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Cours Or & Argent en

Argent : offre, demande et pénurie

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Publié le 09 février 2011
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Rubrique : Or et Argent


(Les pénuries peuvent rendre les gens fous !)


Mes récents rapports concernant les pénuries d’argent chez les détaillants de pièces et les gros vendeurs ont touché un grand nombre de lecteurs, et ont fait l’objet de beaucoup de republications sur différents sites Web. Les questions et les malentendus sont trop nombreux pour que je puisse répondre individuellement à tous ; mais l’on apporter une réponse à la plupart de ces questions si seulement les gens et les propriétaires de boutiques de change  comprenaient la structure de base du marché de l’argent, réfléchissaient un petit peu pendant quelques minutes et faisaient quelques calculs.


Commençons donc avec les chiffres rapportés par le CPM Group et le Silver Institute. En général, je fais la moyenne des chiffres des deux groupes, puis j’arrondis encore le chiffre obtenu aux 50 millions d’onces les plus proches, soit 5 %.


Ainsi, pour les données les plus récentes :


Du côté de l’offre, nous avons environ  900 millions d’onces :

Environ 650 millions d’onces d’argent sont extraites chaque année, et ce chiffre est en légère augmentation.

Environ 200 millions d’onces d’argent sont recyclées chaque année.

Environ 50 millions d’onces d’argent sont vendues par les gouvernements chaque année, et ce chiffre est en baisse.


Du côté de la demande, sur ces 900 millions d’onces :

Environ 45 % sont consommés par l’industrie, y compris principalement dans le secteur de l’électronique, et ce chiffre est en légère augmentation.

Environ 35 % sont consommés pour la fabrication de bijoux, de plats, de couverts et d’assiettes.

Environ 15 % sont consommés par la photographie, et ce chiffre est en légère baisse.

Environ 5 % sont achetés par les investisseurs sous forme de lingots et de pièces, avec une légère augmentation.


Les achats réalisés par les investisseurs sont la catégorie la plus difficile à suivre, et l’on suppose généralement qu’ils représentent « soit l’investissement net implicite ou le désinvestissement net implicite », afin de faire correspondre les chiffres totaux du côté à la fois de l’offre et de la demande. Il y a deux ans, le changement majeur a été un passage du « désinvestissement net implicite » à l’ « investissement net implicite ».


Au cours d’une année, il y a plus d’argent négocié entre les investisseurs que le chiffre « net », peut-être plusieurs centaines de millions d’onces supplémentaires, cela est difficile à dire. Les chiffres de l’investissement sont simplement « nets », ils prennent en compte le fait qu’il doit y avoir davantage d’achats ou de ventes réalisées par les investisseurs, et en quelle quantité.


Ces chiffres proviennent d’études, ce sont des estimations brutes, et personne n’est totalement d’accord avec eux. Mais les chiffres de ces deux études sont très proches, et je n’ai pas de connaissances ou de raisons suffisantes pour les mettre en doute. Ils correspondent à ce que je sais, à ce que je vois et à ce que j’entends dans la réalité. Ils peuvent expliquer beaucoup de choses à propos du marché de l’argent, et plus particulièrement à propos de la grande opportunité d’investissement qu’il représente.


Dans toute l’histoire du monde, environ 45 milliards d’onces d’argent ont été extraites. De cela, presque tout, probablement entre 90 et 95 %, a été consommé et a fini enfoui avec d’autres déchets, car le métal a été transformé en des produits dont le recyclage est moins rentable que ne le sont les nouvelles méthodes d’extraction minière. Ainsi, de tout ce qui a été extrait, il reste peut-être environ 5 milliards d’onces d’argent, conservées par les gens sous forme de lingots et de pièces, de bijoux, de couverts, de plats, d’assiettes et de débris.


Bien que les réserves d’argent connues dans le sol soient d’environ 14 ans, on en découvrira et on en extraira davantage au cours des cinq prochains millénaires ou plus, comme toujours (cela prouve d’ailleurs que la théorie du pic pétrolier est absurde. Toutes les mines, comme les gisements de pétrole, sont des ressources qui diminuent, mais la Terre est très grande).


Très peu d’argent se trouve chez les quatre revendeurs approuvés du NYMEX, environ 140 millions d’onces.

Très peu d’argent garantit l’ETF argent, SLV, environ 179 millions d’onces.

Très peu d’argent est acheté par les investisseurs chaque année, environ 50 millions d’onces.


La Monnaie américaine fabrique pour environ 10 millions d’onces de Silver Eagles chaque année.


Ainsi, les Silver Eagles représentent environ 1/100è du marché annuel de l’argent. La pénurie actuelle de Silver Eagles, techniquement, n’est pas une pénurie d’argent. Ted Butler, qui écrit pour Investment Rarities, pense que ses recommandations d’acheter des Silver Eagles ont contribué à provoquer une ruée sur ces dernières, et je le crois.


