Chart usGOLD   Chart usSILVER  
 
Matière à reflexion
De tous les conformismes, le conformisme du non-conformisme est le plus hypocrite et le plus répandu aujourd’hui
Vladimir Jankélévitch  
Recherche :
DERNIÈRES INFO.  :
SOCIÉTÉ MINIÈRE  :
Abonnez-vous
Ecrivez-nous
Add to Google
Rechercher sur Ebay :
METAUX PRECIEUX (US $)
Gold 1376,30-0,40
Silver 22,490,01
Platinum 1461,501,50
Palladium 745,301,10
MARCHES MONDIAUX
DOWJONES 1538853
NASDAQ 35026
NIKKEI 15566185
ASX 5156-29
CAC 40 403613
DAX 847216
HUI 254-7
XAU 97-3
MONNAIES (€)
AUS $ 1,3204
CAN $ 1,3269
US $ 1,2916
GBP (£) 0,8528
Sw Fr 1,2518
YEN 132,4200
RATIOS & INDEXES
Gold / Silver61,20
Gold / Oil14,33
Dowjones / Gold11,18
MATIERES PREMIERES
Copper 3,350,01
WTI Oil 96,05-0,66
Nat. Gas 4,200,01
Indices des Marchés
Cours des métaux
Or & Argent industriels
RSS
Precious Metals
Graph Generator
Statistiques par Pays
Statistiques par Métal
Publicité sur 24hGold
Projets sur Google Earth
Dans la même rubrique 
Économie réelle et patriotisme économique
Publié le 21 décembre 2011
684 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 15 votes, 4,6/5 ) , 2 commentaires Imprimer l'article
 
    Commentaires    
Tweet
Mots clés associés :   Adam Smith | Chômage | Socialiste | Taxe | Tva Sociale |

 

 

 

 

Tandis que la France enregistre une nouvelle hausse du chômage et voit son triple A menacé par les agences de notation, la classe politique multiplie les propositions pour sortir de la crise. De l'UMP au Parti socialiste, du Front national au Parti de gauche, un seul mot d'ordre : défendre l'économie réelle, génératrice d'emploi, contre les « dérives » de l'économie financière et la concurrence « déloyale » des pays émergents. C'est séduisant, ça sonne bien, mais ce n'est pas si simple.

 

 

De l'économie « réelle » aux réalités de la finance

 

            Cela fait plusieurs années déjà que les politiques français envisagent une taxation des transactions financières, et aujourd'hui d'autant plus que le projet en a déjà été adopté par la Commission européenne en septembre et par le Sénat en novembre. Il existe un large consensus en France sur la nécessité d’adopter une telle taxe – abusivement baptisée « taxe Tobin », du nom de cet économiste keynésien qui en 1972 ne suggérait de taxer, rappelons-le, que les transactions monétaires, c’est-à-dire la conversion de montants d’une monnaie à une autre sur un marché au comptant.

 

            L'ennui, c'est que les mesures destinées à limiter la spéculation financière pourraient bien se retourner in fine contre l'économie dite « réelle », pourtant censée tirer profit du dispositif. Comme l'a expliqué le chroniqueur économique Alexandre Delaigue dans Libération – quotidien peu réputé pour sa complaisance envers les traders –, une taxe sur les transactions financières (TTF) ne pourrait empêcher la formation de bulles spéculatives et accroîtrait au contraire la volatilité des cours, le regroupement des transactions permettant d'atténuer la pression fiscale sur les marchés.

 

            De plus, être assujetti à une taxe ne signifie pas que l'on s'en acquitte : il est à craindre en effet que la TTF, comme la TVA et selon un mécanisme analogue, soit répercutée sur les derniers maillons de la chaîne, à savoir les ménages. À trop vouloir défendre l'économie « réelle », on se heurte aux réalités de l'économie financière.

 

 

Acheter français ?

 

            N'importe : les politiques français tiennent à traquer les spéculateurs, ne serait-ce que pour faciliter la reconstitution du tissu industriel français. Et pour y parvenir, les propositions ne manquent pas : de l'assouplissement des 35 heures à la valorisation du « Made in France », en passant par les allègements fiscaux et les taxes de réciprocité, tout est bon – ou paraît l'être – pour « réindustrialiser » l'Hexagone.

