Fermer X Les cookies sont necessaires au bon fonctionnement de 24hGold.com. En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez leur utilisation.
Pour en savoir plus sur les cookies...
AnglaisFrancais
Cours Or & Argent en

Echanges économiques et méthodes de comptabilité.

IMG Auteur
Publié le 26 juillet 2013
754 mots - Temps de lecture : 1 - 3 minutes
( 3 votes, 3,7/5 ) , 2 commentaires
Imprimer l'article
  Article Commentaires Commenter Notation Tous les Articles  
0
envoyer
2
commenter
Notre Newsletter...
Rubrique : Fondamental


A Paris,
23 juillet 2013.


La comptabilité n'existe pas.


Existent seulement des méthodes de comptabilité des échanges économiques en nombre croissant depuis la mi XXè siècle.


A l'exception de l'une d'entre elles, celle de la "comptabilité générale", ces méthodes témoignent non pas de la science, mais de la "non science".


Comme l'économie politique dont elle dépend, la comptabilité a en effet été emportée fin XIXè début XXè siècle par l'idée absurde que, pour être une science, il fallait que les règles de droit fussent mises de côté et qu'une mathématique s'y étala sans fin ou, plus exactement, avec au moins quelques éléments de "non droit".


Par exemple, en 1935, John Hicks n'hésitait pas à proposer comme méthode de la théorie de la monnaie, une comptabilité qui ne mettait pas l'accent initial sur les règles de droit.
En 1988, Neil Wallace reviendra sur l'article non pour s'interroger sur la comptabilité proposée, mais sur la notion de "friction" qu'y avait introduit Hicks et qui a aujourd'hui beaucoup d'adeptes, pour expliquer que des échanges sont parfois difficiles à réaliser.


Pour sa part, jusqu'à la décennie 1930, la France n'avait pas eu de comptabilité nationale: son maître, l'I.N.S.E.E., sera créé en 1946.


1. L'importance du "non dit".


Les méthodes de comptabilité considérées ont en commun d'être une mathématique souvent oubliée, la toute simple arithmétique.


A l'inverse, les différences entre les méthodes fleurent bon à concurrence de tel ou tel élément de la méthode comme si l'un ou l'autre avait en définitive une importance économique.


Il y a ainsi la comptabilité générale, partie intégrante des règles de droit, la vraie méthode, la mise de côté, et les comptabilités autres qui laissent plus ou moins de côté ces dernières règles.
Parmi les comptabilités sans règle de droit, mais avec beaucoup de réglementations, il y a celles qui font intervenir les intrépidités qui sont pondues par telle ou telle autorité à partir d'un instant de temps et que doivent appliquer bon an mal an les acteurs économiques ciblés.


Par exemple, en 1970, Joseph Schumpeter n'hésitait pas à définir ce qu'il dénommait "monnaie" comme un 'instrument technique de la comptabilité sociale' ( cf. Jaeger Claude (1998), "Conséquences " ; traduction du chapitre 10 de l'ouvrage de J.A. Schumpeter "Das Wesen des Geldes", Journal des Economistes et des Etudes Humaines, Volume VIII, n°4, décembre, pp. 491-508, p.491), comme des créances en un bien monnaie légale.
Dans la décennie 1960, la notion de "balance des paiements des Etats Unis" a été transformée par l'autorité qui la fait apparaître en deux grandes catégories : l'une est définie "sur la base des règlements officiels" et l'autre "sur la base des liquidités" (cf. ce texte).


Aujourd'hui, certain s'interroge aussi sur les méfaits de la loi Dodd-Franck aux Etats-Unis.


2. Soyons cohérents.


De deux choses l'une,


- soit les règles de droit n'ont pas d'importance et il faut se demander pourquoi des réglementations sont instillées en leur lieu et place,
- soit les règles de droit ont de l'importance et, dans ce cas, il faut s'interroger sur la solution qu'est censée proposer la réglementation en question à la règle ou aux règles de droit.


Dans ce dernier cas, en tout état de cause, les règles de droit ne sauraient être mises de côté, mais au premier plan.
Sauf, bien sûr, à supposer que les règles de droit ne sont pas premières, hypothèse qu'on laissera de côté.


3. Prix des marchés conclus.


Points de départ conséquences des règles de droit, il y a les échanges économiques qui sont conclus par vous et moi et qui donnent lieu à prix en monnaie des objets.


Les méthodes de comptabilité n'existent que parce que des prix en monnaie ont été conclus, faut-il le répéter, parce qu'il y a eu marché comme disent certains.


Sans prix, pas d'échange d'objet, pas de marché conclu ou bien, alors, une économie socialiste dont l'autorité se donnera de prétendus prix et les imposera, et qui durera ce que vivent les roses...


Les prix en monnaie d'un objet échangé hier, les taux d'intérêt et taux de change d'hier sont trois façons de donner la même information.


Reste que les prix conclus hier ne doivent pas être identifiés à des prix futurs qui tomberaient du ciel ou dont on ne sait de quelle élasticité de prix d'offre ou de demande ils pourraient bien provenir en pratique.


Des prix futurs convenus hier par des échanges à terme, oui; tout prix futur d'un autre ordre, par exemple transposé d'un prix au comptant conclu hier ou de l'imagination d'untel ou untel, non.



Données et statistiques pour les pays mentionnés : Etats-unis | France | Tous
Cours de l'or et de l'argent pour les pays mentionnés : Etats-unis | France | Tous
<< Article précedent
Evaluer : Note moyenne :3,7 (3 votes)
>> Article suivant
Georges Lane enseigne l’économie à l’Université de Paris-Dauphine. Il a collaboré avec Jacques Rueff, est un membre du séminaire J. B. Say que dirige Pascal Salin, et figure parmi les très rares intellectuels libéraux authentiques en France. Publié avec l’aimable autorisation de Georges Lane. Tous droits réservés par l’auteur
Publication de commentaires terminée
  Tous Favoris Mieux Notés  
J'ai rien compris. Je dois pas être assez intelligent....
Tu n'es pas seul...
Dernier commentaire publié pour cet article
Tu n'es pas seul... Lire la suite
MI - 29/07/2013 à 13:14 GMT
Top articles
Flux d'Actualités
TOUS
OR
ARGENT
PGM & DIAMANTS
PÉTROLE & GAZ
AUTRES MÉTAUX