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La BCE à court de solutions, les bourses européennes vacillent… !

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Publié le 03 octobre 2014
811 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
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Rubrique : Editoriaux
24hGold - La BCE à court de so...

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Aujourd’hui, vous aurez droit à un édito plus court, nettement plus court que d’habitude pour la simple et bonne raison que vous aurez le plaisir, pour ceux qui le souhaitent, de me retrouver en direct à 11h00 dans « Intégrale placements » sur BFM Business. Il en sera de même pour cette édition, histoire que je prépare quelques notes pour essayer de ne pas passer pour un « mamamouchi » à l’antenne (ce qui serait le comble suprême pour un contrarien).

Pour contacter BFM Business et faire part de vos retours, n’hésitez pas à utiliser leur formulaire de contact ici  car c’est en encourageant cette radio à faire venir de nouveaux intervenants que vous pourrez avoir… de nouveaux intervenants et des analyses plus riches avec des points de vues différents !! Alors à vos courriers !

Pour écouter cette émission en direct, c’est soit à la radio, soit sinon par Internet ici

Passons maintenant à l’information importante du jour. Hier, Mario Draghi a pris la parole lors de sa traditionnelle conférence de presse et, en gros, il a parlé pour ne rien dire ou plus précisément Mario Draghi n’a pas cherché, cette fois, le conflit avec l’Allemagne ou à jouer au plus malin avec les autorités économiques et politiques allemandes.

Pire, il n’a pas cessé de demander avec insistance à tous les pays jugés comme peu vertueux, comme la France et l’Italie, à faire encore plus de réformes structurelles.

Le message implicite délivré à l’issue de cette conférence de presse est clair et sans ambiguïté. Au moment où j’écris ces lignes, c’est l’Allemagne de Merkel qui tient bon les cordons de la bourse européenne et refuse fondamentalement toute création monétaire pure de forte ampleur et un quantitative easing européen de grande importance.

L’Allemagne de Merckel est un pays vieillissant et l’inflation, même modérée, serait particulièrement mauvaise pour l’économie germanique. D’ailleurs, Angela Merkel l’a expliqué sans détour aux autorités françaises. Ce faisant, l’Allemagne, depuis le début de la crise en 2007, joue uniquement sa propre partition et poursuit ses propres intérêts en ne s’intéressant qu’à la marge aux difficultés de ses voisins. En gros, l’Allemagne se penche sur le sort malheureux des autres pays européens uniquement si cela lui permet de rafler à bon compte quelques beaux actifs ou si cela menace sa propre stabilité, comme ce fut le cas avec les épisodes grecs où les banques allemandes, bourrées de titres grecs pourris, se seraient effondrées, sans interventions publiques fortes.

Nous en sommes donc au même point qu’en 2007 ou presque. Aucun des pays européens qui se portaient mal ne se portent mieux.

Les fragilités intrinsèques à l’euro sont toujours là et rien n’a fondamentalement changé.

Depuis le début de la crise, la dette des pays dont celle de la France a considérablement évolué et à la hausse.

Les réformes, aussi souhaitables qu’elles soient, sont fondamentalement illusoires dans un contexte économique anémique. Il n’y a pas de travail, pas de boulot, le chômage est en hausse partout et sa stabilisation est en réalité en trompe-l’œil.

Alors que peut faire Mario Draghi ?

Pas grand-chose, ou plus grand-chose. Il est, pour le moment, réduit au silence par l’Allemagne et sous la menace de la cour constitutionnelle allemande qui pourrait bien mettre fin à toute tentative crédible de planche à billets européenne et sans planche à billets, point de planche de salut en tout cas à court terme.

Rien n’a donc changé, la seule arme dont Mario Draghi a su user d’une main de maître est celle de la parole. Car avec de simples mots et de simples phrases, Mario Draghi tient l’Europe la tête hors de l’eau depuis l’été 2011 pourtant depuis il n’a rien fait, rien ou presque… Certes, les taux sont à 0 mais cela n’a rien changé. Rien, ils sont même négatifs pour les dépôts bancaires et cela ne change pas grand-chose non plus.

