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La drôle de campagne

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Publié le 11 avril 2012
490 mots - Temps de lecture : 1 - 1 minutes
( 12 votes, 4/5 ) , 8 commentaires
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 

Nous avons cru et espéré jusqu’à la fin.


Cru que l’on finirait par évoquer la réduction de la dépense publique, la réglementation du travail, ou l’explosion programmée du système de santé, et espéré qu’au moins un des candidats porterait un projet capable de relancer durablement la création de richesses dans notre pays.


Mais non, rien. Ou plutôt si, un débat surréaliste sur les normes d’étiquetage relatives aux conditions d’abattage dans la filière bovine et les ricochets de « qui instrumentalise le plus » la tuerie sordide de l’islamiste algéro-toulousain. Entendons-nous, les questions d’immigration et de laïcité sont centrales et méritent un vrai débat démocratique ou un référendum, mais les aborder par le post-scriptum de l’étiquetage de la viande relève d’un assez haut ridicule. Quant à Toulouse, les arrière-pensées politiques, quelles qu’elles soient, sont insupportables quand elles planent sur des cadavres encore chauds.


La fiscalité, quant à elle, a été l’occasion d’une superbe course à l’échalote de la taxation de tout ce qui bouge, de l’exilé fiscal au très riche, en passant par le numérique, les produits importés, ou les profits des entreprises implantées à l’étranger. Pendant ce temps, nos voisins anglais réduisent les impôts pour stimuler la croissance et encourager l’immigration fiscale.


Mais le silence le plus assourdissant est sans doute celui qui entoure la question de la dépense publique.


Le remboursement des intérêts de la dette publique est pourtant le premier poste budgétaire de l’État depuis cette année et il augmentera mécaniquement jusqu’à ce que l’État arrête tout simplement d’emprunter un centime.


Les discussions timides sur la réduction des déficits éludent malheureusement le problème de la dépense en se focalisant exclusivement sur les rentrées fiscales. En réalité, la dépense publique n’a pas cessé d’augmenter. La stratégie de résorption des déficits repose intégralement sur l’augmentation et la diversification des ressources fiscales. La suppression des « niches » n’étant pas une économie mais bel et bien un alourdissement de l’impôt.


Cette trajectoire qui consiste à ramener le niveau de prélèvement à celui des dépenses va continuer à alourdir le poids de l’État sur l’économie, en se reportant sur les entreprises et sur les contribuables. Il faudra alors s’attendre à voir accélérer l’exil de l’activité et des capitaux.


La réponse protectionniste consistant à faire porter sur les produits importés la baisse des charges intérieures n’est qu’une opération de vases communicants. Il ne faut jamais oublier que contrairement à la formule consacrée, ce n’est pas le produit importé qui paye la taxe, mais bien le consommateur. Les entreprises françaises subissant également cette hausse des prix des produits importés reporteront ce coût supplémentaire sur le prix final de leurs produits.


Il n’y a qu’une seule trajectoire vertueuse, celle de la réduction draconienne de la taille de l’État, qui passe par la reconsidération de toutes ses missions et la simplification de toutes ses actions. Et ce régime, pour être efficace, devra être accompagné d’un assouplissement général de la règlementation qui étouffe le marché du travail.

 

 

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Renaud DOZOUL est architecte de formation. Il crée une agence à Paris en 2004 après avoir exercé pendant deux ans à Mexico. Il se consacre désormais à la recherche et à l’écriture. Il publie notamment en 2011 « 10 bonnes raisons de restaurer la Monarchie » aux éditions Muller et travaille actuellement sur un ouvrage consacré aux fondements de la liberté en occident.
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"Nous avons cru et espéré jusqu'à la fin." Non, Monsieur DOZOUL, vous croyez et espérez encore en une " réduction draconienne de la taille de l'Etat ". Là, vous rêvez encore : La France n'est en aucun cas hautement réformable mais aisément révolutionnable. Il n'y aura pas réduction draconienne mais table raze. Vous allez voir le bazar sitôt qu'un courageux ou acculé tentera des réformes profondes !
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Monsieur Louis L., cette parrhésie n´est pas condamnable ! << Peut-on illuminer un ciel bourbeux et noir >>, antéphore qui, en ces temps de gabegie et incurie, recherche des évocations illuminatrices tant attendues.
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@ Sandra Dozol-Konecny,

J'adore ! En vous lisant, j'ai l'impression d'être plongée dans un livre d'Amélie Nothomb !
;-)
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Cher Lolo27,
La comparaison reste flatteuse ;-D Mais la quete de BAUDELAIRE ou le bonheur et l ideal sont inaccessibles...
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Chère Sandra DOZOL-KONECNY,
"...inaccessibles..." ....non par principe mais pour cause de mérite insuffisant. A nous de nous hisser au niveau ad hoc, ce qui implique que le temps ne peut nous être compté.
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Chère Sandra,

"la quete de BAUDELAIRE ou le bonheur et l ideal sont inaccessibles..."

En êtes-vous si sûre ? Quand on veut, on peut... au moins s'en approcher le plus possible.

Il faut juste un peu de volonté et de la passion, énormément de passion pour pouvoir la transmettre et faire des émules qui feront la même quête avec la même passion pour arriver à rendre accessibles ce bonheur et cet idéal si désespérément désiré par ce magnifique poète qu'était Baudelaire... et quelques-uns d'entre nous. ;-)

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"Nous avons cru et espéré jusqu’à la fin."

Fallait nous demander, on vous aurait évité cette présomption stressante et inutile... :-)



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Espérer, c'est confondre désirs et probabilités
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Dernier commentaire publié pour cet article
Chère Sandra, "la quete de BAUDELAIRE ou le bonheur et l ideal sont inaccessibles..." En êtes-vous si sûre ? Quand on veut, on peut... au moins s'en approcher le plus possible. Il faut juste un peu de volonté et de la passion, énormément de passion p  Lire la suite
Lolo27 - 18/04/2012 à 16:11 GMT
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