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Ce que nous dit vraiment l’inflation des actifs

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Publié le 04 janvier 2017
1207 mots - Temps de lecture : 3 - 4 minutes
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Rubrique : Editorial du Jour

Le premier signe en est le développement de l’hyperinflation, plus correctement décrit comme un effondrement du pouvoir d’achat de toutes les devises gouvernementales majeures.

Les banquiers centraux continuent pour la plupart, je n’en doute pas, d’ignorer cette réalité ; en partie parce que leurs statistiques choisies manquent de la capturer, mais principalement parce que leurs théories économiques et monétaires manquent de traiter de ce problème.

Cet article se penchera sur les preuves de surévaluation extrême sur les marchés mondiaux des actions et des obligations, pour en arriver à la conclusion que l’explication en est de plus en plus liée à une meilleure perception par le public du risque représenté par l’accumulation d’espèces ou la tenue d’un compte bancaire. Les relations de risque entre les espèces et les actifs commencent à s’inverser en raison de l’échec des politiques monétaires employées et de l’escalade du risque de contrepartie des banques.

Il y a évidemment d’autres intrigues qui entrent en jeu, tels que la manipulation réelle et imaginaire des marchés par les banques centrales, et la confiance haussière qu’elle donne aux acheteurs et aux accumulateurs d’investissements. Sans oublier l’idée unanime selon laquelle les taux d’intérêt devront un jour remonter.

Pour laisser de côté les suppositions les plus extrêmes, la raison première des disparités entre les valeurs semble être la dévaluation des devises plutôt que la réévaluation des actifs. Si la même chose arrivait à la relation de la monnaie avec les biens et services, les économistes commenceraient à s’inquiéter de l’inflation, de la stagflation, et même de l’hyperinflation.

Pourquoi l’inflation des actifs a de l’importance

Personne ne s’inquiète aujourd’hui, parce que l’inflation des prix touche majoritairement les actifs. Les investisseurs se réjouissent de l’effet de richesse qu’elle génère. Les actifs ne sont pas représentés dans les indices des prix à la consommation, c’est pourquoi le danger d’un déclin du pouvoir d’achat de la monnaie en termes d’actifs ne semble pas exister. Cela ne signifie pas que le problème devrait être ignoré. Si la raison derrière la croissance des marchés est une fuite depuis le capital, alors il nous faut nous inquiéter. Et cela semble être le cas. Plutôt que de nous réjouir de notre accumulation de capital, nous devrions nous concentrer sur le pouvoir d’achat futur de nos devises.

Confiner l’estimation de l’inflation des prix à certains biens et services présélectionnés est une erreur à très courte vue. C’est à l’origine pour des raisons pratiques que les achats des consommateurs ont été si catégorisés, et il est fallacieux que de croire qu’aux yeux des consommateurs, une telle division existe entre l’acquisition de différents produits. En termes économiques purs, il n’existe aucune distinction entre l’achat d’un bien consommable et un prêt de monnaie qui permet à quelqu’un d’autre d’acheter des immobilisations ou d’accéder à des fonds de roulement. L’exclusion de produits de seconde main partiellement dépréciés est tout aussi illogique. Tous les achats sont des achats, point final.

Non seulement les économistes et économétriciens d’aujourd’hui ignorent cette erreur fondamentale dans leurs tentatives d’établir des mesures de l’inflation des prix, les banquiers centraux et la communauté de l’investissement commettent sans s’en rendre compte une autre omission, qui est d’estimer que la monnaie a une valeur constante dans le cadre de toutes les transactions. C’est très peu surprenant, parce que nous comptons en termes de monnaie, et parce que nous payons des impôts sur des profits mesurés en monnaie.

Ces deux erreurs distordent toutes les analyses économiques, et peuvent avoir de sérieuses conséquences.

