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Faut-il avoir peur de la fracturation hydraulique ? Ou pourquoi le battage médiatique est responsable des craintes du public

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Publié le 18 février 2015
1394 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes
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Par Hiroko Shimizu et Pierre Desrochers

 

 

Le forage horizontal combiné à la fracturation hydraulique a transformé des énormes quantités de substances physiques inutiles en des ressources précieuses, un développement qui a pris par surprise les pessimistes énergétiques.

 

Par exemple, il y a moins d’une décennie que Julian Darley, le fondateur de l’Institut Post Carbon, a publié son tract “High Noon for Natural Gas” [« Le zénith pour le gaz naturel », NdT] dans lequel il prévoyait des pénuries imminentes. Toutefois, comme cela a toujours été le cas depuis le commencement de l’ère des combustibles fossiles, l’ingéniosité humaine prouve encore une fois être la ressource ultime : nous vivons désormais dans une ère d’abondance du gaz naturel, qui est à la fois bon marché et propre.

 

La fracturation hydraulique a été ces derniers temps  l’une des rares lueurs d’espoir dans le paysage économique américain, grâce à la création de centaines de milliers d’emplois directs et à l’amélioration de la compétitivité pour les industries basées aux États-Unis qui consomment de grandes quantités de gaz naturel, et qui ont significativement réduit la facture énergétique des ménages – dans certains cas de plus de 10%. À la différence de l’approche « fiscale, réglementaire et décroissante » favorisée par les Nations unies et d’autres bureaucrates, qui a échoué partout à apporter des résultats significatifs, l’économie américaine a significativement réduit ses émissions globales de gaz à effet de serre en substituant le gaz naturel au charbon.

 

 

Toutefois, dans un monde où aucune bonne action ne reste impunie, la fracturation hydraulique pour le gaz et le pétrole a été accusée par certaines personnes, qui n’ont pourtant pas de meilleure alternative réaliste, de polluer les nappes phréatiques avec les fluides de fracturation, le méthane – le principal composant du gaz naturel – et les eaux usées des opérations de forage. En plus de cela, certains chercheurs se sont inquiétés des fuites de méthane potentiellement significatives dans les sites de production, un problème qui est considéré comme majeur, puisque le méthane a plus de 20 fois le potentiel direct de réchauffement planétaire du dioxyde de carbone sur une période de 100 ans.

Comme avec toute nouvelle révolution technologique, les préoccupations liées à la fracturation hydraulique ont pavé la voie aux prophètes de malheur et aux pessimistes comme le cinéaste Josh Fox, dont les documentaires anti-fracturation « Gasland » ont livré le message que de nombreux activistes et journalistes voulaient entendre tout en inculquant la peur – « de l’huile sur le feu » – auprès de gens bien intentionnés mais mal informés. Comme toute opération humaine, la fracturation n’est pas parfaite. Mais il faut séparer le battage médiatique des faits, regarder la forêt plutôt que l’arbre, et reconnaître le fait que les gens ont longtemps tenté de mettre de l’huile sur le feu dans certaines parties des États-Unis où le gaz naturel s’est naturellement infiltré jusqu’à la surface.

La contamination aquifère de la surface

La profondeur des formations géologiques de gaz de schiste varie généralement de 150 mètres à 4,100 mètres sous la surface, bien en dessous des aquifères d’eau potable qui sont typiquement trouvés à moins de 45 mètres de la surface. Bien que les opérations de fracturation doivent souvent passer par ces aquifères, l’utilisation du tubage et de la cimentation empêche la contamination des formations géologiques souterraines environnantes.