Le plus grand risque désormais, et la chute des marchés d’hier l’a particulièrement bien montré, c’est que les marchés ne croient plus en la capacité d’action de la BCE et dans un tel contexte, voir l’euro s’effondrer et retourner vers la parité 1 pour 1 avec le dollar est parfaitement envisageable, le tout accompagné d’attaques sur les dettes souveraines ou encore de panique bancaire.
La crise n’est pas finie. Elle ne l’a jamais été. Nous avons vécu une pause très longue dans cette crise basée sur la croyance que la BCE pouvait tout et le marché ne lutte jamais contre une banque centrale en mesure d’imprimer autant de papier qu’elle le souhaite, mais si les marchés constatent une impuissance de la Banque centrale européenne, alors ce sera la curée.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

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Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires Il a exercé les fonction de directeur des études économiques de la société Aucoffre.com de 2012 à 2015, et créé le Contrarien Matin un site de « décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l’actualité économique ». Il a fondé en Septembre 2015 le site Insolentiae.com et se consacre depuis pleinement à ce nouveau projet éditorial.
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Lundi 29 septembre 2014 :

L’International Center for Monetary Banking (ICMB) a additionné trois dettes :
dette publique + dette des ménages + dette des entreprises.

Voici quelques-uns de ses résultats :

1- Médaille d'or : Irlande.
Dette publique + dettes des ménages + dette des entreprises = 442 % du PIB.

2- Médaille d'argent : Portugal.
Dette publique + dettes des ménages + dette des entreprises = 379 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Belgique : 350 % du PIB.

4- Grèce : 304 % du PIB.

5- Espagne : 300 % du PIB.

6- Pays-Bas : 294 % du PIB.

7- Italie : 258 % du PIB.

8- France : 254 % du PIB.

9- Etats-Unis : 250 % du PIB.

10- Finlande : 242 % du PIB.

11- Autriche : 235 % du PIB.

12- Chine : 218 % du PIB.

13- Allemagne : 193 % du PIB.

http://cimb.ch/ICMB/Publications_files/Geneva16_2.pdf

Une autre crise menacerait l'économie mondiale, selon un rapport d'experts.

L'économie mondiale est confrontée à une "combinaison toxique" de dette élevée et de faible croissance qui jette les bases d'un processus de désendettement douloureux, voire d'une autre crise, dont l'épicentre pourrait se trouver cette fois dans les pays émergents, selon un rapport d'experts publié lundi.

Contrairement à une idée répandue, l'économie mondiale est loin d'avoir pris le chemin du désendettement, a pointé le rapport de l'ICMB (International Center for Monetary and Banking Studies) sur l'économie mondiale.

Depuis la crise financière, le ratio de dette global rapporté au PIB, en excluant le secteur financier, a continué de grimper pour atteindre de nouveaux sommets, ont pointé les auteurs de ce rapport. Selon leurs estimations, ce ratio a grimpé de 38% depuis le début de la crise financière, pour atteindre 212%.

Les auteurs de l'étude, qui incluent notamment Luigi Buttiglione, directeur de la stratégie au sein de la société de fonds alternatifs Brevan Howard, et Philip Lane, professeur d'économie politique à Trinity College à Dublin, ont mis en garde contre le cercle vicieux de la dette dans un contexte de croissance nominale modeste et de faible inflation.

La faible croissance économique rend en effet le processus de réduction de la dette plus difficile tandis que la dette, elle-même, exacerbe le ralentissement économique.

Dans ce contexte, le taux d'intérêt d'équilibre est appelé à se maintenir à des niveaux historiquement bas alors même que la capacité à contracter des emprunts sera sous pression si le taux d'intérêt réel devait se stabiliser au dessus de ce niveau d'équilibre.

