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Le « petit » marché de l’or est le plus gros marché du monde

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Publié le 20 janvier 2010
1486 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
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Rubrique : Or et Argent




Voici quelques questions tirées du Trivial Pursuit :


1) Quel est le plus grand marché du monde pour une matière première physique ?


2) Le marché de l’or est-il l’un des plus petits marchés du monde pour une matière première physique donnée ?


Je parie que vous avez répondu :


1) Le pétrole brut.


2) Oui, l’or est l’un des plus petits marchés de matières premières du monde.


Si telles étaient vos réponses, elles sont incorrectes. Ce que tout le monde pense être « un minuscule marché de l’or » est, dans les faits, le plus grand marché du monde concernant une matière physique négociée.


Les faits :


Le négoce hors cote (« over-the-counter » ou OTC) du London Bullion Market Association (LBMA) représente environ 90% du négoce physique de l’or mondial. La quantité d’or vendue chaque jour est indiquée sur le site internet du LBMA,  ici :


http://www.lbma.org.uk/stats/clearing




Le LBMA reporte la quantité nette d’or négociée ce qui est traduit par le terme d’« onces transférées ».  Cela n’est pas l’équivalent du volume négocié brut. Par exemple, si un investisseur devait vendre un million d’onces un jour et puis ensuite acheter 1,1 million d’onces le négoce reporté serait de 0,1 million d’onces soit la différence nette entre les achats et les ventes d’or « transférés » sur le compte de l’investisseur. Ainsi les chiffres reportés qui sont les quantités d’or qui changent de propriétaire chaque jour.


La valeur reportée du négoce journalier de novembre 2009 est de 22 milliards de dollars.


En examinant les données, on pourrait penser que les quantités négociées sont celles d’un mois entier mais elles correspondent bien aux chiffres moyens quotidiens du mois. Cela ressort clairement d’une autre page du site du LBMA qui affirme :


 « Les onces d’or transférées ont augmenté d’une moyenne quotidienne de 20,6 millions en septembre à 20,8 millions soit une augmentation de 1,2%. Il y a eu une augmentation de 4,7% du cours moyen à 1 043,16 $, ce qui a donné lieu à une augmentation en valeur de la moyenne quotidienne à 21,8 milliards de dollars. Le nombre de transferts a baissé de 0,8% pour une moyenne journalière de 1908. »


Le monde consomme environ 82 millions de barils de pétrole brut par jour. A 77$ le baril, le commerce de pétrole brut a une valeur de 6,3 $ milliards par jour. Cela signifie que la quantité d’or qui change de propriétaire chaque jour, en termes de dollars, est 3,5 fois supérieure à la valeur en dollars de pétrole brut consommé chaque jour.


Dans un communiqué du GATA d’octobre 2009, l’analyste de marché Paul Mylchreest a estimé que le volume d’or négocié par le LBMA chaque jour était d’environ 2100 tonnes métriques.


http://www.gata.org/files/ThunderRoadReport-10-15-2009.pdf


Cela équivaut aux 77 milliards de dollars par jour à 1150 $ l’once. Les contrats de pétrole brut au NYMEX WTI recensent 400 000 contrats par jour ce qui représente 400 millions de barils. A 77 $ le baril, la valeur brute négociée chaque jour est de 30,8 milliards de dollars, ce qui représente environ 40% de la valeur brute du négoce d’or.


Le mythe, même parmi les investisseurs et analystes dans l’or chevronnés, que le marché de l’or est minuscule, est totalement erroné.  En réalité, c’est le plus grand marché de matières premières du monde. La perception du marché de l’or comme étant un minuscule marché provient du fait que la production annuelle d’or est minuscule. La production globale n’est que de 2200 métriques par an ce qui est équivalent à un jour seulement de commerce brut d’or sur le LBMA.


Dans un article précédent, j’ai analysé les chiffres du marché LBMA et j’en ai déduit qu’il était impossible pour le LBMA d’avoir assez d’or dans ses coffres pour négocier d’aussi importants volumes quotidiennement. L’inférence inévitable étant que le LBMA opère dans un système de réserves fractionnaires et qu’il a vendu davantage d’or qu’il n’en a jamais eu et n’en aura jamais. Le montant d’or vendu a été estimé à environ 65 000 tonnes métriques alors que la quantité maximum que de lingots du London Good Delivery qui existe dans le monde est d’environ 15 000 tonnes métriques. Ainsi, même si le LBMA possède le stock complet de lingots LGD, il y a environ 50 000 tonnes d’obligations qui ne peuvent être honorées si leurs propriétaires en demandaient la livraison.


