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Quand tireront-ils des leçons de quoi que ce soit ?

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Publié le 18 juillet 2016
1374 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
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Rubrique : Editorial du Jour

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que le collectivisme se propage dans le monde occidental. Que nous l’appelions socialisme, communisme, marxisme, fabianisme ou encore totalitarisme n’importe que très peu. L’idéal du collectivisme gagne en popularité.

Les conservateurs britanniques s’inquiètent des discours collectivistes extrêmes du nouveau chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, qui est bien plus à gauche que son prédécesseur, Ed Miliband, mais manquent aussi de se rendre compte que les membres du parti conservateur deviennent eux-aussi plus collectivistes dans leur rhétorique. La nouvelle Premier Ministre, Theresa May, est plus à gauche que Margaret Thatcher, par exemple. Et pourtant, les Britanniques manquent souvent de réaliser que les deux plus gros partis du pays se déplacent de plus en plus vers la gauche.

De l’autre côté de l’Atlantique, aux Etats-Unis, nous assistons à des évènements similaires. Le récent candidat démocrate, Bernie Sanders, est le premier candidat américain à s’être officiellement déclaré socialiste, quelque chose qui aurait été inimaginable il y a encore peu de temps. Afin de pouvoir entrer en compétition avec lui, Hillary Clinton, l’autre candidate démocrate, a été forcée de déblatérer des rhétoriques plus collectivistes encore de peur de perdre des voix. Et les nombreux candidats républicains, bien qu’opposés au socialisme, ont tous garanti les aides sociales déjà en place.

Au Canada, le nouveau Premier Ministre, Justin Trudeau, a déjà vendu l’or du pays et promis d’augmenter les aides sociales.

Chose intéressante, les Occidentaux continuent de déclarer l’ancienne Union soviétique, la Chine maoïste, l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie comme ayant été des juridictions oppressives et totalitaires, et tombent d’accord sur le fait que leurs chefs aient dirigé leurs peuples avec une main de fer et détruit les droits individuels. Et pourtant, ces mêmes gens ne semblent pas se rendre compte du déclin de leur propre pays vers, non pas l’acceptation de, mais la demande en un collectivisme accru. Ils reconnaissent que le collectivisme a mis d’autres pays à genoux, mais continuent de s’imaginer que le « nouveau » collectivisme s’avèrera plus vertueux que l’ancien.

Nous pourrions dire que ces régimes collectivismes sont de l’histoire ancienne, et ont été oubliés des générations d’aujourd’hui. Mais ce n’est pas vrai. Les nouvelles générations d’Occidentaux ont observé le récent déclin de l’Argentine et du Venezuela en conséquence du collectivisme, et continuent d’être témoins de ce qui se passe à Cuba, anciennement communiste.

Que faudra-t-il pour que les défenseurs du collectivisme reconnaissent que le pouvoir du prolétariat est une fausse promesse – une promesse vendue aux masses par des chefs politiques afin de propager le totalitarisme ?

La réponse à cette question, aussi triste qu’elle soit, est qu’il est dans la nature du prolétariat, dans n’importe quel pays que ce soit, de croire qu’il puisse un jour y avoir une grande « égalisation », au cours de laquelle le capital sera pris aux riches et redistribué aux pauvres. Bien qu’un tel évènement ne se présentera jamais (les chefs politiques, conservateurs comme libéraux, existent simplement pour leurs propres bénéfices, et non pas pour celui des gens qu’ils représentent), les gens cherchent par nature à croire en la bonne fée, et à croire que les hommes politiques tiendront leurs promesses.

Mais si cette vision du monde était fondée, pourquoi les autres nations occidentales n’ont-elles pas suivi le mouvement en 1917, après que les Russes ont adopté le Marxisme ? Ou quand l’Allemagne a adopté le Nazisme dans les années 1930 ?

L’élan n’était alors pas suffisant. En 1917, une révolution a eu lieu en Russie, mais le gouvernement provisoire a poursuivi la guerre contre l’Allemagne. Des dizaines de milliers de soldats russes ont déserté. Vladimir Lénine est entré en scène en avril, et a promis le retrait immédiat des troupes à condition que ses Bolcheviks puissent prendre le pouvoir. En octobre, les Bolcheviks sont arrivés au pouvoir et ont signé un décret de paix.

L’économie allemande s’est effondrée en 1923 en conséquence des conditions économiquement impossibles du Traité de Versailles. Une fois de plus, un chef potentiel, Adolf Hitler, a sauté sur l’occasion et s’est présenté sur l’avant de la scène pour offrir au peuple une panacée collectiviste. En conséquence, il est très rapidement devenu dictateur.

La même chose s’est produite dans d’autres pays. Fidel Castro a profité de l’élan d’oppression économique et sociale de son prédécesseur, Fulgence Batista.

