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Dis-moi combien tu gagnes et je te dirais qui tu hais...

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Chroniques en liberté
Publié le 01 octobre 2014
339 mots - Temps de lecture : 0 - 1 minutes
( 14 votes, 3,4/5 ) , 19 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

Les conflits récurrents - qui témoignent d'une panne évidente du "dialogue social" auquel nous croyons tant - sont l'occasion de voir chaque catégorie sociale brandir ou dénoncer le revenu "scandaleux" de son voisin. En fait, la redistribution, non seulement démotive les producteurs de richesse, mais attise la jalousie. Mais j'irai encore plus loin. On prend pour acquis intangible - voire principe absolu - qu'un instituteur A devrait gagner autant qu'un instituteur B, qu'un chercheur A devrait gagner autant qu'un chercheur B, sans prendre en compte les différences de talents, de motivation ou d'implication.


On ne reconnait pas la valeur individuelle ; on paye un statut. Alors certains se plaignent régulièrement, arguant du fait qu'ils "sont mal payés". Mais ne fallait-il pas y penser avant ? Quand on veut être bien payé, on s'engage dans des formations qualifiantes qui débouchent sur des perspectives de carrière gratifiante. Et il y en a ! On ne peut pas ne pas vouloir faire d'études longues mais être payés comme un docteur. Par ailleurs, l'argument qui consiste à dire "je suis sous-payé dans mon travail" peut aussi se discuter. En effet, en économie, on montre que l'on s'aperçoit que l'on est sous-payé par son employeur lorsqu'un autre employeur vous fait une proposition plus intéressante.


Certains de mes collègues chercheurs me disent qu'ils sont mal payés par rapport à nos homologues américains, ce à quoi je réponds : "Une université américaine t'a-t'elle fait une proposition plus intéressante ?".... Après un silence, il me répond "Non". Alors tu es peut-être pas si mal payé ici. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Les universités américaines vont faire des propositions mirobolantes aux meilleurs chercheurs du monde entier.


A l'échelle internationale, aucun chercheur (comme aucun footballeur) ne gagnera le même revenu tout simplement parce que le revenu sanctionne les différences de qualifications, talents et compétences. C'est une loi économique fondamentale que nous n'avons toujours pas compris en France. Mais au nom de quel principe, une partie de la population active devrait échapper à cette loi ?


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Jean-Louis Caccomo est Maître de Conférences en Sciences Économiques à l'Université de Perpignan. Chercheur, il est expert international spécialisé dans les questions de croissance, innovation et tourisme international. Responsable de l'atelier tourisme au GEREM (Université de Perpignan). Il est par ailleurs responsable des programmes de coopération avec Prince of Songkla University (Phuket - Thaïlande), avec l'université de Tabasco (Mexique) etavec l'université de Moroni (Comores).
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Mauvais titre, triste titre, d'une société mercantile, qui ne vit plus que dans le rapport au porte-monnaie du voisin...
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"Mais au nom de quel principe, une partie de la population active devrait échapper à cette loi ?"
au nom du principe de circulation: quelques plus riches implique beaucoup de plus pauvres (et ce quelque soit la formation de ces derniers). La question des revenus n'est plus aussi pertinente aujourd'hui qu'il y a trente ans, quand tout le monde pouvait encore croire à des ressources infinies. Le problème d'aujourd'hui est plutôt celui des arbitrages: à quoi affecte-t-on les ressources existantes? Des écoles publiques ou des hôtels 5 étoiles?
Cet auteur pense selon des catégories obsolètes: la concurrence, la qualification, la production... le capitalisme. Tout ça ne marche plus et ça se finira mal si on ne s'adapte pas vites aux réels défis de notre temps.
Evaluer :   4  3Note :   1
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Tout à fait franchement moi ça m'arrange bien d'être payé au niveau de ceux qui travaillent bien, qui y croient et qui se donnent à fond ...
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EXCELLENT ! Simple et clair.

Mais en France celui qui fini dernier du 100m veut mettre une balle dans la jambe du vainqueur. Pas s'entrainer plus ni reconnaitre qu'il est plus fort et/ ou talentueux !
C'est le communisme qui avance dans les esprits via l'Ed nat depuis 30ans...et ça s'aggrave !
Evaluer :   5  1Note :   4
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La comparaison des revenus, et donc par extention le socialisme en général, est immoral parce qu'il viole le 10° commandement, qui traite de l'envie et de la jalousie :

10. Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

Exode 20.17

Le drame est que c'est structurellement le vice des français, depuis des siècles.
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Comme le disait si bien Audiard "la chance existe, sinon comment expliquerait on la réussite des autres ?"
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Pour éviter d'envier, il peut suffire de ne pas savoir: avant 1914, aucun gouvernement n'avait osé exiger une déclaration de revenu. Le revenus des personnes physiques relèvent de leur sphère privée.
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bon,si la femme ne veut pas,je tenterai le coup avec la servante... certainement pas le serviteur, ni le boeuf,ni l'âne,ni le mouton, ni le chien, ni la poule, ni le canaris.ou toutes autre viandes sur pattes... pfff...sont quand mêmes graves,mais bon,chacun son truc...
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C'est ça. Et dégage de devant chez moi, sale sdf... La bible résout sûrement tous les problèmes!
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Pourriez vous m'expliquer le lien que vous faites entre un sdf dans la misère et un envieux ?