 

            Mais l'argument protectionniste doit être employé avec précaution. Car si les Français sont nombreux à prôner le patriotisme économique, ils sont plus nombreux encore à s'inquiéter pour leur pouvoir d'achat. Les ménages se souciant moins d'« acheter français » que d'acheter ce qu'ils peuvent, le patriotisme économique restera probablement une coquetterie de « consomm'acteur » – quelque part entre le « commerce équitable » et les céréales « bio ».

 

            Par ailleurs, les Français ne savent pas ce qu'ils veulent : si le protectionnisme leur paraît une réponse efficace à la concurrence des pays émergents, la TVA sociale – aussi appelée taxe anti-délocalisation – est à leurs yeux synonyme de vie chère. Au mauvais protectionnisme, qui appauvrit les ménages, répondrait le bon protectionnisme... qui appauvrit les ménages tout autant ! Comment les candidats trouveront-ils le chemin de l'Élysée dans ce labyrinthe de contradictions ?

 

            Aussi longtemps que l'on pourra se dire partisan du protectionnisme sans en payer le prix, la mondialisation – qu’elle se manifeste par des transactions financières ou par des échanges de biens – restera ce phénomène dont on peut à la fois dénoncer les méfaits et récolter les bénéfices, à savoir, d’une part, la possibilité pour les entreprises de trouver les financements nécessaires à leur développement, et d’autre part une baisse générale des prix rendant accessibles à la majorité des consommateurs les biens et services longtemps réservés à une minorité de nantis. C’est ce qui s'appelle avoir le beurre, l'argent du beurre, et le sourire d'Adam Smith.

 

            Mais surtout, peut-on à ce point s'aveugler sur la réalité et prétendre distinguer l'économie « réelle » des abstractions spéculatives ? En politique, oui. C'est toute la magie de la rhétorique.

 

 

Tweet
Evaluer :Note moyenne :4,6 (15 votes)Voir les mieux notés
Article précédent de
Nils SINKIEWICZ
Tous les articles de
Nils SINKIEWICZ
Article suivant de
Nils SINKIEWICZ
Recevez par mail les derniers articles de cet auteur
Dernier commentaire publié pour cet article
Quand la sottise est considérée patriotique, il est dangereux d'être intelligent Isaac Asimov Lire la suite
Red Pill - 21/12/2011 à 09:20 GMT
Note :  2  1
TOP ARTICLES
LES PLUS LUS
LES MIEUX NOTÉS
LES PLUS COMMENTÉS
Suggestions de l'éditeur
Nos flux RSS24hGold Mobile
Gold Data CenterConvertisseur Or Argent
Pièces d'or sur eBayPièces d'argent sur eBay
Minières :
outils techniques
Minières : outils
d'analyse fondamentale

Nils SINKIEWICZ

Nils Sinkiewicz a écrit pour diverses revues, notamment pour le Cri du Contribuable et la Revue Critique. "Russisant" diplômé en Hautes Études Internationales et en Intelligence Économique, il travaille aujourd’hui dans une agence de communication lyonnaise (mais ne préfère pas pour autant les baskets aux chaussures
Articles les plus récents de Nils SINKIEWICZ
25/04/2013
24/04/2013
29/03/2013
06/03/2013
25/02/2013
Tous les articles
Commenter cet article
Vous devez être connecté pour commenter un article8000 caractères max.
 
Connectez vous
Email : Mot de passe : Login
Inscrivez-vous Mot de passe oublié
 
 
       
Quand la sottise est considérée patriotique, il est dangereux d'être intelligent

Isaac Asimov
Evaluer :   2  1Note :   1
Permalink
Ah, l'évolution de la sémantique. Avant on disait "Réchauffement de la planète", maintenant on dit "dérèglement climatique", la réalité étant ce qu'elle est. L'objectif était de taxer l'air que l'on respire.

Tobin ayant lui même affirmé que son projet de taxe dite "Taxe Tobin" sur les transactions financières n'était pas une bonne idée, la Taxe Tobin n'exite plus, on doit désormais dire "Taxe sur les transactions financières"

L'objectif est le même, en tout état de cause. Trouver coute que coute un système de taxation de quelquechose au niveau mondial, qui permettra de créer une bureaucratie mondiale pour le gérer, qui se transformera un jour en gouvernement mondial.

Rien que pour cela, il faut combattre cette taxe imbécile.
Evaluer :   1  0Note :   1
Permalink
Vous pouvez recevoir la newsletter de 24hGold. Cliquez ici pour vous abonner ou vous désabonner.
Disclaimer