
relatif à la sécession du Quebec
(1998) 2 R.C.S. 217.
Limitant
sa tâche à «clarifier le cadre juridique dans lequel des
décisions politiques doivent être prises», la Cour a
ajouté (aux pp. 294-295):
Les
obligations que nous avons dégagées sont des obligations
impératives en vertu de la Constitution du Canada. Toutefois, il
reviendra aux acteurs politiques de déterminer en quoi consiste «une
majorité claire en réponse à une question claire»,
suivant les circonstances dans lesquelles un futur referendum pourrait
être tenu. De même, si un appui majoritaire était exprimé
en faveur de la sécession du Québec, il incomberait aux acteurs
politiques de déterminer le contenu des négociations et le
processus à suivre. La conciliation des divers intérêts
constitutionnels légitimes relève nécessairement du
domaine politique plutôt que du domaine judiciaire,
précisément parce que cette conciliation ne peut être
réalisée que par le jeu des concessions réciproques qui
caractérise les négociations politiques. Dans le mesure où les questions abordées au cours
des négociations seraient politiques, les tribunaux, conscient du
rôle qui leur revient dans le régime constitutionnel, n'auraient
aucun rôle de surveillance à jouer.
Peu
importe le résultat, le Canada ne peut être le Canada à
moins que le centre tienne. L’Ontario et le Québec doivent
continuer non seulement de coopérer mais aussi de chercher un nouveau
compromis constitutionnel. De nouvelles stratégies sont
nécessaires pour briser l’impasse entre la population
francophone obstinément opposée à l’assimilation
par les anglos et le reste du Canada qui ne veut
pas ou qui est incapable de donner au Québec un espace constitutionnel
qu’il juge nécessaire. À défaut d’un accord
constitutionnel, les séparatistes au Québec vont exiger plus
que jamais une stratégie référendaire avec un potentiel
de l’emporter sur l’île de Montréal en
répondant aux exigences économiques autant qu’aux
préférences culturelles de ses citoyens.
Des
programmes provinciaux de grammes d’or coordonnés offrent
à la communauté d’affaires de Toronto, de Montréal
et de Vancouver, et aux dirigeants politiques de l’Ontario, du
Québec et de la Colombie Britannique, une opportunité de
travailler ensemble sur un projet qui affecte une industrie
d’importance considérable pour les trois provinces et qui
préparerait mieux le Canada pour entrer dans un monde post-dollar. En
effet, si le Ministère des Finances et la Banque du Canada repensent
à leur position anti-or présente, le gouvernement
fédéral peut aussi bien y participer. Plus grande la participation,
plus grand le potentiel non seulement de renforcer les liens affaiblis entre
les peuples fondateurs, mais aussi de créer des conditions favorables
pour la reconstruction à venir du système monétaire du
Canada fondé sur l’or.
Mais
si pour quelque raison que ce soit le centre ne tient pas et qu’une
autre chance de réaliser un compromis constitutionnel
s’échappe, un programme provincial établi avec
succès en grammes d’or procurerait à un Québec
indépendant une base solide sur laquelle il pourrait construire son
propre système monétaire et accéder à un nouvel
ordre monétaire international émergeant des cendres du dollar
des É.U. Dans ce cas, les deux parties les plus improbables de la
vision stratégique du Général de Gaulle seraient
réalisées: la résurrection de la Nouvelle France et la
restauration de l’or comme numéraire monétaire
international.
Reg Howe
GoldenSextant.com
Reginald H. Howe est le fondateur de
Golden Sextant Advisors LLC, qui fournit des services
de consultation, de management et de banque d’affaires à des societies et particuliers ayant un intéret
pour l’or.
Reginald Howe est
contributeur à 24hGold.com. Les vues
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