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Les systèmes de retraite
Publié le 10 janvier 2013
858 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes
 
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Mots clés associés :   Bastiat | Dette | France | Frédéric Bastiat | L'or | Matières Premières | Retraites |

 

 

 

 

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a publié le 19 décembre 2012 son 11ème rapport. Celui-ci dresse un état des lieux de notre système de retraite et effectue différentes projections sur ses besoins de financement jusqu’à l’horizon 2060. Il devrait également servir de base de discussion entre les partenaires sociaux dès début 2013.

 

C’est l’occasion de faire un point sur les différents modes de fonctionnement des systèmes de retraite qui peuvent exister et de voir quels pourraient être les compléments ou les alternatives au modèle français qui semble à bout de souffle. Évidemment, ces systèmes ne s’excluent pas l’un l’autre, c’est-à-dire qu’ils peuvent coexister et s’additionner dans un même pays.

 

Les systèmes de retraite peuvent d’abord se décomposer en deux grandes familles : il s’agit de la répartition et de la capitalisation.

 

Dans un système de retraite par répartition, les actifs payent des cotisations qui sont redistribuées aux retraités sous forme de prestations. Par son fonctionnement, la retraite par répartition peut donc être considérée comme un système pyramidal de type Ponzi-Madoff. Le cotisant d’aujourd’hui n’a aucun droit réel et dépend entièrement des générations futures et de leur capacité à payer.

 

À l’inverse, la retraite par capitalisation consiste en un placement de l’épargne du cotisant dans des fonds investis sur le long terme, ce qui est d’ailleurs très bénéfique pour l’économie. Les fonds placés peuvent rester propriété des déposants ou être collectivisés. Ils sont investis dans différentes classes d’actifs comme les actions, les obligations, l’immobiliers, les matières premières (par exemple l’or) etc.

 

La retraite, qu’elle soit par répartition ou par capitalisation, peut être à cotisation définie ou à prestation définie.

 

Un régime à cotisation définie est par nature équilibré : les pensionnés se partagent les cotisations des actifs. Dans un système par répartition, les retraités se partagent les cotisations annuelles. Dans un système par capitalisation, ils sont rémunérés par des fonds alimentés des cotisations de l’année en cours et des années antérieures.

 

Dans un régime à prestations définies, les cotisants acquièrent des droits à des prestations qui leur sont versées indépendamment de l’équilibre financier du régime, le déficit étant le plus souvent comblé par le budget étatique ou par la dette sociale.

 

Le régime français de retraites actuel est un système par répartition à prestations définies. Des sociétés de secours mutuels furent développées en France dès le début du 19ème siècle pour protéger les ouvriers, mais la réglementation contraignante a longtemps entravé le développement de ces dernières qui finissent par voir leurs fonds siphonnés par le régime de Vichy. La répartition est en effet instaurée le 15 mars 1941 par René Belin, ministre du Travail de Pétain et intègre la Sécurité sociale en 1945. Les dépenses de retraites sont croissantes depuis de nombreuses années, même si le COR pronostique une stabilisation et même une légère régression à moyen-long terme.

 

 


 

 

 

Frédéric Bastiat avait averti en son temps des dangers d’une mutualisation excessive associée à une déresponsabilisation croissante [1] :

 

« J'ai vu surgir spontanément des sociétés de secours mutuel, il y a plus de vingt-cinq ans, parmi les ouvriers et les artisans les plus dénués, dans les villages les plus pauvres du département des Landes [...] Dans toutes les localités où elles existent, elles ont fait un bien immense [...]

 

Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité. Ce n'est jamais sans créer pour l'avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu'on soustrait l'individu aux conséquences de ses propres actes. »

 

Le système déresponsabilisant de la répartition associé à son fonctionnement par prestations définies a inévitablement abouti à un déséquilibre financier. Les difficultés de gestion du système ont été accentuées par la multiplicité des régimes existants, chacun tirant la couverture à soi et essayant de faire porter les efforts financiers sur les autres. Les dernières simulations du COR ont ainsi pris en compte 33 des principaux régimes de retraite obligatoires (de base et complémentaires) :

 


 

 

 

 

Un rééquilibrage du système peut se réaliser en jouant sur trois paramètres. On peut d’abord allonger la durée de cotisation (reculer l’âge de départ à la retraite), ce qui permet à la fois d’augmenter le volume de cotisations et de diminuer la masse des pensions. On peut ensuite accroître les versements de cotisations en augmentant le taux de cotisation. Enfin, une diminution des pensions versées peut s’effectuer en limitant ou gelant les revalorisations des retraites. Évidemment, il existe une quatrième piste qui consiste à ne pas avoir un système équilibré, et donc à devoir recourir à l’impôt et à la dette pour verser les retraites. Mais il est difficile de déterminer précisément l’ampleur de cette subvention publique dans la mesure où les déséquilibres des retraites des agents de l’État peuvent être compensés par une augmentation de la cotisation employeur, ce dernier étant …l’État.