Hugo Chavez a aussi été perçu comme un sauveur après son prédécesseur, Rafael Caldera, dont l’administration a exacerbé la crise économique. L’effondrement des banques du Venezuela a fait plonger 70.000 sociétés dans la banqueroute et détruit l’épargne de très nombreux Vénézuéliens. La tripartite de Chavez – une solution collectiviste – a été adoptée, et les Vénézuéliens désespérés ont accueilli Chavez et sa « solution » comme la réponse à tous leurs problèmes.

Mais pourquoi le Royaume-Uni, le Canada, les Etats-Unis et les autres pays du « monde libre » n’ont-ils pas adopté le collectivisme ?  Les conditions ont parfois été difficiles dans ces pays aussi, mais pas suffisamment catastrophiques pour y voir naître le collectivisme.

Comme l’a dit l’ancien Président américain, Herbert Hoover, en 1952 :

« Toutes les révolutions collectivistes arrivent dans un cheval de Troie de situation d’urgence. C’était la tactique de Lénine, mais aussi celle d’Hitler et de Mussolini. »

Ainsi vont les choses. Lorsque les banques s’effondrent et que les gens meurent de faim, ils se tournent vers n’importe quel conte de fées qui leur est présenté en tant que solution. La situation se trouve exacerbée si le pays est aussi aux prises avec une guerre.

Aujourd’hui, les Occidentaux perçoivent l’effondrement économique à venir de leurs pays. Ils font aussi face à la volonté de leurs chefs politiques (conservateurs comme libéraux) d’avancer vers ce qui pourrait vite devenir une nouvelle guerre mondiale. Ils perdent espoir pour l’avenir, et leur mode de vie est en déclin. Et rien n’indique que leur situation s’améliorera. Il sera bientôt facile de convaincre les gens que leur situation a été causée par les riches, et qu’un gouvernement collectiviste pourra apporter le retour des jours heureux en prenant aux riches pour « rendre » au prolétariat.

Quand tireront-ils des leçons de quoi que ce soit ? Ils ne le feront pas. En Argentine, après chaque effondrement économique causé par les Perón et leurs successeurs, une tendance conservative s’est développée sur le court terme. Mais le prolétariat, même dans ces moments-là, a continué de croire en le collectivisme. Après seulement quelques années, ils ont toujours demandé à ce que les aides sociales soient élargies. Et à chaque fois, tout ce qu’il a fallu a été l’arrivée d’un nouveau candidat collectiviste, clamant haut et fort que « l’idéal collectiviste n’était pas une mauvaise chose, il nous suffira de mieux faire à l’avenir ».

Ce que nous pouvons apprendre de tout cela, c’est qu’une fois qu’un peuple est convaincu qu’il en va de ses droits de demander au gouvernement de prendre à un groupe pour donner à un autre, il ne cesse plus de croire qu’un tel système est à la fois juste et possible. Alors il gravite autour des prétendants politiques qui lui promettent toutes sortes de largesses, aux dépens de tous les autres.

Comme l’a expliqué Edward Gibbon à la fin du XVIIIe siècle au sujet de la mort de la république athénienne :

« Au final, plus que la liberté, ils cherchaient la sécurité. Ils voulaient mener une vie confortable, et ils ont tout perdu – sécurité, confort et liberté. Quand les Athéniens ont finalement voulu que la société leur donne plutôt que de donner à la société, quand la liberté qu’ils souhaitaient avant tout était une liberté face à la responsabilité, alors Athènes a cessé d’être libre, et n’a jamais plus été libre. »

Comme Thomas Jefferson l’a dit à l’époque :

« La démocratie cesse d’exister lorsque vous prenez à ceux qui choisissent de travailler pour donner à ceux qui préfèrent ne pas le faire. »

Une fois que les idées du collectivisme touchent la moitié de la population d’une nation, il y a des chances que la trajectoire se poursuive à la baisse, et ce des décennies durant. Mais heureusement, le monde ne manque jamais de choix – d’une alternance de juridictions susceptibles d’offrir plus de libertés. A n’importe quel instant, certaines juridictions sont en essor, alors que d’autres déclinent.


 

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Prendre aux riches n'a jamais enrichi les pauvres, les riches n'étant pas assez riches
Un ramassis de foutaises réactionnaires.
Aussi bien l'article que les commentaires...
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le collectivisme est à l'humanisme ce qu'un gastéropode est aux arts et lettres
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Le probleme du socialisme est qu'on finit toujours par depenser tout l'argent des autres.

Margaret Thatcher
Evaluer :   4  0Note :   4
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J'ai toujours trouvé cette définition du socialisme excellente mais également incomplète. Moi, j'y ajouterais quelque chose qui ressemblerait à ceci : " Le socialisme, ça a l'air de bien fonctionner au début, jusqu'au moment où on a dépensé tout l'argent qu'on a pris aux autres et qu'il n'ont plus rien qu'on puisse leur voler quand ils n'ont pas eu l'instinct de quitter le pays ".
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Prendre aux riches n'a jamais enrichi les pauvres, les riches n'étant pas assez riches Lire la suite
CLAUDE F. - 31/07/2016 à 18:14 GMT
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