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Visite à New York : mélange de prospérité et de planche à billets

H. Seize Publié le 09 août 2025
1662 mots - Temps de lecture : 4 - 6 minutes
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Un article de Henry Bonner Le calme de la fin du mois de juillet m’a donné l’occasion d’une visite aux États-Unis, à New York, pour 10 jours en famille. La lourdeur de l’air, pendant l’été à la Grande Pomme, s’est ajoutée à la fatigue liée au décalage horaire. En revanche, ce voyage a fourni l’occasion d’un changement d’idées. Au fil de mes visites, je découvre plus de facettes de la capitale de la finance. Ainsi, la vue du sud de Manhattan, depuis Brooklyn, met en valeur l’ensemble des bâtiments aux parois en verre teinté du centre de la finance. Les employés de banques d’investissements, des fonds, et des compagnies d’assurance y gagnent des salaires élevés. Les gratte-ciels du quartier, dont le One World Trade Center, donnent une illustration de la richesse en circulation. Création de richesse, et illusions de prospérité Dans la capitale de la finance, comme à Paris, la richesse provient en partie d’activités de valeur, et en partie de rentes et la création d’argent par le gouvernement. Partout dans le monde, le pouvoir d’achat provient à la fois de hausses de revenus, et de la hausse de l’offre de produits en circulation. Lors de l’enrichissement de la population, les entreprises gagnent plus de débouchés pour les ventes. Elles tirent profit de la hausse de la demande. La prospérité entraîne des hausses de niveaux de vie pour tous, à la fois pour les producteurs et pour les consommateurs. La création d’argent et les dépenses générés par les politiciens créent aussi des sources de revenus pour certaines entreprises, certains salariés et les bénéficiaires d’aides. En creux, la vague de faillites en cours dans les entreprises en France en donne une illustration : cette vague provient en effet du retrait des prêts et des subventions, depuis la réouverture post-pandémie. Lors des confinements, le nombre de faillites avait chuté en raison de la distribution d’argent par les gouvernements. Le rythme de ces faillites grimpe à présent au fil des mois avec le retrait de ces programmes. Comme le montre le graphique ci-dessous d’une analyse par Allianz, les faillites grimpent pour chacun des 6 premiers mois de l’année, depuis 3 ans d’affilée. La création d’argent et les dépenses de la part des gouvernements créent plus de richesse, mais en apparence : les entreprises touchent des financements et paient des salariés. Comme l’expliquait un associé de John Lass, le banquier écossais à l’origine de la bulle du Mississippi en France en 1720, les distributions masquent en réalité un appauvrissement. Au ...
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