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La France célèbre la médiocrité

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Publié le 01 mars 2024
1041 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Rubrique : Editoriaux

Au début du mois de février, on apprenait qu’Aya Nakamura était sacrée artiste féminine de l’année 2024 dans le cadre des Victoires de la musique. Il apparaît qu’en effet, grâce à elle, la France rayonne partout dans le monde.

Rayonner n’est pas trop fort puisqu’on parle ici d’une artiste dont on nous explique qu’elle est l’artiste francophone la plus écoutée de la planète, et qui permet donc à toute la francophonie de découvrir un nouveau vocabulaire porté en rythme (qui ne manque pas) par une mélodie particulièrement épurée et un ou deux couples d’accords pour une harmonie tout à fait symbolique (on pourra d’ailleurs en écouter une intéressante analyse détaillée ici).

La performance est intéressante, en ce qu’elle contraste assez fortement avec les références d’antan, et parce qu’elle permet de fixer les idées sur une tendance générale qu’on pouvait déjà appréhender avec les artistes des années précédentes : pas de doute, la médiocrité s’installe confortablement dans le pays, tous les jours un peu plus et dans de nouveaux domaines.

Est-ce vraiment utile de revenir sur la trajectoire globale du cinéma français qui, ces cinquante dernières années, est passé de succès autant intellectuels que populaires à cette avalanche de blobs insipides ou parfaitement nuls dont les scénarios semblent écrits à la chaîne par un algorithme cochant toutes les cases de la bien-pensance officielle ?

Est-il nécessaire de détailler ici la trajectoire prise par l’enseignement en France où, à côté de quelques établissements de moins en moins nombreux (et de plus en plus sélectifs sur leurs élèves), la plupart semble avoir abandonné toute velléité d’amener une classe d’âge à un niveau décent en matière d’éducation ?

Il faut en effet parfois se pincer lorsqu’on découvre les statistiques collationnées sur l’enseignement en France et la véritable contre-performance que l’Éducation nationale accumule depuis plus de vingt ans dans la plupart des matières : en calcul, la dernière enquête PISA montre par exemple un effondrement de 30% en 30 ans, pendant qu’en orthographe, le nombre de fautes d’un texte de référence a doublé sur la même période…

Dans ce contexte général, on ne peut pas vraiment s’étonner des performances culinaires de certaines pintades qui trouvent d’une extraordinaire pertinence d’aller jeter de la soupe sur des œuvres d’art comme dernièrement sur un Monet dans le but particulièrement fumeux d’interpeller les médias au sujet du réchauffement climatique. Le lien entre soupe, Monet et réchauffement climatique ne sera clair que pour ceux qui sortent tout juste de l’Éducation nationale moderne…

En revanche, il apparaîtra assez clair pour les autres (ou ceux qui ont reçu une éducation décente, disons) que le choix d’un Monet (ou d’un De Vinci la fois précédente) ne doit pas trop au hasard : la même soupe violemment jetée sur une œuvre “d’art moderne” n’aurait probablement déclenché aucun outrage et serait même probablement passé inaperçue. Dans certains cas, cela aurait même augmenté la valeur globale de l’œuvre.

Au passage et puisqu’on évoque ces manifestations douteuses sponsorisées par Riposte Alimentaire, notons que cette association est (pas assez discrètement) hébergée par la Mairie de Paris. Eh oui : le contribuable parisien, sans le vouloir ni le savoir, participe aux exactions culinaires de ces écervelées.

Doit-on s’étonner que des sagouins au potage agressif bénéficient des indulgences de l’équipe municipale qui aura enlaidi la capitale française comme jamais auparavant ? Probablement pas : depuis l’arrivée d’Annie Dingo à la mairie de Paris, la ville peut s’enorgueillir d’avoir exploré à peu près tout le champ des possibles en matière de travaux inachevés, d’art de rue moche, d’idées dégueulasses et de sabotages créatifs maintenant amplement documentés sur des sites comme SaccageParis qui permettent de mesurer, très concrètement, l’ampleur de l’extension actuelle de la médiocrité dans la capitale.

Cette médiocrité aura d’ailleurs l’occasion de s’exprimer avec toute sa sirupeuse insistance pendant les Jeux Olympiques (s’ils ont lieu) dont on devine qu’ils vont être saupoudrés d’improvisations et de bricolages probablement honteux. Et avant ces Jeux, on la retrouve dans la gestion catastrophique de la ville lumière, maintenant envahie par les rats et dont l’emblême même, la Tour Eiffel, subit d’inquiétants préjudices : il apparaît que la dernière campagne de peinture de l’édifice, destinée à le protéger de la corrosion et qui avait été annoncée courant 2017 pour 2018, n’a toujours pas commencé six ans plus tard.

L’accumulation de retards montre, là encore, comment la médiocrité s’est insinué jusque dans les processus pourtant rôdés au point de déclencher des mouvements sociaux.

L’incompétence de gestion pourrait se supporter s’il n’y avait pas un acharnement clair contre le beau et l’agréable : à force de “végétalisations” ratées, d’arbres coupés, d’art vaguement contemporain qui ressemble à du détournement de fonds publics, on assiste en réalité à une véritable volonté de mettre en place, de développer et de maintenir la laideur.

Comment expliquer autrement la volonté de réguler (comprenez “interdire” à plus ou moins long terme) jusqu’aux fleurs artificielles dont se parent certains commerces parisiens et qui rendent leurs devantures plus attrayantes ?

Bref, depuis la musique jusqu’aux enseignes de troquets parisiens, en passant par le cinéma ou l’enseignement, la France semble actuellement aspirée dans une spirale de médiocrité.

Et s’il y a comme un schéma récurrent ici, ce n’est pas un hasard.

En fait, la France, déjà assez jacobine, s’est complètement coulée dans le socialisme ces dernières décennies et est à présent un pays qui exècre les têtes qui dépassent, qui vomit les forts, les excellents, les brillants, qui pousse les compétents en dehors de ses frontières et qui chérit les mous, érige le consensus en mode de pensée et le conformisme en but à atteindre, comme l’a puissamment illustré la période pandémique.

Avec un tel comportement, visible dans toute sa société, dans ses administrations ou dans ses politiciens (non mais sérieusement, regardez la bande de cuistres médiocres qui nous gouvernent !), comment voulez-vous sérieusement que l’excellence dont le pays est capable soit encouragé ? Comment voulez-vous que la France brille dans ces conditions ?

Ce pays est foutu.

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Source : h16free.com
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H Seize écrit sur http://h16free.com ses chroniques humouristiques d’un pays en lente décomposition, et apporte des solutions dans son livre, Egalité, Taxes, Bisous. Dans un monde toujours plus dur, et alors que la crise, la vilénie, les aigreurs et les misères allant de la maladie aux bières tièdes font rage, un pays fait courageusement face et propose toute une panoplie de mesures plaisamment abrasives qui permettront d'aplanir les aspérités, gommer les difficultés et arrondir les angles. Ce pays, rempli de gentils et d'aimables tous les jours mieux pensant, est devenu un véritable phare scintillant dans la nuit noire de l'obscurantisme des méchants et des vilains. Et pour mieux scintiller, il s'est doté d'une devise qui est parvenue à se hisser au rang de slogan, d'accroche et de modus vivendi : pour chacun et pour tous, il faudra de l'égalité, des taxes, et des bisous.
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