Au cours des dernières années, certains cas de contamination de l’eau ont été relevés (Silt, Colorado ; Dimock, Pennsylvannie ; et Pavillion, Wyoming) et activement médiatisés par les opposants à la fracturation. Mais jusqu’à présent, il n’y a pas de preuve concluante de contamination de l’eau, un problème qui devrait être évident s’il était significatif, à la lumière des plus de 80,000 puits qui ont été forés dans 17 États différents depuis 2005. Certes, les défaillances d’équipement et la mauvaise gestion des opérations peuvent parfois être une réalité, mais personne ne suggère que nous sortions toutes les voitures de la route lorsqu’un fabricant émet un rappel de produit. À la différence de la fracturation, les voitures tuent les gens, mais la plupart d’entre nous comprennent que l’humanité se porte beaucoup mieux avec que sans voitures. La solution est de rendre les voitures plus efficientes et plus sûres, pas de les enlever de la route jusqu’à ce que des produits de bien meilleure qualité se présentent.

Fait intéressant, alors que de nombreux activistes écologistes focalisent leurs efforts sur des risques pratiquement inexistants avec la fracturation, ils ignorent typiquement des problèmes potentiellement plus significatifs. Par exemple, les opérations municipales mal gérées ou non-existantes de vidange des égouts sont un problème bien plus important de pollution de l’eau que les fluides de fracturation le seront jamais. Les pesticides pulvérisés sur les champs peuvent également atteindre les aquifères contenant de l’eau. Selon une enquête géologique américaine, entre 1992 et 2001, 9,6% de l’eau des ruisseaux dans les zones agricoles, et 6,7% de l’eau courante dans les zones urbaines, ont affiché des concentrations de pesticides supérieures aux points de référence pour l’eau en matière de santé humaine. Cela étant dit, dans la plupart des cas, la question n’est pas réellement problématique pour les êtres humains, bien qu’elle puisse parfois l’être pour la vie aquatique et la faune piscivore.

Bien qu’elles ne soient pas parfaites, ces opérations ne devraient pas être une cible de grande priorité pour les gens qui s’inquiètent de la contamination de l’eau souterraine et de l’eau de surface. 

Les fuites de méthane dans les sites de production

Une autre problématique environnementale extrêmement médiatisée est la fuite de méthane dans les sites de production. Certes, le méthane est le second gaz à effet de serre le plus prévalent émis par les activités humaines – l’industrie, la gestion des déchets, l’agriculture et le bétail – aux États-Unis, mais une portion significative de ce gaz provient également de sources naturelles (zones humides, océans et lacs).

Selon l’Agence de protection environnementale américaine (EPA, en anglais), plus de 60% des émissions mondiales de méthane totales peuvent être attribuées aux activités humaines. Bien sûr, ce nombre doit être pris avec des pincettes. Après tout, si tout le bétail dont la présence est attribuée aux activités humaines était d’une certaine manière voué à disparaître, les animaux sauvages émetteurs de méthane comme les bisons, les cerfs, les chèvres de montagne, les moutons et les espèces plus petites de rongeurs, prendraient bientôt le relais de leur niche écologique.

Quoiqu’il en soit, les émissions annuelles mondiales de méthane provenant de toutes les sources sont estimées à environ 566 téragrammes par an.

En 2013, une équipe de l’Université du Texas a enquêté sur 190 sites de production américains et a calculé que le taux de fuite moyen par an dans le pays était d’environ 0,42% de la production brute de gaz naturel (environ 2,3 téragrammes). En d’autres termes, les émissions de fuite de méthane liées aux opérations de fracturation représentent seulement 4‰ de 1% des émissions mondiales de méthane – encore une fois, c’est un problème minime qui ne devrait pas être une priorité.

En revanche, les animaux sauvages – en excluant le bétail – rotent et pètent 8 à 15 téragrammes de méthane chaque année – environ 4 à 6,5 fois plus que les émissions liées à la production totale de gaz naturel aux États-Unis – alors que les termites, les mille-pattes et autres arthropodes produisent environ 20 téragrammes de méthane annuellement, environ 9 fois plus que la fuite moyenne de gaz naturel aux États-Unis.

Il faut également mentionner que selon une estimation, on suggère même que les termites et les arthropodes pourraient produire jusqu’à 100 téragrammes par an !

