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Jefferson avait raison

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lewRockwell
Extrait des Archives : publié le 30 janvier 2015
1169 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Rubrique : Article du Jour

« L’arbre de la liberté doit de temps à autres être revigoré par le sang de patriotes et de tyrans. Il est son engrais naturel ».

-Lettre écrite par Thomas Jefferson à William Stephens Smith le 13 novembre 1787

Thomas Jefferson, auteur de la Déclaration de sécession des Etats-Unis avec l’empire britannique du 4 juillet 1776, était un avocat de l’union volontaire entre les Etats libres, indépendants et souverains et du droit de sécession. « S’il y en a parmi nous qui désirent dissoudre cette union ou changer sa forme républicaine, a-t-il dit lors de son discours inaugural de 1801, laissons-les en paix en tant que monuments de la sûreté. Les erreurs d’opinion doivent être tolérées là où la raison peut encore les combattre ».

Dans une lettre écrite le 29 janvier 1804 au Dr. Joseph, qui avait demandé à Jefferson son opinion au sujet du mouvement sécessionniste de Nouvelle-Angleterre qui gagnait de l’importance à l’époque, il a écrit ceci : « Que nous demeurions une confédération ou formions deux confédérations Atlantique et du Mississippi n’est pas important pour le bonheur des deux partis. Les citoyens de la confédération de l’ouest seront nos enfants et descendants au même titre que les citoyens de la confédération de l’est. Je perçois la possibilité d’une séparation dans un futur proche, et pourtant, je ressens le désir et le devoir de promouvoir les intérêts de l’ouest comme ceux de l’est, et de faire le bien pour les deux côtés de notre grande famille ». Jefferson a offert une opinion similaire à John C. Breckenbridge le 12 août 1803, alors que les citoyens de Nouvelle Angleterre menaçaient de faire sécession après l’achat de la Louisiane. S’il devait y avoir « séparation », a-t-il écrit, « que Dieu les garde tous et maintienne l’union pour leur bien, ou le dissolve pour le meilleur ».

Tout le monde comprenait que l’union entre les Etats était volontaire et que, comme la Virginie, le Rhode Island et l’Etat de New York l’ont stipulé dans leurs documents annexes à la Constitution, chaque Etat avait le droit de se retirer de l’union si elle devenait contraire à ses intérêts. Quand les citoyens de Nouvelle Angleterre ont commencé à demander de pouvoir faire sécession vingt ans seulement après la fin de la Révolution américaine, leur dirigeant, le Sénateur du Massachussetts Timothy Pickering (qui était aussi le secrétaire d’Etat et de la guerre de George Washington) a stipulé que les « principes de notre Révolution nous mène vers un remède qui est la séparation. Je n’ai aucun doute que cela puisse être atteint sans qu’une goutte de sang soit versée » (voir Henry Adams, Documents Relating to New-England Federalism, 1800-1815, p. 338). La demande de sécession de la Nouvelle-Angleterre a culminé avec la Convention de sécession d’Hartford de 1814, lors de laquelle il a été décidé de maintenir l’union et de tenter de la dominer politiquement (chose à laquelle la Nouvelle Angleterre est parvenue à partir d’avril 1865 et jusqu’à aujourd’hui).

John Quincy Adams, le Yankee de Nouvelle-Angleterre, a fait écho de ces sentiments jeffersoniens lors d’un discours prononcé en 1839 et lors duquel il a déclaré que si des Etats ou groupes d’Etats entraient en conflit, il serait « temps de s’en retourner aux précédents qui existaient au moment de l’adoption de la Constitution afin de former une union plus parfaite encore en dissolvant ceux qui ne pourraient plus être unis et laisser les territoires séparés être réunis par la loi de la gravitation politique » (John Quincy Adams, The Jubilee of the Constitution, 1939, pp. 66-69).

Les journaux américains ont pendant longtemps épousé la vision jeffersonienne de la sécession. Vous en trouverez ci-dessous quelques exemples.

Le Bangor, Maine Daily Union a une fois stipulé dans son édito que l’union du Maine avec d’autres « dépend de la continuité du principe de consentement libre et de la volonté des personnes souveraines des Etats. Lorsque ce consentement ou cette volonté n’est plus, l’union se meurt, et aucun pouvoir extérieur à l’Etat qui décide de faire sécession ne peut plus la restaurer ». Un Etat ne peut être l’égal de l’union américaine s’il est forcé d’y appartenir par l’agression militaire.

« Une guerre est mille fois pire que la perte d’un Etat ou d’une douzaine d’Etats », a écrit l’Indianapolis Daily Journal. « La liberté dont jouit chaque citoyen écarte toute idée d’une union forcée en tant qu’individu, que communauté ou qu’Etat », a écrit le Democrat de Kenosha, Wisconsin. « La germe de la liberté est le droit de former son propre gouvernement, d’écrire nos lois et de choisir nos associés politiques. Le droit de faire sécession appartient au peuple de tout Etat souverain ».

Faire usage de la force ou de la violence pour forcer un Etat de rester dans l’union, a dit un jour le New York Journal of Commerce, « transformerait le gouvernement depuis un gouvernement volontaire, dont le peuple est souverain, à un despotisme » au sein duquel le peuple ne serait plus qu’esclave. Le Washington (D.C.) Constitution a surnommé une union forcée (comme il en existait en Union Soviétique) l’extrême de la méchanceté et le summum de la folie ».

« Le principe premier dépeint par la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis de Jefferson est que les gouvernements tirent leur pouvoir du consentement de ceux qu’ils dominent », a écrit le New York Daily Tribune. Si un Etat désire faire sécession dans la paix, il a le « droit moral de le faire ».

Une union maintenue par la force, à la manière soviétique, serait folle et Quixotique, tyrannique et injuste, « pire qu’une moquerie », a écrit le Trenton (N.J.) True American. Faisant écho à la lettre de Jefferson à John C. Breckenbridge, le Cincinnati Daily Commercial a un jour écrit qu’il y a « suffisamment de place pour plusieurs nations florissantes sur ce continent, et que le Soleil brillera tout autant et que les rivières seront aussi claires dans l’une que dans l’autre ».

Tous ces éditos ont été publiés par des journaux du nord des Etats-Unis au cours des trois premiers mois de 1861 et publiés dans Northern Editorials on Secession (Gloucester, Mass.: 1964) par Howard Cecil Perkins. Ils illustrent comment les paroles de Thomas Jefferson dont nous fait part la déclaration d’indépendance – les Etats sont libres, indépendants et souverains de la même manière que le sont l’Angleterre et la France, leur union est volontaire, et le recours à l’invasion et au meurtre de masse pour forcer un Etat à demeurer dans l’union est un outrage moral – étaient encore respectées jusqu’en avril 1865, alors que le régime de Lincoln inventait une nouvelle théorie selon laquelle les Etats n’ont jamais été souverains, l’union n’était pas volontaire et le gouvernement fédéral avait le droit de prouver la justesse de ces deux premières vérités en assassinant des centaines de milliers de citoyens et menant la guerre contre les Etats du sud, ruinant ses villes, et surnommant ce carnage la « gloire de l’arrivée du Seigneur ».



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Thomas DiLorenzo est économiste et professeur au Loyola College du Maryland. Il est l'auteur de 10 livres sur l'histoire américaine, les politiques antitrust et l'interventionnisme de l'état dans l'économie en général.
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