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Philvar
Membre depuis mai 2012
517 commentaires - suivi par 11 personnes
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>L’Espagne devra-t-elle être sauvée en 2013 ?  - Alex Korbel - 
@ zoppas
Le problème du Japon n'est pas aussi simple qu'il paraît. Il est parfaitement exact que sa dette nationale est grandement détenue par ses résidents ce qui le met à l'abri de agences de notations puisqu'il n'a pas besoin du refinancement international. Mais ceci n'est valable que tant que les résidents peuvent couvrir ces besoins. Or le Japon est en limite de récession depuis longtemps et les résidents s'appauvrissent même si les intérêts de cette dette restent dans le pays. Le pays aussi s'appauvrit dans la mesure où il ne peut payer les intérêts de sa dette dans uns croissance nulle.
S'ils appliquaient les solutions que préconisent nos penseurs ici : annuler la dette, le résultat serait similaire : fin de la confiance dans l'état et déflation immédiate, profonde et longue.

La crise de surendettement que nous traversons n'est pas due à autre motif que celui de dépenser plus que notre produit national; principales raisons : les retraites et les dépenses sociales sans retour.
Avec de nombreuses situations de privilèges fort coûteux qui ne sont pas ceux que l'on nous met en avant (trop hauts salaires et niches) mais bien ceux bien plus coûteux de certains services publiques (EDF, SNCF, service d'état inutiles et pénalisants l'activité...) dont l'état et les syndicats cherchent à se dégager en en transférant la charge au secteur privé !

Le rêve qui marche toujours est de faire croire que taxer les riches enrichirait les pauvres ; c'est techniquement et comptablement irréaliste !
Une preuve en est dans les revenus que tire l'état de l'ISF et de la proposition de taxer les revenus au-delà de 1 million qui rapportent des clopinettes et fait fuir à l'étranger les sportifs , chanteurs et capitaux pouvant investir dans le pays par exemple dans les PME.

C'est aussi une bonne idée que de financer les PME mais encore faut-il quelles aient les débouchés suffisants pour parvenir aux profits salvateurs, ce qui est loin d'être le cas si nous fermons les frontières car ceci entraîne toujours des rétorsions du commerce international.
Il existe aussi une contradiction évidente entre parler de drainer l'épargne hors du marché des capitaux et d'affirmer à longueur de post que le marché des capitaux provient d'une monnaie créé ex nihilo par les banques centrales. (J'ai montré ailleurs que ces capitaux ne pouvaient pas irriguer le financement de l'économie réelle)

En France l'épargne est bloquée dans le livret A qui sert quasi exclusivement au financement des logements sociaux et dans les contrats d'assurances vie et retraites qui sont tenus à obtenir les meilleures garanties pour protéger les souscripteurs et donc placer l'essentiels de leurs réserves dans des prêts garantis par les états. Le reste de l'épargne est négligeable.
Les rentiers sont les retraités et ils ne sont pas particulièrement bien traités, l'érosion monétaire les ruinant année après année.

L'alourdissement de la fiscalité sur les multinationales est impossible sans les obliger à une hausse équivalente de leurs prix. D'une part parce que leurs marges nettes sont très faibles en France et qu'elles ont toutes facilités pour s'évaporer sans aucun risque pour elles, du pays qui voudrait les pénaliser (exemple de Danone en Chine) et la France ne représente plus qu'une petite part de leurs chiffres d'affaire et une minuscule part de leur potentiel de développement.

Isoler les créances immobilières douteuses des banques ne peut se faire qu'en expulsant les habitants et mettre en vente leurs logements. On en voit le résultat aux USA !

Changer le plan comptable pour allonger la duré des amortissements augmente les bénéfices en apparence mais fragilise encore plus les bilans des banques en les rendant encore plus sans liquidités.

Une recapitalisation par l'état implique que l'état dispose des moyens de le faire... c'est-à-dire en empruntant ?

Augmenter les salaires met immédiatement en difficulté toutes entreprises sauf si elle peuvent répercuter ces hausses dans leurs prix ! Et de plus, comme les charges induites des salaires augmentent mécaniquement cela revient à pénaliser deux fois le travail et ses outils. C'est un cercle vicieux supportable en période de croissance comme celle que nous avons connu après guerre.

Conseiller aux rentiers d'investir dans l'or ou les métaux précieux, quoi qu'on en pense ici, revient à enlever des moyens de financement à toute l'économie. Cela et la monnaie sous les matelas sont les pires solutions économique sauf pour quelques privilégiés qui pourront être taxés de profiteurs de la misère d’autrui.

Manipuler l'économie est une tâche très difficile et très délicate; il faut éviter les grandes mesures qui semblent simples (Mélenchon et Marine, même combat !) mais qui conduisent immédiatement à une grande misère des plus fragiles et fragilisent la plupart des autres pour des décennies.

Nous sommes en train de vivre un bouleversement mondial de l'économie et comme nous en sommes les privilégiés nous en souffrons et en souffrirons bien plus que ceux qui dans le monde, montent pour nous rattraper. Un bien mauvais moment à passer pour une (ou plusieurs) génération(s) sacrifiée(s).

Au passage, Hitler a pillé l'Europe au profit de l'Allemagne pendant 5 ans, les juifs riches étant partis depuis longtemps aux USA !

La quadrature du cercle n'est pas évidente à trouver et encore moins à démontrer !


Commenté
il y a 2732 jours
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Début de l'article :L'Espagne est de retour sous les projecteurs de la crise de la zone euro. C’est une place qui lui revient de droit à cause de la mauvaise gestion budgétaire, financière et économique du pays par l’État. Depuis le début de la crise des dettes publiques des pays de la zone euro, la solvabilité des États concernés a été largement déterminée par les investisseurs internationaux... Lire la suite
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