L’inflation des actifs commence à se propager sur le secteur des marchandises, nécessaires à la fabrication des produits finis. Elle s’est aussi infiltrée sur les services, pour faire grimper les taux de rémunération du secteur du bâtiment et les commissions d’agence. C’est une conséquence qui se développe depuis le ralentissement de la dernière crise, et qui a accéléré avec le renversement de la chute des prix des marchandises. Selon les publications officielles, l’inflation des prix est quasiment inexistante, ce qui induit les marchés, le public et les planificateurs économiques en erreur.

Les investisseurs sont des êtres rationnels

Il devient évident que certains investisseurs fassent preuve d’une préférence plus grande pour les actifs d’investissement que pour les dépôts bancaires. Les analystes supposent généralement que cette préférence n’est pas un vote contre la monnaie, mais représente un désir de générer des profits. C’est correct pour les gestionnaires de fonds mutuels, à qui on demande de générer des profits en termes absolus ou relatifs.

Les autres, notamment les plus riches qui s’intéressent de près à leurs finances, commencent à voir les choses d’un autre œil. Ils observent les prix des actions des banques qui leur doivent de l’argent. Les banquiers privés d’Europe demandent actuellement à leurs clients les plus fortunés de ne pas effectuer de retraits substantiels. Transférer des dépôts d’une banque à une autre ne fait rien pour protéger contre le risque systémique, c’est pourquoi il est nécessaire d’acheter quelque chose, comme par exemple une obligation gouvernementale ou de l’or, pour se débarrasser de sa monnaie et transférer le risque à d’autres.

Pour ces investisseurs fortunés, le danger principal est une hausse du taux d’inflation, mais pour l’heure, les discussions concernent exclusivement la déflation et le risque systémique. En revanche, les prix des matières premières ont augmenté significativement cette année pour renverser la tendance des années précédentes. A moins que les prix des matières premières commencent bientôt à décliner, ils feront grimper l’inflation des prix malgré le manque d’activité économique au sein des économies les plus avancées. Eventuellement, les banques centrales devront y répondre en faisant grimper les taux d’intérêt, ce qui minera les marchés des obligations gouvernementales et la valeur de toutes les classes d’actifs qui y sont liées.

La fuite depuis les espèces reflète, du moins pour le moment, l’importance des risques systémiques. En revanche, nous ne pouvons dire avec assurance qu’un effondrement du système bancaire se produira, à moins que les taux d’intérêt augmentent pour refléter le déclin du pouvoir d’achat des devises fiduciaires. Alors seulement, nous pourrons être certains de notre immolation financière générale, qui viendra accélérer la fuite depuis les dépôts bancaire.

Pour le moment, les marchés se concentrent sur la déflation. Les conditions déflationnistes sont nécessaires à l’expansion monétaire future requise pour refinancer les banques, l’économie, ou les deux. Une majorité des investisseurs semblent en être aussi certains qu’ils l’étaient de voir le Royaume-Uni choisir de rester dans l’Union. L’erreur qu’ils commettent, c’est d’ignorer qu’une inflation des prix peut coexister avec une contraction des activités commerciales.

L’inflation monétaire, notamment lorsqu’elle devient extrême, garantit une contraction de l’activité économique, parce qu’elle réduit le pouvoir d’achat des masses. C’est la raison pour laquelle les premiers signes de l’inflation des prix des actifs issue d’un déclin de la préférence pour la monnaie devraient être traités avec sérieux. A mesure que ses effets se répandront jusqu’à atteindre l’indice des prix à la consommation, le rejet de la monnaie en faveur des produits se généralisera également.

Cela pourrait très vite nous mener à ce que l’économiste autrichien, Ludwig von Mises, a qualifié de crack-up boom : la fuite finale depuis la monnaie vers les biens. Nous n’accumulons pas encore de boîtes de haricots rouges et de papier toilette, mais tout pousse à croire que nous viendrons un jour à le faire.

 

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LOUIS L. - 04/01/2017 à 17:30 GMT
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