Le niveau d'endettement est actuellement plus élevé dans les pays développés, où le ratio de dette par rapport au PIB a atteint 272%, que dans les économies émergentes, où il se situe à 151%.
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"le marché ne lutte jamais contre une banque centrale en mesure d’imprimer autant de papier qu’elle le souhaite"

Pas seulement le marché.
D'une manière générale, celui qui doit (durement) gagner son argent ne lutte pas contre celui qui obtient le sien sans rien faire.

Problème: l'argent gagné et l'argent créé s'expriment dans la même devise, et elle jouit du monopole.
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bonjour Pâris "l'argent gagné et l'argent créé s'expriment dans la même devise" : comment la loi de Gresham (qui dit que la mauvaise monnaie chasse la bonne) peut s'appliquer dans ce cas ?

dorénavant,et à chaque post, je me permettrai de coller ceci :
"de nombreux indépendants continuent à travailler après 65 ans pour des raisons financières, la pension moyenne étant de 840 euros par mois, contre 1.180 euros pour un travailleur du secteur privé ou 2.480 pour un fonctionnaire" : lalibre.be
et j'ajoute : pour le privé : à 65ans, pour le fonctionnaire : dans lapetite cinquantaine.payé de nos deniers.bien entendu.
je laisserai ceci tant que durera pareille injustice.ça risque de durer.mais je suis têtu.

et évidemment la recommandation du maître :
THÉVENOUD est toujours député. Pensons à lui. Ne l’oublions pas ».
(Pour protester pacifiquement et avec humour)
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S'il n'y a qu'une seule devise en monopole, la quelle voulez-vous donc chasser??
aucune.impossible. je vous suit bien,rassurez-vous.nous sommes sur lamême longueur d'onde.non je pensais juste s'il nous prenait envie de payer notre pain,notre essence,bref,tous nos besoins,avec du papier sorti d'une imprimante...nous serions,et à juste titre,en prison. or,nous(population) ne sommespas inquiet du fait que la bce crée je ne sais combien de milliards.à partir de rien.corrélé à rien.et si créer monnaie peut créer richesse,pourquoi se limiter à qqs misérables milliards? pourquoi pas des centaines de milliers de milliers de milliards ? nous,populations,devrions nous révolter contre ça.car on ne peut pas réduire le fruit obtenu par le travail à la valeur d'un morceau de papier.ils n'ont jamais été mandatés pour ça.et si on veut se protéger,il faut avoir travaillé et avoir pu économiser (sans oublier les privations qui peuvent en découler)pour pouvoir acheter qqs onces,pour s'apercevoir ensuite que du papier fraîchement imprimé peut tout aussi bien faire l'affaire... comment lutter contre ça ? car leproblème est bien là "celui qui doit (durement) gagner son argent ne lutte pas contre celui qui obtient le sien sans rien faire." : nous n'avons aucun moyen de défendre le fruit de notre travail. sans oublier qu'ilspeuvent aussi confisquer les qqs malheureuses onces que nous aurionspu acheter...
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Pour lutter contre ça il faut placer en travers de leur trajectoire un contre-pouvoir plus puissant.
Fouquet, à la cave!
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Si l'Allemagne connaît ses intérêts, sait les faire-valoir et, s'il le faut, les défendre... alors pour cette fois, elle peut servir d'exemple et de modèle aux autres !
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Finalement, Viktor Schäubele est le digne successeur de Heinz Guderian ou d'Erwin Rommel non ?
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Cela finirat-il pareil pour l ' Allemagne ?
De toute façon à long terme l ' Allemagne est condamnée . Le peuple Allemand se meurt , ils ne font plus d ' enfant !
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Vos informations ne sont pas à jour. Elles étaient vraies.
Ah bon ! Des liens svp des nouvelles données sur l ' Allemagne . Merci ;)
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- L'Allemagne a rapatrié 4.500.000 Aussiedler. Jusqu'à 400.000 par an ! Les jeunes couples avec "du potentiel" à tous points de vue ont été nettement prioritaires.