Pour mieux évaluer cette quantité d’or, notons qu’elle équivaut à l’ensemble des réserves d’or du sous-sol.


L’or est unique entre toutes les matières premières parce que sa nature elle-même permettent la réalisation d’une telle escroquerie. En effet, l’or n’est consommé par pratiquement aucune utilisation. Sa fonction principale est celle de réserve de valeur et l’or peut assurer cette fonction tout en étant dans votre maison, votre coffre ou même de l’autre côté du monde dans le coffre de quelqu’un d’autre. Quand il constitue une réserve de valeur dans le coffre d’une tierce personne, vous devez faire confiance à cette personne que l’or se trouve bien dans le coffre en question.


De nombreux individus, institutions et états souverains achètent de l’or par le biais du LBMA sur des comptes non-alloués et confient l’or qu’ils supposent posséder en curatelle au LBMA.


Que les gens achètent et vendent de l’or sans jamais en prendre livraison, cela signifie qu’il existe une opportunité pour les banques bullions (c’est à dire spécialement habilitées à négocier l’or) de vendre de l’or qui n’existe pas. Les banques bullions ne considèrent probablement pas que cette perspective est illégale ou malhonnête parce qu’elles opèrent sur un mode de réserves fractionnaires tout comme le font les banques avec la monnaie à cours forcé et qu’elles s’assurent avoir toujours suffisamment d’or sous la main pour la quantité estimée maximum du volume d’or qui pourrait être réclamé à la livraison à un moment donné.


Pour que cette escroquerie puisse continuer sans être menacée, il faut qu’il n’y ait pas de défaut de livraison quelque soit le client du LBMA car, dans le cas contraire, une ruée massive sur les banques pourrait se déclencher.


Elle constitue la base “de la politique du dollar fort”, qui permet aux taux d’intérêts d’être plus bas qu’ils ne devraient l’être et en retour de baisser le cours des matières premières et des importations parce qu’elles complètent artificiellement le pouvoir d’achat du dollar. De plus, les banques centrales sont ainsi en mesure de gagner un loyer sur leur or thésaurisé.


Si les commissions sont de l’ordre de 3%, alors la commission annuelle rapportée par le LBMA est d’environ 585 milliards de dollars pour seulement 500 milliards d’actifs. Un retour sur investissement annuel de 100% est certainement un beau profit.


Les enchères publiques bien annoncées de la moitié du stock d’or de la Banque d’Angleterre étaient réservées aux membres du LBMA exclusivement.


A partir de la thèse présentée ici, on peut voir que la suppression du cours de l’or arrange les banques centrales et qu’administrer un inventaire d’or basé sur un système de réserves fractionnaires est extrêmement lucratif pour le LBMA, et cela en particulier quand il est couvert par les banques centrales.


Mobiliser l’or des banques centrales pour maintenir la liquidité du marché est essentiel. Maintenir le secret sur de telles activités de l’or est tout aussi essentiel. Ces dix dernières années le GATA a amassé un large nombre de preuves selon lesquelles au moins la moitié de  l’or des banques centrales a été soit vendu, mis en leasing ou bien échangé (swaps) sur le marché. C’est le cœur des procédures judiciaires engagées par le GATA sous le Federal Freedom of Information Act (Loi sur la liberté d’information fédérale) contre la Réserve Fédérale. La Fed refuse l’accès à des centaines de pages de documents qui ont trait aux réserves d’or américaines parce qu’elle prétend être exempte de divulgation publique comme étant des « secrets commerciaux ». Le GATA pense que la Fed est en train d’essayer de couvrir ses activités dans la manipulation du cours de l’or dans le cadre de la mise en place d’une politique de « dollar fort » qui, nécessairement, implique la mobilisation ou l’hypothèque d’une manière ou d’une autre des réserves d’or US. Le GATA a l’intention de découvrir la vérité.


Les investisseurs dans les métaux précieux devraient prendre livraison de leur or. Peu importe l’issue des procédures judiciaires du GATA, l’escroquerie ne sera divulguée que si les clients du LBMA réclament leur or. Quand il deviendra évident qu’il n’existe pas assez d’or pour donner suite à toutes les demandes de livraison, le cours de l’or devrait monter en accord avec la nouvelle réalité du marché qui atteste d’une offre bien plus petite qu’il n’apparaissait auparavant. Si vous ne prenez pas livraison de votre or, vous pourriez découvrir que les investissements que vous pensiez avoir réalisés dans l’or ne sont en fait que des billets porteurs de belles promesses.




Adrian Douglas

Marketforceanalys.com




Adrian Douglas est l’éditeur de la lettre d’investissement Market Force Analysis  (www.marketforceanalysis.com).



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