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zoppas
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A laissé un commentaire sur l'article :
>Joseph Stiglitz : un prix Nobel au service de l’idéologie keynésienne (1/2)  - Yann Henry - 
:=) Loool ça je me doute que le terrain est bien défendu !!

Je suis à 100% d'accord avec vous sur la stupidité de l'abrogation de la loi de 1973, qui vient 2 ans après que Nixon est mis fin à la convertibilité du dollars.

Par contre, sur le schéma emprunt à 0.5% pour prêter à 4%, je suis beaucoup plus sceptique (je pense que l'effet boule de neige vient d'ailleurs) et je vais vous expliquer pourquoi :

Le Comité de Bâle impose aux banques européennes de se conformer d'ici peu à des nouveaux ratios, dits de Bâle 3. Parmi ces ratio il y en a deux qui concernent la liquidité, le LCR et le NSFR.
Pour schématiser, le ratio LCR (liquidity coverage ratio) impose aux banques de détenir une réserve de titres d'état pour faire face à une crise de liquidité. Ces titres d'etat sont considérés comme une réserve de cash. La mise en application du LCR est prévu pour 2015 ou 2016 je crois, mais les banques n'ont pas attendu pour restructurer leur bilan pour s'y conformer.
Hors les banquiers se sont insurgés contre ces ratios, car justement, ils ne détenaient que peu d'emprunts publics. Ca rapporte peu (il ne faut pas oublier qu'ils visent un retour sur investissement ROE de 15%). Je pense qu'il était plus rentable avant la crise de prêter à un agriculteur à 6% pour acheter des machines en ayant comme garantie le terrain, les machines et la maison, de se faire rembourser la moitié et de rafler le tout pour une bouchée de pain une fois que l'agriculteur à bout s'est mis un coup de fusil en pleine tête.

Donc une banque comme la BNP, a multiplié la détention de titres d'état par environ 10 en 5ans (elle communique sur le sujet d'ailleurs).
La dette publique était, avant ces ratios, je pense, essentiellement détenue par des fonds d'investissement de type Sicav, des fonds de pension, des fonds basés dans les paradis fiscaux etc...

Donc le moyen utilisé par la finance internationale pour récupérer au final la timbale n'était pas majoritairement de faire faire une culbute tranquille d'emprunter à 0.5 et de prêter à 4% par les banques dont elle est actionnaire. L'accumulation se fait selon un autre schéma (que je ne connais pas, mais qui doit passer par les paradis fiscaux).
D'ailleurs, je tiens à préciser qu'il est extrêmement dangereux d'un point de vue du risque systémique de faire l'amalgame entre liquidité et titres d'état. Imposer aux banques de détenir de la dette publique, surtout en période de crise de la dette publique, en considérant que ce sont ces titres qui seront sa réserve de liquidité, c'est du tragicomique. Ces ratios (dont les banques américaines ne sont pas tenues de se conformer) annoncent la mise au tapis d'un certain nombre de banques européennes et/ou le rachat par des banques américaines : les loups vont se bouffer entre eux pour plus de milliards et pour le pouvoir, pendant que le peuple américain et européen crèvera encore un peu plus la gueule ouverte.


Commenté
il y a 3363 jours
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Début de l'article :Friedrich Hayek a obtenu le prix Nobel d’économie en 1974. Lors du discours au banquet de remise des prix Nobel, le 10 décembre de cette même année, il se montra prudent : « je dois confesser que si on m’avait consulté sur la question d’établir un prix Nobel d’économie, je me serais exprimé fermement contre »... Lire la suite
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