Personnellement, j’estimerais qu’environ la moitié de l’argent recyclé, environ 100 millions d’onces, passe par les boutiques de pièces et doit être vendue à de plus gros vendeurs et à des fondeurs. Cependant, une plus grande quantité d’argent que cela est revendue au public par les boutiques américaines de pièces, en plus des flux « nets », mais les flux nets expliquent beaucoup.


1. Ils expliquent pourquoi la plupart des propriétaires de boutiques de pièces pensent qu’il n’existe pas de pénurie d’argent, et ne ressentent pas le besoin de dresser un inventaire des stocks d’argent.


2. Ils expliquent comment et pourquoi les boutiques de pièces peuvent se retrouver à court d’argent si rapidement.


3. Ils expliquent pourquoi les boutiques de pièces ne peuvent prédire quand elles seront réapprovisionnées en argent, car leur source de métal est le public (elles ne commandent pas beaucoup aux fondeurs, elles leur vendent).


Supposons que les boutiques américaines de pièces représentent 50 % du marché mondial de l’argent. Ainsi, elles achètent environ 50 millions d’onces d’argent de plus qu’elles ne peuvent en vendre au public. Il existe environ 4000 boutiques de pièces recensées par http://coininfo.com, site que je vous recommande afin de vous aider à trouver la boutique la plus proche de chez vous.


Si nous divisons 50 millions d’onces d’argent par ces 4000 revendeurs, cela donne en moyenne 12 500 onces qu’ils doivent acheter, ce qui représente plus que ce qu’ils ne peuvent vendre en une année. Multiplié par 20 $ l’once, cela fait, par boutique et par an, 250 000 $ de métal de plus que ce qu’ils ne peuvent vendre au public (habituellement, mais pas cette semaine !).


Comme dans toute industrie, il y en a une certaine partie qui diffère de la moyenne, et certaines boutiques font plus d’affaires que d’autres.


La structure du marché explique les propos relativement déments des propriétaires de boutiques de pièces que me rapportent mes lecteurs. Ces conversations les troublent, et ressemblent souvent à ceci :


Client : « - Je voudrais un devis pour de l’argent.

Vendeur : - Si vous vendez, le prix est de ...

Client : - Non, je veux acheter, car il y a une pénurie.

Vendeur : - Une pénurie d’argent ? Mais il y a plein d’argent.

Client : - Combien possédez-vous de lingots de 100 onces ?

Vendeur : - Nous n’en avons plus pour le moment, mais si vous voulez revenir plus tard, je serais heureux de vous vendre de l’argent.

Client : - Des Silver Eagles ?

Vendeur : - Tout est parti.

Client : - Avez-vous de l’argent sous une forme quelconque ?

Vendeur : - Pas pour le moment, je dois y aller, le téléphone sonne. « Bonjour, est-ce que vous vendez de l’argent ? Non ? »



Les boutiques de pièces adoreraient que vous reveniez plus tard, car elles peuvent vous vendre de l’argent à environ 5 % au-dessus du prix au comptant, tandis que les fondeurs et les autres vendeurs ne leur donneront au mieux que 1 % au-dessus du comptant.


Voici un autre calcul pour aider à déterminer combien il faut acheter d’argent pour vider les boutiques de pièces en une semaine : 50 millions d’onces d’argent / 52 semaines X 20 $/once = 19,2 millions de dollars en une semaine.


C’est ce qui s’est produit au cours des derniers jours. Le public a acheté pour environ 19 millions de dollars de plus d’argent que d’habitude, et a vidé la plupart des boutiques de pièces d’Amérique du Nord et du monde.


Vous voyez à quel point le marché de l’argent est serré ? C’est pour cela que c’est un si bon investissement. Il y a bien trop de papier monnaie, et si peu de métal disponible !


Dans le même temps, j’ai entendu des rumeurs selon lesquelles on a dit aux grandes banques qui sont en faillite et qui reçoivent de l’aide de la Fed de vendre une partie de leur or et de leur argent, car recevoir des prêts tout en possédant de si grandes quantités de ces « reliques barbares inutiles » dans leurs livres a peu de sens.


Mais l’argent des banques d’investissement ne se trouve habituellement pas sous la même forme que l’argent demandé par le public ; il n’est pas vendu aux boutiques de pièces, mais sur le NYMEX, ou peut-être encore à des fondeurs et à la Monnaie qui sont peut-être en train de prendre livraison de contrats, ceci afin de fabriquer des lingots de 100 onces ou des pièces vierges d’une once.




Jason Hommel

Silver Stock Report





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Jason Hommel s’intéresse à la nature de la monnaie et aux marchés de l’or, de l’argent et des actions minières associées. Il est l’éditeur de www.silverstockreport.com, qui traite des actions minières argentifères.
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