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La Federal
Reserve ne peut pas faire d’opération Twist 2 puisqu’elle
n’a plus dans ses livres suffisamment d’obligations à
court terme à vendre en contrepartie de ses achats d’obligations
à long terme (sur le marché ou directement auprès du
Trésor US). Quant à un Quantitative Easing
3, elle le garde en réserve pour le cas ou il
y aurait un krach boursier et pouvoir ainsi le contrer.La BCE ne peut
pas faire de LTRO 3 parce que les grandes banques privées n’ont
plus de nouveaux collatéraux à lui apporter en garantie de
leurs emprunts. Les banques centrales
étant donc à court de munitions pour manipuler à
l’infini les prix des actifs, nous allons enfin avoir la période
d’inévitable ajustement qu’elles ont réussit
à empêcher depuis le début de 2012 au moins.
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C’est à dire que les actifs
artificiellement surévalués, dans le contexte récessionniste et déflationniste global
actuel, devraient fortement corriger à la baisse (euros et autres
monnaies contre le dollar US, actions partout dans le monde, métaux
précieux et matières premières exprimés en USD, obligations
d’Etat européennes, etc.) au bénéfice du dollar US
(l’euro/dollar US cette fois ci devrait enfin
pouvoir chuter progressivement vers 1,15 - 1,20) et accessoirement des
obligations d’Etat US (qui montent mécaniquement quand les
actions chutent) comme de l’or exprimé en euros (puisque
l’or ne monte que quand la monnaie dans laquelle on l’exprime
baisse). La plupart des investisseurs ne réalisent pas combien le
cycle de Kondratieff est baissier pour la plupart des marchés qui
devraient donc revenir à des valeurs plus proches de la
réalité surtout si la liquidité que les banques
centrales leur apportaient cesse de les soutenir, cas dans lequel il se
produit une liquidation générale avant que les meilleurs actifs
(comme les métaux précieux) se reprennent ultérieurement
quand leurs prix redeviennent (très) bon marché. Mais
d’ici là les dégâts peuvent être importants.
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Ludwig von Mises, anticipant la
chute du modèle kéynésien qui
semble avoir commencé, écrivait: “Il n’y
a aucun moyen de soutenir un boom économique
résultant de l’expansion à crédit“. les prochaines
semaines devraient démontrer qu’il avait raison.
http://www.businessinsider.com/commodity-kondratiev-cycles-2012-4
—-
 
 
Pierre
Leconte
Article originellement
publié
ici
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