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Le cercle vicieux de la dette publique, épilogue : la dette sans fin

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24hgold
Extrait des Archives : publié le 08 septembre 2011
724 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 25 votes, 4,5/5 ) , 11 commentaires
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Dans les deux articles précédents, nous avons vu que le problème de la dette publique était fondé sur les relations viciées entre l’État, sa Banque Centrale et les banques commerciales. Nous avons constaté que la BC joue un rôle clé entre l’État et les banques commerciales : c’est son existence  qui permet une croissance ininterrompue de la dette publique. Reste à savoir si ce schéma d’endettement peut perdurer ?


Un État, comme n’importe quelle autre organisation, utilise ses recettes pour payer ses dépenses courantes dont la charge de la dette (intérêt plus capital). La dette publique apparaît lorsque les dépenses courantes de l’État ont dépassé ses recettes fiscales. Il devient alors clair que le paiement de la dette sera effectif si et seulement si les dépenses courantes baissent en contrepartie d’un service de la dette qui augmente. Si avec le service de la dette, les dépenses courantes restent systématiquement plus élevées que les recettes fiscales, le paiement de la dette devient lui-même illusoire car celle-ci ne cesse de s’accumuler. Dans le même temps, le système à réserves fractionnaires débouche sur un autre problème : celui du cycle économique. La création monétaire effrénée de la BC et des banques commerciales consiste à créer trop de créances par rapport à la richesse réellement disponible dans l’économie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le système est défendu. En effet, la justification des réserves fractionnaires repose sur l’idée que l’expansion monétaire, en permettant de financer davantage de projets, va susciter une création de richesse, susceptible justement de couvrir les nouvelles créances créées.


Cela serait vrai si la nouvelle monnaie créée à partir de rien n’était pas liquidée avant que les nouveaux projets productifs n’aboutissent. En effet, cette synchronisation est difficile à obtenir dans le monde réel. Les opérations financières de très court terme et la consommation croissante caractéristiques d’un boom monétaire font que la liquidation de la nouvelle monnaie arrive souvent avant la réalisation complète de nouveaux projets productifs qui sont en général des investissements de long terme en logement, énergie et télécommunications pour justement répondre à la consommation croissante.


Il devient alors inévitable que le boom d’investissement et de consommation qui suit l’expansion monétaire des banques finisse par la liquidation des projets inaboutis et l’éventuel risque de faillite des banques incapables de recouvrir les crédits accordés. Le manque de liquidité bancaire qui en résulte s’ajoute donc au problème de la dette publique et fait peser  encore plus de pression sur l’État.


Un choix s’impose alors. Soit la BC injecte massivement de la liquidité dans le système pour couvrir les besoins en monnaie et  ainsi sauver les banques et soutenir les projets inaboutis. Ces injections massives ont cependant pour conséquence de faire pression sur les prix et si le système s’emballe, les prix peuvent s’envoler comme dans le cas des épisodes d’hyperinflation.  Ceci implique une destruction massive du pouvoir d’achat des individus et une perte de crédibilité dans l’État et dans l’économie qu’il est supposé être capable de gouverner. Le choix inflationniste ne fait que repousser la résolution de la crise et la liquidation de tous les projets improductifs. L’alternative est la banqueroute. La vague de liquidation va effectivement éliminer tous les projets qui n’auraient jamais vu le jour sans  l’expansion monétaire générée par les banques. Plusieurs banques vont probablement disparaître et avec elles une bonne partie des créances de l’État.


A court terme, il ne faut pas se cacher la face, le système décrit au cours de nos trois articles ne peut que déboucher sur un processus déflationniste douloureux, du chômage et du capital oisif. Néanmoins, ce processus permet de rendre de nouveau accessibles les ressources productives. En effet, une fois que leur prix atteint des niveaux très bas, il redevient possible de les acquérir et d’investir. Cela marque le début de la reprise.  La question est de savoir si cette reprise se produira à moyen terme – c’est-à-dire, juste après la crise – ou à long terme – autrement dit, après une longue période de stagnation. Tout dépendra des choix de l’État. Si l’État engage des réformes majeures pour assurer un équilibre fiscal sans pour autant cribler l’économie d’impôts, la reprise pourra avoir lieu à moyen terme. Cette reprise ne sera saine que si l’État interdit le rétablissement du cercle vicieux.