La nature n’est pas votre amie

Nous vivons dans une période curieuse où l’espérance de vie humaine et la santé globale sont meilleures que jamais grâce à une énergie encore plus abondante et encore plus abordable, et grâce à des avancées scientifiques de toutes sortes, alors que, paradoxalement, de nombreuses personnes voient la nature comme intrinsèquement bénigne et les inventions et produits humains comme fondamentalement mauvais.

Comme toutes les nouvelles technologies, la fracturation hydraulique contient évidemment certaines inconnues et son développement implique la prudence.

Mais ses avantages évidents ne devraient pas être ignorés à cause des peurs largement exagérées, ignorant par la même occasion des problèmes plus pressants. Les émotions seules sont un pauvre guide pour la conduite des affaires humaines. Pourquoi ne pas récolter ces ressources bénies, et les partager avec vos proches ?

 

 

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Pierre Desrochers est professeur agrégé au département de géographie de l'Université de Toronto. Ses principaux domaines de recherche sont le développement économique et les politiques alimentaires et énergétiques. Il a publié plus de quarante articles scientifiques dans plusieurs disciplines (géographie, économie, gestion, ingénierie, histoire et sciences politiques) et est le co-auteur de The Locavore's Dilemma: In Praise of the 10,000-mile Diet (PublicAffairs, 2012). Son site web est à http://geog.utm.utoronto.ca/desrochers/
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Monsieur DESROCHERS P a œuvré pendant 32ans au sein d'ESSO ??? BIZARRE........
Bien le bonsoir Monsieur le BILDERBERGER
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J'attends avec impatience vos prochains articles sur les bienfaits des pluies acides, du smog, des algues bleu-vert... et tout autre cochonnerie produite par notre fabuleuse civilisation sans égale, et dont les imbéciles que nous sommes ignorons encore les bienfaits à cause de la désinformation que pratiquent inlassablement nos media «vendus» à la grande industrie écologique sans aucune éthique. C'est un scandale !

Mais heureusement que vous êtes là !

Et vive la science, le Général Alcazar et les pommes de terre frites !, comme disait Tintin un jour qu'il était soûl.
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Discours type de celui qui mange bio, boit une eau de qualité, surment pas celle du robinet, et spécule sur des matières premières qui augmentent la faim dans le monde.
Ce type fait partie des poisons qui nous tuent.

Ce genre d'article nous rappelle assez justement que demain sera encore pire qu'aujourd'hui
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lorsque je vois la longue liste de produits chimiques utilisés dans le fracking dont une grande partie est classée toxique, cancérigène, mutagène, perturbateur endocrinien et radioactif, j'ai comme la douce impression que ce professeur, éminent soit-il, se paye délibérément ma tête, mais lui qui le paye, qui le finance pour faire ces rapports en faveur de l'industrie ?

A part ça Aruba Petroleum a été condamné à payer 3M$ pour dédommager une famille entière contaminée et brutalement tombée malade à cause des puits autour de leur ranch... , Général electric a été condamné à dépenser 2M$ pour dépolluer des sites et rivières radioactifs au radium dans les champs de gaz de schiste de Pennsylvanie... c'est pas cher payé mais les procès s'accumulent et la note gonfle.

Le gaz de schiste en plus d'être un désastre écologique avéré est maintenant une grosse bulle financière prête à éclater... mais pour lui c'est la nature qui n'est pas notre amie ^^ Il doit enseigner la mauvaise foi pour avoir le titre de professeur je ne vois pas d'autres explications.
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Et quand même les pharmaciens s'y mettent.... ce soir avec ma compagne et sa nièce nous sommes allés leur acheter une nouvelle crème hydratante pour les mains (peau très sèche en hiver, leurs anciennes crèmes les piquent et font rougir la peau).... elles pensent que c'est à cause de l'alcool contenu dans la formule.
Le pharmacien s'étonne, dit que c'est très rare l'alcool dans les crèmes hydratantes pour mains... il leur donne une nouvelle crème, qu'il prétend inoffensive, neutre, pas allergène...
Utilisation : les mains deviennent rouges et piquent.... sur le tube, clairement indiqué qu'il y a de l'alcool dedans.