-La (nombreuse) génération née entre 60 et 68 a étonné tous les sociologues en ne se reproduisant pas des décennies durant. Mais la Nature est coriace: ces femmes ont eu leurs enfants tard, entre 40 et 46ans, mais elles en ont eu 2 ou 3 "comme tout le monde", ce qui finalement est aussi efficace démographiquement qu'à 20-40ans.

-L'Allemagne exporte pas mal de vieux. Certains vont vieillir aux Baléares. Certains Vertriebene (les 14 millions d'expulsés de 1946) retournent en Silésie ou en Prusse orientale, mourir dans leur Heimat, leur village de naissance.
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Un taux de fecondite de 1,378 enfant par femme en 2012! L'Allemagne se suicide demographiquement. Les chiffres sont la !
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De 1992 à 2013, la population allemande est restée stable, il n'y a pas de décrue :

https://www.google.fr/webhp?sourceid=chrome-instant&rlz=1C1CHMO_frFR560FR560&ion=1&espv=2&ie=UTF-8#q=population%20allemande

Cela est sans doute due à l'immigration :

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/01/08/la-population-allemande-augmente-grace-a-l-immigration_4344774_3214.html
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Mais l'un empêche pas l'autre !
Le nombre moyen d'enfants par femme en âge de procréer que vous donnez ne présume par du nombre d'enfants qu'elles auront finalement eus au jour de leur ménopause. Ce qui renouvelle les peuples c'est le resultat final et non la moyenne un certain jour.

Ainsi si aucun enfant n'est reçu pendant la première moitié de la vie fertile et que 2,8 enfants arrivent dans la deuxième moitié, alors vous obtenez 1,4 de moyenne présente et 2,8 au renouvellement generationnel.
Si ce que vous disiez etait vrai, alors on devrait assister a un baby boom correspondant aux 2,8 enfants par femme, car ces femmes entre 46 et 54 ans (nees de 1960 a 68) devraient alors etre tres productives. Or personne ne voit ce pic de naissances, et puis passe 50 ans, meme avec beaucoup de volonte, il devient tres difficile de procreer. Ce taux de fertilite englobe toutes les femmes, quelquesoit leur age, il s'agit d'une moyenne et non pas d'une image arretee a une certaine tranche d'age.
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Prenez le 2,8 comme une paresse arithmétique en comparaison des 1,4 cités.
Indice de fécondité c'est le nombre de naissances divisé par le nombre de filles entre 15 et 49.

Si jusqu'aux années 60 les naissances étaient assez reparties sur la durée de la vie fertile, ce n'est plus le cas et cet indice est donc de moins en moins utilisé.

Pour le rapport de descendance finale, il faut attendre les 49 ans révolus pour le calculer. (1965 actuellement)

Le taux de natalité du moment ( pour mille) ne reflète pas bien les comportements individuels quand ma population totale fluctue hors naissances (migrations).
La recette de cette destruction annoncée est simple.

On réduit le nombre d'enfant pour les gens de souche (durée des études, emplois à responsabilité, pilule, vaccination, drogue, alcool, perversion etc etc...)

On fait venir des peuples du sud qui dans un premier temps permettront de garantir une certaine stabilité concernant le taux de natalité.

On mélange l'ensemble en y ajoutant des lois injustes et partiales.

On attend deux générations et on se met à défendre deux maîtres, d'un côté on détruit l'identité et de l'autre on divise en créant le patriotisme régional.

Pour finir, on ramasse les miettes de ces combats intimes et le plât n'a plus qu'à être servi...

Oui, l'Europe se meurt car l'Europe ne fait plus d'enfant depuis bien longtemps !!!
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La recette de cette destruction annoncée est simple. On réduit le nombre d'enfant pour les gens de souche (durée des études, emplois à responsabilité, pilule, vaccination, drogue, alcool, perversion etc etc...) On fait venir des peuples du sud qui dans  Lire la suite
Christus Regnat - 05/10/2014 à 19:35 GMT
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