Les États-Unis et l’Europe n’ont guère d’autres alternatives aujourd’hui…


 

 

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Gabriel A. Giménez-Roche est professeur et responsable du département économie du Groupe ESC Troyes et maître de conférences à Sciences Po Paris. Son domaine de recherche est l'analyse économique de l'entrepreneuriat et son contexte socio-institutionnel. Il est également chercheur associé de l’Institut économique Molinari.
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RalphZ cela donne l'impression que tout cela t'amuses...

En Belgique, une seule maxime est vraie: " beaucoup de bagarreurs, peu de combattants!" *
*Starflam, Liège Scud City 1997
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Et que faire d'autre ?
Je peux juste rire jaune, tout en m'entraînant pour être en forme et apte à utiliser des armes légales le jour où ce sera nécessaire
On dit souvent que ceux qui veulent s'en sortir doivent investir dans les domaines en croissance.

En voici un : construction de missiles anti-missiles.

Aujourd'hui, dans la ville de Liège (belgique), ont lieu des commémorations de la première guerre mondiale. Un imposant dispositif de sécurité a été mis en place, avec en guise de cerise sur le gâteau, des batteries anti-missiles.

Quelqu'un peut-il m'expliquer comment un état endetté à plus de 100% peut s'amuser à déployer des armes pareilles alors qu'il n'existe aucune menace précise ?
Genre quoi ? La Russie va bombarder Liège aujourd'hui ?

Voilà où passe l'argent public.

En Italie ils vont bientôt payer les pots cassés ("ils" = le peuple, en fait). L'Etat a passé pour 75 milliards d'euros de commandes au secteur privé, s'engageant à rapidement rembourser (promesse électorale)... mais la date du remboursement ne cesse d'être repoussée, et les analystes commencent à comprendre que l'Etat ne remboursera jamais (à moins d'alourdir sa dette de 75 milliards). Des faillites massives sont en vue, avec récession à la clé.

En Belgique cela ne devrait pas trop durer non plus, quand je vois tous ces chantiers qui traînent depuis des années. Même les chantiers à priori privés... je vois des maisons en construction ou en rénovation depuis deux ans déjà, ça bouge à peine.
Le semblant de reprise économique en Belgique n'était que du bluff orchestré par les pouvoirs publics... bientôt viendra le temps de payer la douloureuse.