Je n'en vois spontanément absolument aucun, et ne comprends donc pas votre commentaire
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Votre cas est grave, mais pas désespéré: vous le comprendrez sûrement si vous avez l'occasion de devenir vous-même un sdf... (ce que je ne vous souhaite pas, bien entendu)
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J'aimerais une argumentation, pas un effet de manches.

Troll ?
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Défoncer les portes ouvertes n'est pas mon truc, mais bon, faisons une exception pour la bonne cause: L'envie vient fatalement d'une différence de fortune (au sens large)...
J'en profite pour ajouter que ce sont ces différences qui, à mon sens, condamnent le système monétaire, non pas simplement au plan moral, mais technique car ce sont elles (sous la forme de l'accumulation et donc, des monopoles) qui finissent par gripper la consommation.
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nymeo,

" L'envie vient fatalement d'une différence de fortune..... " .
Qu'en dit le Larousse : Envie : nf. (lat invidia) 1. Sentiment de convoitise à la vue du bonheur, des avantages d'autrui.
Il nous confirme donc bien qu'il s'agit là d'un sentiment lié, comme le dit parfaitement ELS, à la convoitise et à la jalousie.
Une différence de fortune peut, comme toute autre différence, en être le support mais en aucun cas la cause profonde, laquelle se trouve exclusivement dans la défectueuse qualité du coeur de l'envieux.

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Définissez donc la différence (cruciale) que vous faites entre support et cause. Il y a comme un flou de ce côté Là... Tâchez de penser aussi à la notion de proportion. Restez dans le sujet, car rien ici n'est "confirmé", de près ou de loin...

Comment peut-on être heureux entouré de misère? Reprocher aux miséreux un manque de coeur suppose un abîme d'abjection et de perversité (mais c'est devenu la norme). Votre argument se retourne contre vous... Comme à ELS, je vous conseille de réfléchir à ce que vit un sdf avant de proférer n'importe quelle ânerie.

On ne peut pas invoquer la morale et les commandements de la bible pour justifier l'indifférence et le mépris.
" Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. "

Une lecture " moderne " de cet article pourrait laisser penser que les serviteurs et les servantes sont des propriétés du Maître, un sorte d'apologie de l'esclavage ( pratique courante à cette époque ), cette pratique qui n'a pas complètement disparue de la planète.
Non, la lecture moderne c'est:
si ton concurrent a un super salarié vachement efficace, tu le lui laisses et ne cheches pas à le débaucher à ton profit.
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L'esclavage n'a "pas complètement disparu", c'est sûr... On le voit moins car il s'est lui aussi modernisé et perfectionné, en se muant en une "servitude consentie", induite par des manipulations à grande échelle et l'abêtissement généralisé. On peut comparer le mode de vie d'un esclave de Rome avec celui d'un employé moyen d'aujourd'hui. Seuls les noms changent, les réalités doivent être cherchées derrière ces changements.
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Les esclaves ont toujours été assez chers. Pour préserver ce capital, la plupart des maîtres devaient évidemment assurer un niveau d'alimentation/santé minimal. à l'entretien de ce capital.
Leurs situations étaient donc moins défavorables que celles de certains employés du XiXè (ou de certains pays aujourd'hui) qui ne gagnaient pas de quoi survivre, ce qui n'attendrissait pas leurs maîtres qui ne payaient que ce que le marché exigeait.
En période de chômage, peu leur importe que 70h de travail ne paient pas une miche de pain ni une bande de pansement. Estimez-vous heureux d'avoir un travail !

Dans un autre genre, le métayer qui payait en nature une part de sa récolte était mieux protégé les mauvaises années que le fermier qui doit un loyer fixe, quelques que soient ses conditions de pruduction et de commercialisation.
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Les esclaves ont toujours été assez chers. Pour préserver ce capital, la plupart des maîtres devaient évidemment assurer un niveau d'alimentation/santé minimal. à l'entretien de ce capital. Leurs situations étaient donc moins défavorables que celles de c  Lire la suite
Pâris - 09/10/2014 à 11:33 GMT
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