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Je
ne peux m’empêcher de soupçonner les dernières
informations concernant le Venezuela d’avoir quelque chose à voir
avec la récente envolée du prix de l’or. Selon moi, elles
ont été un facteur déterminant de la flambée du
prix du métal jaune non pas uniquement ces quelques derniers jours,
mais ces quelques dernières semaines.
Lors
de l’annonce par le Venezuela de son intention de rapatrier ses
réserves d’or, de multiples communiqués de presses
déclaraient la banque d’Angleterre comme détentrice de 211
tonnes de cet or. Quelques jours plus tard, ce chiffre tombait à 99
tonnes, le reste des réserves apparaissant comme étant dispatché
entre JP Morgan Chase, Barclays, Standard Chartered
et Bank of Nova Scotia – chacune d’elles
étant une banque de lingots.
La
nomination de ces banques de lingots dans les rapports a contribué
à lancer un signal d’alarme sur le marché de l’or.
Nous n’entendions plus parler d’or déposé dans les
coffres de la banque d’Angleterre, mais d’importantes
quantités de métal utilisées pour des opérations
de prêt des plus variées. Cela suppose donc une position à
découvert imminente sur l’or, position à découvert qui
aurait bientôt besoin de se voir couverte. Le Financial Times
décrivait ce retrait du Venezuela comme étant le ‘plus
important transfert de métal précieux de l’histoire
moderne’. Juste après que cette déclaration ait
été rendue publique, le prix de l’or s’est à
nouveau envolé – s’affichant à hauteur de 1875
dollars l’once dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. De plus,
les efforts du Venezuela à récupérer son or pourrait également
être l’une des raisons pour lesquelles le prix de l’or a
grimpé au cours ces quelques dernières semaines. En
d’autres termes, l’éclatement des réserves
d’or du Venezuela entre différentes banques de lingots a
certainement débuté bien avant que la décision du pays ne
soit rendue publique.
Pour
faire simple, disons qu’il est très peu probable que l’or
du Venezuela soit toujours à cette heure placé dans les coffres
des susdites banques, attendant de se voir chargé à bord
d’un charter direction Caracas. D’autres avions ont probablement
décollé il y a bien longtemps, emportant cet or vers un nombre
de plus en plus important de banques, jusqu’à ce que la
réserve d’origine soit entièrement fragmentée,
atomisée… En clair, il s’avèrera extrêmement
complexe pour les banques de rassembler l’ensemble des quantités
d’or qui leur ont été prêtées par le
Venezuela.
Au
cas où les banques manqueraient à parvenir à la
matérialisation des quantités requises de métal physique,
d’autres nations ou fonds privés pourraient se voir tentés
de formuler la même requête. Le tourbillon de panique qui
s’en suivrait pourrait bien s’étendre à
l’ensemble du secteur bancaire ayant quelque rapport avec l’or. Il
est intéressant de noter que ce fut lors de circonstances similaires
qu’il y a 40 ans les Etats-Unis fermaient leur guichet de l’or.
Dans
le meilleur des scénarios, nous assisterons d’ici peu à un
retrait de masse par les investisseurs de leur or du système bancaire.
En d’autres termes, une demande bien plus importante que ce que nous
pourrions imaginer semble bouillonner sous la surface du marché de
l’or.
Michael
J. Kosares
USAGold - Centennial Precious Metals, Inc.
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