 

Pour assurer sa pérennité, le système français a besoin de trouver un équilibre financier, ce qui nécessitera des réformes courageuses. Il faudra notamment introduire, le plus tôt possible, la retraite individuelle par capitalisation et remettre à plat le système par répartition. S’inspirant du modèle suédois, il devra être transformé en un système unique par points, fusionnant tous les régimes, et à cotisations définies.

 

[1] Les Harmonies Économiques - 1850

 

 

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A cotisation égale, pension égale. Ce n'est visiblement pas le cas. Il y en a qui touchent plus sur le dos des autres. Il y a bien des gens à l'origine de cette injustice même si les bénéficiaires du système ne sont pas majoritairement coupables. Comment  Lire la suite
Pierre70 - 14/01/2013 à 12:58 GMT
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Yann Henry

Après un diplôme de Statisticien et d’Actuaire à l’Institut de Statistique de l’Université Pierre et Marie Curie (Université Paris VI), il a d’abord exercé la fonction d’économiste, avant de se tourner vers l’actuariat et l’ingénierie financière. Il travaille actuellement dans la direction financière d’une grande banque française.
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Une multitude d'exemples montre que le système par capitalisation ne tient pas ses promesses (Etats Unis), pourtant ce système a toujours des partisans.
Les détracteurs du système par répartition, oublient souvent de mentionner qu'une des raisons de leur manque de financements, proviens de toutes sortent d"exonérations accordées aux employeurs. Militer ou défendre l'un de ces système, ne dispense en aucuns cas les auteurs d'objectivité, afin d'éviter le discrédit.
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Tout à fait.
A l'origine le système était conçu ainsi : les cotisations de l'année devaient payer les retraites de l'année. Le montant des cotisations était donc variable chaque année. C'est un système qui ne peut faire faillite. Que s'est-il alors passé ? Dans les années 90, le MEDEF a obtenu le gel de l'augmentation des cotisations patronales finançant les retraites. D'où le déficit. Point barre, et le reste n'est que propagande.
Etienne Chouard sur le financement des retraites par répartition :
http://www.youtube.com/watch?v=mmcCMzxBs-E
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Le système de retraite principal aux Etats-Unis est la répartition, même si la capitalisation existe, notamment par le 401(k). Les échecs de capitalisation aux USA existent au niveau local : il s'agit typiquement de villes ayant fourni à leurs employés communaux des plans en capitalisation à prestations définies et promettant des rendements très élevés. Ne pouvant assurer ces rendements, celles-ci se sont retrouvées en grosse difficulté financière.
Je ne vois pas d'exemple où la capitalisation ait été mise en place qui se soit soldée par un échec. Le système par capitalisation chilien (un des premiers mis en place et parmi les plus complets) marche très bien par exemple : http://www.contrepoints.org/2010/09/23/36-le-systeme-prive-de-pension-chilien-sort-indemne-de-la-crise
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Le problème des retraites peut être résolu en deux jours.
Premier jour : le monopole public est aboli et une nouvelle loi remplaçant les précédentes stipule qu'a partir de l'âge de 60 ans le titulaire d'un compte épargne retraite par capitalisation peut en retirer de l'argent sans payer d'impôt et que s'il vient à mourir, le capital est partagé entre ses descendants et placé sur des comptes d'épargne retraites à leurs noms. Les titulaires des comptes d'épargne retraite par capitalisation sont libres de mettre ce qu'ils veulent quand ils veulent et de retirer ce qu'ils veulent quand ils veulent.
Deuxième jour : on compte l'argent versé par chaque citoyens et leurs employeurs au titre de la retraite avant la réforme et les sommes obtenus sont versées dans des comptes individuels. les comptes sont crédités en tenant compte de l'inflation et du taux du livret A. Les comptes sont débités des sommes versées au titulaire au titre de la retraite avant la réforme en tenant compte des mêmes choses. Si le compte est à sec suite à cette dernière opération, le titulaire doit rendre le trop perçu. Les gens disposent de la somme obtenue comme ils le veulent.
Voilà, c'est pas compliqué.
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"Deuxième jour : on compte l'argent versé par chaque citoyens et leurs employeurs au titre de la retraite avant la réforme et les sommes obtenus sont versées dans des comptes individuels. "