D'ailleurs, grande coïncidence ? , le dernier baromètre du moral des Belges affiche un résultat en forte baisse pour juillet 2014, après des années de relative croissance. Il semblerait que le peuple commence à comprendre.
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La dette est due tout autant au personnel politique qu'à l'administration qui sont cosignataires des chèques sans provision émis depuis trop longtemps, y compris pour un certain nombre de fredaines (parfaitement inutiles)!
Tout le monde observe qu'il n'y a pas un cheveu de fonctionnaire touché par ce gouvernement, qui sait que le gros de ses troupes est en son seing.
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En forçant le trait : les rentrées d'argent dans les caisses n'y suffisent plus, on emprunte l'argent pour y subvenir, leur nombre,salaires,émolument, sont garantis par la loi,nous sommes dans un état de droit,ne l'oublions pas,on maintient leurs avantages et départs anticipés en retraite ,on présente ensuite la facture au privé qui est prié de régler la note, tout en ne pouvant bénéficier lui-même des avantages qu'il est pourtant contraint de financer(salaire,emploi garanti) Comme les gens du privé sont de moins en moins nombreux, crise aidant, et que la taxation atteint des sommets jamais explorés, fort commodément, on continue d'emprunter, accessoirement, la facture est aussi reportée sur les générations futures. malheur à ceux qui ne sont pas encore nés et qui ne peuvent protester,nous sommes dans un état providence,ne l'oublions pas,..en voilà un système qu'il est bien... Mais quels citoyens sommes-nous pour systématiquement accepter que soient votés des budgets en constants déficits ? comment pouvons-nous accepter que l'état vive au-dessus de nos moyens? Plus grave, que dirons nous aux générations futures ? Il y a une fin à toutes choses, mais je ne sais s'il faut s'en rejouir...ce troupeau nous entraine vers l'abîme,mais rien,semble t il, ne peux l'arrêter...
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Pour parfaire votre commentaire qui est hélas d'une exactitude sans ambages (sans forcer le trait), j'y ajouterais que le coût moyen d'un fonctionnaire est de 3,5 millions d'€uros du début de sa carrière à la fin de sa retraite ( chiffre non contestable, puisque issu du Président de la Cour des Comptes soi-même, Didier Mingaud du parti socialiste) entre 1 et 2 millions "d'agents de l’État sont en surnombre et donc le total de la somme engagée se situe entre 3500 et 7000 milliard d'€uros !!!, ce qui correspond à l'ordre de grandeur de 2 fois la dette de la France (expurgeable en 5 à 10 ans selon la ferme (hum, hum) volonté de nos futurs gouvernants. Anecdotiquement, il faut noter que les fonctionnaires le sont quasiment de droit divin et constituent des dynasties (héréditaires) ainsi que le personnel politique ou encore ceux France Télévisions, à titre d'exemple non limitatif.
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ceci est d'autant plus scandaleux qu'il y a je ne sais combien de gens avec emploi et statut précaire (intérim notamment...) , taillables et corvéables à merci, dont les taxes et impôts servent à entretenir, selon vos chiffres, entre 1 et 2 millions d'agents de l'Etat en surnombre, toutefois, ceux-ci sont payés rubis sur ongle ... je suis prêt à payer un impôts correct, librement consenti, car nous nous devons de participer à la société des hommes, mais dans ce cas, cela s'apparente à un vol pur et simple des gens productifs par des gens oisifs vivants des impôts payés par d'autres, ceci sous couvert de la loi, tout en nous laissant ensuite sur la paille au moment de la retraite car les caisses sont vides... or, je n'ai jamais voté pour que l'on me vole les 2/3 de mon salaire (mon net c'est mon brut divisé par 2,(je viens de rentrer ma déclaration d'impôts), rajoutez à mon brut la part patronale de 40%, et vous avez mon salaire total, et c'est ainsi que l'on travaille jusqu'au 6 aout pour payer les dépenses publiques), un referundum sur ces questions serait le bienvenu. mais pourquoi diable n'en est-il jamais question ? je précise que ces propos, librements tenus sur ce site, m'ont plusieurs fois déjà, valu d'être expulsé ailleurs.
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Au Royaume Unis, 1 fonctionnaire vole la place de 3 salariés du secteur privé, disent-ils ! En France, je ne sais pas du tout si c'est la même chose ... d'après notre gouvernement actuel 1 salarié du privé volerait-il la place de 3 fonctionnaires zélés ?
lorsqu'un salarié travaille, l'argent rentre dans les caisses de l'état jusqu'au 6 aout, lorsque ce salarié perd son job et rentre au service de l'etat par exemple,super se dit-on,l'état pourvoi au besoin des gens, ce qu'on ne voit pas, c'est que non seulement l'argent ne rentre plus dans les caisses, mais qu'il en sort depuis le premier jusqu'au dernier jour de l'an pour payer le salaire de l'agent... et comme l'état se targue d'être le plus gros employeur du pays, et puisqu'il y a de moins en moins de rentrée, forcément le petit nombre va devoir faire de plus en plus de sacrifices, or, absolument rien n'autorise un homme à vivre au dépend d'un autre homme.en n'adaptant pas la taille de l'etat aux rentrées d'argent, ce qui serait du simple bon sens, on ne fait qu'exacerber et accentuer le ressentiment des gens envers cet état qui nous vole le fruit de notre labeur.personne n'a jamais voté pour ça. c'est d'une telle évidence que ça en devient lassant de se répéter,mais il est vrai que leur salaire avantages et privilèges en dépendent.il n'y a de pire sourd que ceux qui ne veulent pas entendre...
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François 1er à justement l'intention de faire comme ceci pour nous assurer un avenir plus radieux !..il engage des "reformes violentes" pour que les dépenses de l'état (publiques )ne soit pas plus haute que la croissance généré et la richesse produite ...
Nous sommes sur "la bonne voie"... c'est claire que la France s'en sortira ,avec un président aussi décidé et aussi couilleux ,que celui qui squatte à L'Elysée en ce moment
Pas d' inquiétudes tout vas pour le mieux !
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Bon on est dans la merdde.
Dernier commentaire publié pour cet article
lorsqu'un salarié travaille, l'argent rentre dans les caisses de l'état jusqu'au 6 aout, lorsque ce salarié perd son job et rentre au service de l'etat par exemple,super se dit-on,l'état pourvoi au besoin des gens, ce qu'on ne voit pas, c'est que non seu  Lire la suite
ferzi - 04/08/2014 à 04:36 GMT
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