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Ce texte est un « article
presslib’ » (*)
L’opinion
publique américaine – et le Président lui-même
– commencent à s’énerver sérieusement du
fait que les dirigeants d’AIG qui ont perdu plus de 100 milliards de
dollars pour leur firme méritent cependant 450 millions de dollars en
primes PPC (= « payé par le contribuable »).
L’argument selon lequel, sans ça, ces dirigeants passeraient
à la concurrence ne convainc pas l’homme de la rue : « Ne
serait-ce pas la meilleure chose qu’une firme puisse espérer,
que de tels incapables soient débauchés par la concurrence ?
», s’interroge-t-il. C’est que Monsieur-tout-le-monde
mélange tout : le fait de gagner de l’argent et celui
d’être indispensable. Ce n’est pas parce que ces dirigeants
ont eu un peu de malchance ces temps derniers qu’ils ont cessé
d’être indispensables et du coup, aimés par leur
direction.
Quoi
qu’il en soit, les esprits s’échauffent quelque peu autour
de ces primes PPC. Les banquiers ne se découragent cependant pas pour
autant et le Wall Street Journal d’aujourd’hui rapporte que des
équipes d’avocats (PPC) travaillent ferme en ce moment chez des
éclopés notoires comme Citigroup (45 milliards $ PPC) et Morgan
Stanley (10 milliards $ PPC) à mettre au point des formules qui
permettent d’augmenter aisément les… salaires (PPC). Les
dirigeants de Wells Fargo (25 milliards $ PPC) de leur côté se
sont déjà accordés de telles augmentations : les mesures
ont précédé les injonctions relative aux bonus,
déclare-t-on à la firme.
On
aimerait voir la tête du Président Obama quand il apprendra
ça ! Ces banquiers vont décidément lui donner du fil
à retordre ! Sacrés lascars !
Paul Jorion
pauljorion.com
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est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de
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Paul Jorion, sociologue et
anthropologue, a travaillé durant les dix dernières
années dans le milieu bancaire américain en tant que
spécialiste de la formation des prix. Il a publié
récemment L’implosion. La finance contre l’économie
(Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ?
(La Découverte : 2007).
Les vues
présentées par Paul Jorion sont les siennes et peuvent
évoluer sans qu’il soit nécessaire de faire une mise
à jour. Les articles
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