Cet argent n'existe pas. Il y a belle lurette qu'il a été consommé par les pensionnés d'hier et d'aujourd'hui.
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Depuis 45 l'économie française est globalement en croissance donc le système choisi à l'époque aurait dû marcher. Il y en a forcément qui ont touché plus que prévu. Ma solution est simple mais dure pour les privilégiés, les voleurs doivent payer. Ceux qui ont trop perçu rendent l'argent et ce dernier abonde les comptes des autres. je ne connais pas la somme en jeu mais je suis sûr qu'elle peut être sensiblement amoindrie, c'est une question de justice sociale. De toute façon le système actuel ne peut pas durer. Faut-il attendre que tout s'effondre et que les privilégiés s'en sortent comme ça ?
Evaluer :   1  3Note :   -2
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Solution simple ou simpliste ?
Il n'y a de l'argent nulle part. Aucune provision. Les montants déjà versés ont été consommés dans les jours qui ont suivi le paiement.
Quand je dis consommés, je ne dis pas investis. Il ne suffit pas de liquider un investissement pour retrouver ces fonds.
Pour "rendre l'argent" il faudrait quoi? que les pensionnés empruntent sur leur future solvabilité, une fois qu'ils n'auront plus de pensions vu qu'ils ont trop perçu?
Que les voleurs paient un un bon principe de départ!
Mais ceux qui ont touché des pensions ne sont ni voleurs ni recels. Ils n'ont touché ni plus ni moins que ce que le système leur a octroyé.

Toute l'hitoire des durées de cotisation est un nuage de fumée ou une donnée d'équation.
Le système vit au jour-le-jour. Depuis le premier jour.
Il distribue un peu plus que ce qu'il prélève en temps réel.

Quand il s'arrête, il doit mettre fin aux cotisation et aux pensions du moment. Mais il n'y a pas d'autre argent, nulle part !

Jeter les voleurs en prison est oeuvre de justice mais ne rapporte pas d'argent.
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"Depuis 45 l'économie française est globalement en croissance donc le système choisi à l'époque aurait dû marcher."
Croissance économique sans croissance démographique ne suffit pas.
Surtout si cette croissance économique est achetée avec de la dette.
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Le système de retraite actuel est une vaste escroquerie, une pyramide de Ponzi doublée d'un détournement de fonds au bénéfice de quelques privilégiés. Je sais déjà que je ne verrai jamais la couleur de l'argent qu'on me prend pour la retraite. Je ne veux pas être le dindon de la farce et me taire. Premièrement je veux pouvoir préparer ma retraite librement. Deuxièmement je ne veux pas que les privilégiés s'en sortent comme ça.
Je comprends bien qu'ils profitent de ce système biaisé sans en être à l'origine mais ils n'ont qu'a demander des comptes à ceux qui ont permit cela. Je sais qu'il n'y a plus d'argent mais c'est une question de principe comme vous l'écrivez ; La place des voleurs est en prison, point. L'argent ne sera pas rendu et manquera dans les comptes des retraités. C'est peut-être une façon de les punir pour ne pas s'être révoltés à temps.
Les flèches rouges tombent dru mais je ne pense pas me tromper. Existe-t-il une solution plus juste ?
Les archers rouges, éclairez-moi je vous prie.
Add. J'ai oublié de préciser qu'il n'est pas question de mettre en prison les retraités bénéficiaires mais seulement les gérants indélicats.
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Il n'y a pas de gerants indelicats, mais un conflit de generation, les plus anciennes estimant qu'on leur doit tout, donc que les plus jeunes peuvent cotiser toujours plus. L'argument le plus foireux etant: j'ai cotise toute ma vie pour cette retraite. Cela me fait beaucoup rire, j'ai 45 ans et je me souviens tres bien, lorsque j'etais enfant, d'avoir vu mes vieilles cousines "crever dans la misere", tout simplement parce que les retraites actuels, en activite a cette epoque, ne cotisaient quasiment rien alors le rapport retraite/cotisants leur etait bien plus favorable. La gabegie actuelle n'est pas le fruit du hasard, mais est la responsabilite de tous les francais et en particulier des retraites. Mais il est bien sur beaucoup plus facile d'accuser des gerants ou autres politiques indelicats qui font servilement ce que leur dicte le vote des retraites.
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A cotisation égale, pension égale. Ce n'est visiblement pas le cas. Il y en a qui touchent plus sur le dos des autres. Il y a bien des gens à l'origine de cette injustice même si les bénéficiaires du système ne sont pas majoritairement coupables. Comment les responsables politiques ont-ils pu ignorer la démographie ? Pourtant on sait depuis longtemps qu'après le baby boom viendrait le papy boom. Ceux que j'appelle les gérants indélicats sont au moins des gestionnaires inconséquents. Quelques nouveaux francs en plus des cotisations d'il y a quarante ans pour constituer un fond de réserve nous aurait évité le déficit actuel. Je me souviens de la réforme des retraites de 98 ou celle de 2002 quand il était prévu de créer un fond de sauvegarde des retraites de 100 milliards en 2020. Qu'est-il devenu ? Aux dernières nouvelles les 14 milliards qu'il contenait devraient servir à abonder le fond souverain... Trop peu, trop tard et puis plus rien.
je vais encore me faire allumer mais je persiste : je veux pouvoir préparer ma retraite librement et je répète qu'il y en a qui profitent du système.
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