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Allergiques à l'alcool ??
C'est affreux !!
Ca vaut encore la peine de vivre ? ;-)
A cause de certains médicaments, il lui est fortement déconseillé de consommer de l'alcool justement..... et oui... :) (mais bon, vaut mieux ça que de la voir devenir alcoolique comme beaucoup de gens que sa famille connaît en pologne, ou polonais en belgique)
Je vous conseil d'acheter de la pate de noix de coco, non seulement ça hydrate très bien sans être gras, mais en plus elles sentiront bon des mains :D

A faire chauffer juste quelques secondes pour que ça devienne liquide.

Exemple de pot : http://www.vitame.co.uk/images/biona-coconut-oil.jpg
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Comment se fait-il alors que tant de reportages soient sortis pour dénoncer la fracturation hydraulique, et que plein de familles ont été obligées de s'équiper de citernes pour avoir de l'eau potable ?
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C'est sûrement encore un coup des russes, ils veulent provoquer des polémiques pour que les parents restent à se bagarrer à la mairie tandis que leurs enfants se font cueillir à la sortie de l'école, emmener en Sibérie où ils serviront de nourriture à des meutes de loups de guerre porteurs d'Ebola qui seront bientôt utilisées pour détruire le capitalisme. :)
Le Shale Oil est de toute façon voué à l'échec, les meilleurs nappes ont été exploitées... cela se reflète dans les stats : production moyenne des nouveaux puits lors des premières 24 heures, en baisse constante malgré les améliorations techniques.
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"si tout le bétail dont la présence est attribuée aux activités humaines était d’une certaine manière voué à disparaître, les animaux sauvages émetteurs de méthane comme les bisons, les cerfs, les chèvres de montagne, les moutons et les espèces plus petites de rongeurs, prendraient bientôt le relais de leur niche écologique".
commentaire : la dispersion et la densité de la vie animale sauvage sont à celles des animaux domestiques dans le même rapport que le chasseur-cueilleur avec l'homme contemporain. La pollution "naturelle' est le résultat direct des concentrations de la multiplication des êtres vivants.

"l’espérance de vie humaine et la santé globale sont meilleures que jamais": vrai pour l'espérance de vie A LA NAISSANCE, faux pour la santé.

"des concentrations de pesticides supérieures aux points de référence pour l’eau en matière de santé humaine. Cela étant dit, dans la plupart des cas, la question n’est pas réellement problématique pour les êtres humains" : c'est ignorer les effets cumulatifs dans le temps de l'ingestion de molécules nocives ou toxiques (exemple du saturnisme des Romains), ainsi que l'effet synergétique avec les autres sources de pollution chimique.

"La fracturation hydraulique a été ces derniers temps l’une des rares lueurs d’espoir dans le paysage économique américain".
commentaire : un véritable engouement hystérique laissant croire à un eldorado séculaire pour la société américaine. La fracturation hydraulique fabrique une sorte de réservoir artificiel (de taille ridicule en comparaison avec les pièges naturels d'hydrocarbones) dont la vie est brève. Conséquemment, pour simplement maintenir le niveau de production d'un puits, il faut au bout de dix huit mois ou moins forer un nouveau puits. Le coût de production est donc bien supérieur à celui du gaz naturel classique. Les sociétés qui se sont lancées dans cette aventure sont plombées de dettes et vendent à perte (dans une sorte de fuite en avant avec la nécessité d'un retour sur investissements). Les grandes compagnies se sont retirées du marché aux USA.
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Je vous conseil d'acheter de la pate de noix de coco, non seulement ça hydrate très bien sans être gras, mais en plus elles sentiront bon des mains :D A faire chauffer juste quelques secondes pour que ça devienne liquide. Exemple de pot : http://www.vi  Lire la suite
Saphir - 24/02/2015 à 13:33 GMT
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