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jeremierostan
Membre depuis mai 2012
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>Libéralisme vs. Statu Quo  - Jérémie T. Rostan - 
Je réponds une seconde fois car il est une question sur laquelle j'aimerais revenir pour elle-même, et donc à part, pour plus de clarté.
Je ne crois pas que la description que vous faites de la machination de la dette soit exacte; non plus que la solution que vous proposez.
D'une part, vous faites comme si les banques créatrices de monnaie étaient les seules à financer les gouvernements. Mais un rapide check permet de vérifier que les principaux détenteurs d'obligations françaises, par exemple, sont des fonds y investissant de l'épargne privée. Et pas nécessairement celle de grands rentiers, mais plutôt les économies des classes moyennes.
D'autre part, vous présentez les choses comme si le problème était que le gouvernement emprunte à 6% plutôt qu'a 0%, ce qu'il pourrait s'il gérait directement la monnaie. Mais, prenons un exemple bien simple. Imaginons que le gouvernement emprunte actuellement 100€ et doive payer 6€ d'intérêt la première année pour cela dans la situation actuelle. Si cette dernière venait à changer et que le gouvernement puisse s'endetter sans frais, que ferait-il? Ne dépenserait-il que 100€ de plus que ses recettes? Il n'y a aucune raison de le croire, puisqu'il a prouvé être prêt à s'endetter de 106€. Il le ferait donc tout aussi bien, la seule différence étant que 6€ de ces 106€ n'iraient pas vers les banques et les épargnants, mais iraient avec le reste vers ceux auxquels le gouvernement destinerait ses dépenses. Celles-ci n'étant pas réellement productives, la seule conséquence en serait un transfert de ressources au détriment de l'investissement (redistribution), et une hausse des prix (inflation).
Mais il n'y a en fait aucune raison de penser que le gouvernement se contenterait de 106€. Le gouvernement ayant dans cette hypothèse la main sur la planche à billets, la dépense publique serait virtuellement illimitée. Elle est limitée, dans la situation actuelle, non seulement par le fait qu'elle se paie d'un intérêt, mais plus encore par le fait que celui-ci croît à mesure que le gouvernement abuse de sa prétendue générosité. Ce serait donc, peut-être, 150€ que le gouvernement imprimerait et dépenserait. En fait, tout comme dans la situation actuelle, il dépenserait autant qu'il pourrait. La seule différence serait qu'il en serait moins empêché.
Ce que je veux dire est que le véritable problème est celui du niveau des dépenses publiques, ainsi que de leur nature (non productives), d'une part, et celui de la création monétaire qui y est liée, d'autre part. Bien que je n'y sois pas du tout favorable, le présent système a au moins l' "intérêt", si je puis dire, de limiter ces dernières.
Certes, cela bénéficie (en partie) aux banques, et cela me paraît, comme à vous, illégitime. Deux remarques à ce sujet cependant.
1) Cette situation me paraît tout de même préférable (bien que détestable) à celle dans laquelle la dépense publique et la création monétaire seraient virtuellement sans limites.
2) Ce qui est illégitime, ce n'est pas que les banques prêtent à 6% de la monnaie qu'elles créent à peu près sans frais. Le même état de fait serait parfaitement légitime si ces banques émettaiet leurs propres monnaies en situation de concurrence. Elles produiraient alors un bien utile, et donc ayant une valeur (non pas tant l'unité monétaire elle-même, simple entrée informatique ou billet au coût de production minimal, que la tenue de comptes, l'effectuation de transferts et de paiements, le maintien d'une réputation rendant la monnaie en question généralement acceptée, etc. En situation de concurrence, il y aurait juste assez de banques et de monnaies pour que chaque émetteur gagne un retour "normal" comparativement au reste de l'économie.) Non, ce qui est illégitime est que la valeur produite par les banques actuelles est moins le fruit de leur propre activité qu'un simple privilège dont l'État leur permet de percevoir les rentes.
Au total donc, je dirais,
#1. Liberté bancaire où des systèmes en concurrence émettent leurs propres monnaies
#2. Situation actuelle
#3. Mainmise du gouvernement et des intérêts politiques sur la planche à billet.
Remarquez, j'accepterai que le gouvernement reprenne le contrôle de la banque centrale, à condition qu'il permette également la liberté bancaire, plafonne les hausses d'impôts à une augmentation proportionnelle au niveau de ses dépenses, et autorise les contribuables à s'en acquitter dans la monnaie de leur choix (parmi les monnaies à circulation importante et reconnues.) De ce fait, l'État dépenserait en monnaie de singe sans affecter le montant réel des impôts. Bien vite, l'État et tous ceux qui en dépendent serait en situation de banqueroute, évidemment, leur monnaie ayant perdu à peu près toute valeur d'échange.


Commenté
il y a 2738 jours
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Début de l'article :Quiconque défend le « libéralisme » sait à quel point, loin d’être la pensée unique et dominante de l’époque, une telle position expose à toutes les attaques. Au mieux, on sera considéré comme une sorte de grand autiste sans cœur, aveugle et sourd à tous les malheurs du monde. Au pire, on sera traité de psychopathe servile aux puissances les plus sombres et au statu quo en place... Lire la suite
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